lundi 7 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2305118 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELAS OLSZAK & LEVY |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 18 juillet 2023, la société Groupe Valliance Sécurité, représentée par Me Levy, demande au tribunal :
1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision du 18 mars 2022 prise par le délégué général pour l'armement du ministère des armées portant refus de l'habiliter au niveau Secret ;
2°) d'enjoindre au ministre des armées de lui délivrer une habilitation au niveau Secret, subsidiairement de réexaminer sa demande ;
3°) de mettre à la charge de l'État une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société Groupe Valliance Sécurité soutient que :
- la condition d'urgence est satisfaite dès lors que la décision attaquée compromet gravement sa situation financière ;
- le doute sérieux sur sa légalité résulte de l'incompétence de son auteur et de l'erreur manifeste d'appréciation dont elle est entachée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 juillet 2023, le ministre des armées conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- l'administration était en situation de compétence liée pour refuser l'habilitation sollicitée dès lors que cette habilitation n'était pas exigée pour la passation et l'exécution des marchés dont la société Groupe Valliance Sécurité est titulaire ;
- la société requérante ne justifie pas d'une situation d'urgence ;
- aucun des moyens qu'elle invoque n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 2 juin 2022 sous le numéro 2203635 par laquelle la société Groupe Valliance Sécurité demande l'annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code de la défense ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue le 1er août 2023 en présence de M. Bohn, greffier d'audience, M. A a lu son rapport et entendu les observations de :
- Me Serra, substituant Me Levy, avocat de la société Groupe Valliance Sécurité ;
- Mme B, représentant le ministre des armées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
2. La société Groupe Valliance Sécurité demande au juge des référés de prononcer la suspension de l'exécution de la décision du 18 mars 2022 par laquelle le délégué général pour l'armement du ministère des armées a refusé de l'habiliter au niveau Secret. En l'espèce, aucun des moyens susvisés présentés par la société requérante contre la décision attaquée n'est propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de la requête de la société Groupe Valliance Sécurité aux fins de suspension ne peuvent qu'être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de la société Groupe Valliance Sécurité est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à la société Groupe Valliance Sécurité et au ministre des armées.
Fait à Strasbourg, le 7 août 2023.
Le juge des référés,
C. A
La République mande et ordonne au ministre des armées en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026