jeudi 28 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306270 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | KONÉ |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 3 septembre 2023, M. A B, représenté par Me Koné, demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la décision par laquelle le préfet de la Moselle a refusé implicitement de lui renouveler son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de de réexaminer dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir, la demande d'admission au séjour sous astreinte de 150 euros par jour de retard à compter de la notification de la décision à intervenir et de délivrer un récépissé dans un délai de 15 jours à compter de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard à partir de la notification de la décision à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- l'urgence est caractérisée dès lors qu'il a sollicité le renouvellement de son titre de séjour alors qu'il était en situation régulière et que l'absence de renouvellement de son titre de séjour et de récépissé le place en situation irrégulière sur le territoire français et l'empêche de poursuivre son activité professionnelle et de donner suite à une promesse d'embauche, Pôle emploi l'ayant en outre exclu de de la liste des demandeurs d'emploi et tous ses droits ont été supprimés en ce que son titre de séjour est arrivé à échéance;
- plusieurs moyens sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision et sont tirés de la méconnaissance des articles L.423-1 et R.431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par une production du 12 septembre 2023, le préfet de la Moselle indique à l'appui de la fiche AGDREF qu'un récépissé de demande de titre de séjour est disponible à l'attention de l'intéressé depuis le 12 septembre 2023.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu la requête en annulation présentée par M. B le 3 septembre 2023 sous le n° 2306271.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif de Strasbourg a désigné M. Richard, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Brosé, greffière d'audience, M. Richard a lu son rapport.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L.521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ".
2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte de manière suffisamment grave et immédiate à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le demandeur, si les effets de l'acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue.
3. Il ressort des pièces du dossier que B dispose d'un récépissé de demande de titre de séjour de nature à lui permettre de se maintenir de façon régulière sur le territoire français le temps nécessaire à l'instruction de sa demande de titre de séjour, demande que l'intéressé a complétée le 25 juillet 2023 à la suite d'un complément de pièces sollicité par la préfecture. Il s'ensuit qu'à supposer même qu'une décision implicite de refus de titre de séjour soit née à la date de l'introduction de la requête, le requérant, qui se bornait d'ailleurs à solliciter l'examen de sa demande de titre de séjour, laquelle est en cours, ne justifie pas du respect de la condition d'urgence fixée à l'article L.421-1 du code de justice administrative.
4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin de suspension et, par voie de conséquence, d'injonction, doivent être rejetées. Il en va de même de la demande présentée au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance est notifiée à M. A B et au préfet de la Moselle.
Fait à Strasbourg, le 28 septembre 2023.
Le juge des référés,
M. RICHARD
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026