mardi 13 mai 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2304854 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e chambre |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistré le 28 juin 2023, Mmes B et C F et MM. A et E F demandent au tribunal d'annuler les décisions du 16 juin 2023 par lesquelles le directeur de l'établissement public départemental pour adultes handicapés (EPDAH) " Les Tournesols " leur a interdit de rendre visite à leur sœur résidant dans cet l'établissement pour une durée d'un mois.
Ils soutiennent que :
- les décisions sont fondées sur de fausses accusations pour lesquelles ils ont porté plainte pour diffamation ;
- leur sœur est négligée et maltraitée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 novembre 2023, l'EPDAH Mosell'a anciennement dénommé " Les Tournesols ", représenté par Me Vallejo, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge des consorts F.
Il soutient que les moyens présentés par les requérants ne sont pas fondés.
Un mémoire, présenté pour le directeur de l'EPDAH " Les Tournesols ", a été enregistré le 19 mars 2025 et n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Bronnenkant,
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteure publique,
- et les observations de Me Chezeau-Launay, substituant Me Vallejo et représentant l'EPDAH " Les Tournesols ".
Considérant ce qui suit :
1. Par des décisions du 16 juin 2023, le directeur de l'EPDAH " Les Tournesols " de Marly (Moselle) a interdit à Mmes et MM. B, C, A et E F de rendre visite à leur sœur, Mme D F, majeure protégée placée sous la tutelle de l'union départementale des associations familiales (UDAF) de la Moselle pour une durée d'un mois. Par leur requête, les consorts F demandent l'annulation de ces décisions.
2. Aux termes de l'article L. 315-17 du code l'action sociale et des familles, le directeur d'un établissement social ou médico-social doté de la personnalité juridique " assure la gestion et la conduite générale de l'établissement ". Il résulte de ces dispositions que le directeur d'un établissement social ou médico-social dispose du pouvoir de police général dans l'établissement.
3. Il ressort des pièces du dossier et notamment des témoignages concordants du personnel de l'EPDAH que les requérants ont refusé de respecter le protocole de soins mis en place au retour d'hospitalisation de Mme D F et se sont montrés, à de nombreuses reprises et sur une longue durée, agressifs et menaçants envers le personnel soignant. Ces faits sont de nature à justifier les interdictions de visite en litige. Au demeurant, le juge des contentieux de la protection statuant en qualité de juge des tutelles a, par une ordonnance du 2 août 2023, interdit aux requérants de procéder à toute visite au sein de l'établissement " dans l'attente d'une évolution de leur comportement ". Enfin, et en tout état de cause, les faits de maltraitance dénoncés par les requérants ne sont assortis d'aucun commencement de preuve. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, c'est à bon, qu'en application de son pouvoir général de police, le directeur de l'EPDAH a édicté les interdictions de visite en litige.
4. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par les consorts F doivent être rejetées.
5. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants une somme à verser à l'EPDAH Mosell'a, anciennement dénommé " Les Tournesols ", au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de Mmes et MM. B, C, A et E F est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de l'EPDAH Mosell'a présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à M. E F, à Mme B F, à Mme C F et à l'établissement public départemental pour adultes handicapés Mosell'a, anciennement " Les Tournesols ".
Délibéré après l'audience du 25 mars 2025, à laquelle siégeaient :
M. Carrier, président,
Mme Bronnenkant, première conseillère,
Mme Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 mai 2025.
La rapporteure,
H. BRONNENKANT
Le président,
C. CARRIERLe greffier,
P. SOUHAIT
La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026