mercredi 16 août 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2305573 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GHARZOULI |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 3 et 9 août 2023, M. A F, représenté par Me Gharzouli, demande au tribunal :
1°) de l'admettre provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
2°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2023 par lequel le préfet de la Moselle lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de renvoi et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an ;
3°) d'annuler l'arrêté du 1er août 2023 par lequel le préfet de la Moselle l'a assigné à résidence ;
4°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour dans le délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, à défaut, de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du
10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision est entachée d'incompétence ;
- la décision est insuffisamment motivée ;
- il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français sur le fondement du 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la décision méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
- elle est insuffisamment motivée ;
- la décision repose sur une obligation de quitter le territoire français illégale ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée de défaut de motivation ;
- elle se fonde sur une décision illégale ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation ;
Sur l'assignation à résidence :
- elle est entachée de défaut de motivation ;
- elle est entachée de défaut d'examen ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation, notamment quant à la durée d'assignation à résidence au domicile et de l'obligation de pointage.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. G en application des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. Victor Pouget-Vitale, magistrat désigné, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. F, ressortissant serbe né en 1967, est entré en France pour la dernière fois en 2016 selon ses déclarations. Il a été bénéficiaire d'un titre de séjour du 8 mars 2018 au
1er juin 2020, dont le renouvellement a été refusé le 27 janvier 2022, date à laquelle l'intéressé a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français assortie d'une interdiction de retour en France d'un an. A l'issue d'une mesure de garde à vue prise le 1er août 2023 pour des délits routiers, le préfet de la Moselle, par deux arrêtés en litige du 1er août 2023, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a prononcé une prolongation de l'interdiction de retour d'un an, et l'a assigné à résidence.
Sur l'admission provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ". En raison de l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur sa requête, il y a lieu d'admettre M. F au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens dirigés contre l'obligation de quitter le territoire
français :
3. En premier lieu, par un arrêté du 30 mai 2023, régulièrement publié le 31 mai 2023 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Moselle a donné délégation à M. B D, directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer l'ensemble des actes se rapportant aux matières relevant de cette direction, à l'exception des circulaires, des instructions et des arrêtés d'expulsion et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme C E, ajointe au chef du bureau de l'éloignement et de l'asile, pour les matières relevant de la compétence de ce bureau. Il n'est ni établi, ni même allégué par le requérant que M. D n'aurait pas été absent ou empêché à la date de signature de l'arrêté attaqué. Par suite, le moyen tiré de ce que la signataire ne bénéficiait d'aucune délégation de compétence doit être écarté.
4. En deuxième lieu, la décision portant obligation de quitter le territoire français comporte les considérations de droit qui en constituent le fondement. Par ailleurs, la décision comporte également les considérations de fait qui en constituent le fondement, le caractère exact ou inexact des informations retenues par le préfet de la Moselle étant sans incidence pour apprécier le respect de l'exigence formelle de motivation. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : () 3° L'étranger s'est vu refuser la délivrance d'un titre de séjour, le renouvellement du titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de l'autorisation provisoire de séjour qui lui avait été délivré ou s'est vu retirer un de ces documents () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
6. Eu égard aux motifs de l'arrêté attaqué, le préfet de la Moselle a clairement fondé l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre du requérant sur le fondement du 3° de l'article L. 611-1 du code précité, dès lors qu'il est constant que M. F a fait l'objet d'un arrêté portant refus de titre de séjour le 27 janvier 2022 et qu'il réside depuis en situation irrégulière sur le territoire français. Ainsi, et à supposer que le préfet de la Moselle ait entendu fonder la mesure d'éloignement sur le 5° de l'article L. 611-1 du code précité, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions ne peut qu'être écarté.
7. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance ".
8. M. F, qui a séjourné en France entre 2000 et 2002, et est entré pour la dernière fois sur le territoire français en 2016, se prévaut de la durée de sa présence sur le territoire, de la scolarisation de ses enfants en France, de sa volonté d'intégration et de la présence de son épouse. Toutefois, contrairement à ce que prétend le requérant, il ressort des pièces du dossier que ses trois enfants sont majeurs, et ils ne présentent aucune situation de dépendance particulière. Ainsi, rien ne s'oppose à ce que ces derniers soient séparés de leur père ou le suivent dans leur pays d'origine, selon leurs souhaits propres. Par ailleurs, même si la compagne du requérant, qui est une compatriote de M. F, ne fait pas l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, le caractère régulier de son séjour en France n'est aucunement établi, de sorte que le couple ne sera pas séparé du fait de l'obligation de quitter le territoire français. En outre, M. F a fait l'objet de deux mesures d'éloignement prononcées à son encontre, le 13 juin 2017 et le 27 janvier 2022. Il s'en déduit que la durée de 7 ans et demi de présence sur le territoire français du requérant se justifie en partie par son non-respect des décisions prises à son encontre. Enfin, la circonstance que M. F contribue régulièrement depuis 2016 à une activité bénévole de traducteur est insuffisante pour établir qu'il a fixé en France le centre de ses intérêts privés et familiaux. Il s'ensuit qu'en prenant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet de la Moselle n'a pas méconnu les stipulations citées au point précédent. Pour les mêmes motifs, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation ne peut qu'être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre le refus de délai de départ volontaire :
9. En premier lieu, la décision refusant un délai de départ volontaire comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de l'insuffisante motivation de la décision ne peut donc qu'être écarté.
10. En deuxième lieu, il résulte de ce qui a été dit précédemment que le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français doit être écarté.
11. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " () l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. " Selon l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".
12. Le refus de délai de départ volontaire a été décidé par le préfet de la Moselle au regard de l'absence d'exécution de deux mesures d'éloignement prononcées à l'encontre de M. F, de l'absence de présentation de document de voyage, et du refus explicite de se conformer à une obligation de quitter le territoire français, exprimé par le requérant dans son audition du 31 juillet 2023 devant les services de police de Moulins les Metz. Par suite, en dépit des éléments avancés par le requérant liés à ses conditions de séjour, le préfet de la Moselle était fondé à prononcer à son encontre une telle décision. Le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
En ce qui concerne les moyens dirigés contre la prolongation de l'interdiction de retour en France :
13. Aux termes de l'article L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut prolonger l'interdiction de retour pour une durée maximale de deux ans dans les cas suivants : / 1° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français alors qu'il était obligé de le quitter sans délai ; / 2° L'étranger s'est maintenu irrégulièrement sur le territoire français au-delà du délai de départ volontaire qui lui avait été accordé ; () ". Selon l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 ainsi que pour la prolongation de l'interdiction de retour prévue à l'article L. 612-11. "
14. En premier lieu, la décision portant prolongation de l'interdiction de retour de M. F comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Le moyen tiré de son insuffisante motivation ne peut qu'être écarté.
15. Contrairement à ce qu'a estimé le préfet de la Moselle, il ne ressort pas des pièces du dossier que la présence en France du requérant constituerait une menace pour l'ordre public, les faits de conduite sans permis, défaut d'assurance et défaut de contrôle technique du 31 juillet 2023, pour lesquels il sera jugé en novembre 2023, ne permettant pas de caractériser à eux seuls une telle menace. Il en va de même des antécédents judiciaires cités par le préfet de la Moselle dans son arrêté, qui, outre que leur matérialité n'est établie par aucune pièce du dossier, ne concernent que des délits identiques à ceux précités, à l'exception d'un recel de vol qui lui est imputé, en 2018. Toutefois, au regard des conditions du séjour en France de M. F, telles que rappelées au point 8 du présent jugement, et de sa soustraction à deux précédentes mesures d'éloignement, il résulte de l'instruction que le préfet de la Moselle aurait pris la même décision de prolongation de l'interdiction de retour d'un an même en l'absence de ce motif. Par suite, en portant à deux ans au total l'interdiction de retour en France de M. F, le préfet de la Moselle n'a pas commis d'erreur d'appréciation.
Sur les moyens dirigés contre l'assignation à résidence :
16. En premier lieu, la décision d'assignation à résidence comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, et ne souffre d'aucun défaut d'examen. Les moyens tirés de son insuffisante motivation et du défaut d'examen ne peuvent qu'être écartés.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger assigné à résidence en application du présent titre se présente périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie. () ". L'article L. 733-2 du même code dispose que : " L'autorité administrative peut, aux fins de préparation du départ de l'étranger, lui désigner, en tenant compte des impératifs de la vie privée et familiale, une plage horaire pendant laquelle il demeure dans les locaux où il réside, dans la limite de trois heures consécutives par période de vingt-quatre heures. () ".
18. Si M. F fait l'objet d'une obligation de pointage hebdomadaire devant les services de police, ainsi que d'une obligation de demeurer à son domicile tous les jours entre 6h00 et 9h00, il ne fait état d'aucun élément rendant impossible l'exécution de ses obligations, qui font partie des modalités de surveillance légalement prévues. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des arrêtés en litige ne peuvent qu'être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1 : M. F est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A F, à Me Gharzouli et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 août 2023.
Le magistrat désigné
V. GLe greffier
C. Bohn
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026