LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2306292

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2306292

jeudi 6 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2306292
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantJEANCLOS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire en réplique, enregistrés les 5 septembre 2023 et 6 février 2024, M. B A, représenté par la SELARL Dôme avocats, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le maire d'Illkirch-Graffenstaden a refusé de lui délivrer un permis de construire un immeuble de quatre logements sur un terrain situé rue des Maçons ;

2°) de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

M. A soutient que :

- l'arrêté attaqué est entaché d'un vice d'incompétence ;

- c'est à tort que le maire d'Illkirch-Graffenstaden a, pour refuser de lui délivrer le permis de construire sollicité, estimé que son projet méconnaît les dispositions des articles 3, 11 et 12 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg ainsi que celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, et, en outre, que le dossier de demande de permis de construire présentait des incohérences quant au nombre de logements envisagés ;

- l'arrêté attaqué est entaché d'un détournement de pouvoir ;

- les autres motifs que la commune d'Illkirch-Graffenstaden demande de substituer sont entachés d'illégalité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 janvier 2024, la commune d'Illkirch-Graffenstaden, représentée par l'AARPI Glaz avocats, conclut au rejet de la requête et à ce que la somme de 2 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La commune d'Illkirch-Graffenstaden soutient que :

- les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés ;

- à défaut, elle est fondée à solliciter une substitution de motifs tirée d'une part de ce que le projet méconnaît les dispositions du paragraphe 2.2 de l'article 3 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg et, d'autre part, de l'insuffisance et de l'inexactitude du dossier de demande de permis de construire.

Sur le fondement des dispositions de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative, des pièces ont été produites, à la demande du tribunal, par la commune d'Illkirch-Graffenstaden le 15 mars 2024 et communiquées le 4 avril 2024 à M. A.

La clôture d'instruction immédiate a été prononcée par une ordonnance du 21 février 2024.

En application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, par un courrier du 7 mai 2024, le tribunal a informé les parties de ce qu'il était susceptible de prononcer d'office une injonction de délivrance d'un permis de construire à M. A en raison de l'illégalité de l'arrêté du 7 juillet 2023.

Par un courrier enregistré le 15 mai 2024, M. A a présenté ses observations en réponse au courrier du tribunal du 7 mai 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Malgras,

- les conclusions de M. Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Verdin, avocat de M. A.

Considérant ce qui suit :

1. Par une demande déposée le 21 avril 2023, M. A a sollicité la délivrance d'un permis de construire portant sur l'édification d'un immeuble de quatre logements, d'une surface de plancher de 391,53 mètres carrés, sur quatre niveaux, sur un terrain cadastré section 10 parcelle n° 494 situé rue des Maçons à Illkirch-Graffenstaden. Par un arrêté du 7 juillet 2023 dont M. A demande l'annulation, le maire d'Illkirch-Graffenstaden a refusé la délivrance de ce permis.

Sur la légalité de l'arrêté attaqué :

2. Le requérant conteste la légalité des motifs de refus du permis de construire.

En ce qui concerne la légalité des motifs initiaux de refus :

3. Pour refuser de délivrer à M. A le permis de construire sollicité, le maire de la commune d'Illkirch-Graffenstaden s'est fondé sur la circonstance que le projet en litige méconnaissait l'article 3 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg, l'article 12 de ces dispositions, l'article 11 de ces dispositions, les dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme et sur la circonstance que le dossier de demande de permis de construire présentait des incohérences quant au nombre de logements envisagés.

4. Aux termes de l'article L. 421-6 de ce code : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique ". Aux termes de l'article L. 421-7 du code de l'urbanisme : " Lorsque les constructions, aménagements, installations et travaux font l'objet d'une déclaration préalable, l'autorité compétente doit s'opposer à leur exécution ou imposer des prescriptions lorsque les conditions prévues à l'article L. 421-6 ne sont pas réunies. ".

5. Il résulte de ces dispositions que si un projet d'autorisation d'urbanisme, pour lequel une déclaration préalable ou une demande de permis a été déposée, méconnaît l'une des normes législatives et réglementaires d'urbanisme opposables visées à l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme, l'autorité administrative compétente doit, sans préjudice des adaptations mineures et des dérogations susceptibles de bénéficier au demandeur, refuser l'autorisation ou, le cas échéant, imposer une ou des prescriptions permettant de rendre le projet conforme à ces règles opposables.

6. Si le projet méconnaît une norme prévoyant elle-même que son respect peut le cas échéant être assuré par l'édiction d'une prescription, ainsi que le prévoient par exemple les dispositions des articles R. 111-2, R. 111-5, R. 111-27 ou R 111-28 du code de l'urbanisme, ou, comme en l'espèce, celles du paragraphe 2 de l'article 3, applicable à toutes les zones, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, l'autorisation ne peut être refusée que si l'autorité compétente estime, sous le contrôle du juge, qu'il n'est pas légalement possible, au vu du dossier et de l'instruction de la demande de permis, d'accorder le permis en l'assortissant de telles prescriptions spéciales qui, sans apporter au projet de modifications substantielles nécessitant la présentation d'une nouvelle demande, permettraient d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont l'administration est chargée d'assurer le respect.

7. S'agissant en revanche des autres normes d'urbanisme, et ainsi qu'il a été dit au point 5, si l'autorité compétente, qui n'a pas à se substituer au pétitionnaire, doit en principe refuser d'autoriser un projet qui n'y serait pas conforme sans être obligée d'envisager une prescription, il en va toutefois différemment lorsqu'il apparaît manifeste, sous le contrôle du juge, qu'au regard du dossier de demande et à l'issue de l'instruction de ce dernier, il est légalement possible d'autoriser un tel projet en l'assortissant d'une prescription spéciale. Le caractère manifeste de cette possibilité suppose, d'une part, que la prescription en cause ait été soumise à l'autorité compétente avant qu'elle ne prenne sa décision, soit que cette prescription ait été suggérée par un service technique, saisi de manière obligatoire ou facultative par l'autorité compétente dans le cadre de l'instruction de la demande d'autorisation d'urbanisme, soit qu'elle ait été évoquée par le pétitionnaire lui-même dans son dossier de demande ou au cours de ses échanges avec l'administration. Il suppose également, d'autre part, que la mise en œuvre de cette prescription, qui doit être définie avec une précision suffisante afin d'en assurer la bonne exécution, n'ait manifestement aucune incidence sur l'appréciation que doit porter l'administration sur la conformité du projet aux autres normes d'urbanisme opposables. Dans l'hypothèse où l'ensemble de ces conditions est réuni, l'autorité compétente se doit alors de délivrer l'autorisation sollicitée en l'assortissant d'une prescription spéciale permettant d'assurer la conformité de la construction aux dispositions législatives et réglementaires dont elle est chargée d'assurer le respect.

8. En premier lieu, aux termes de l'article 3, applicable à toutes les zones, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " 1. Voirie / Le projet peut être refusé sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à son importance ou à la destination des constructions ou des aménagements envisagés, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficiles la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie, de service hivernal ou d'enlèvement des ordures ménagères. / 2. Accès / 2.1. Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. L'autorisation de construire peut être subordonnée à la réalisation d'aménagements particuliers / 2.2. Tout accès carrossable doit avoir une largeur minimale de 3 mètres. Les stationnements y sont interdits. () ". Le lexique figurant au titre VII du règlement du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg définit l'accès comme " le point de jonction, le lieu de raccordement entre la propriété riveraine d'une voie ouverte à tous et ladite voie ", qui " se poursuit sur la parcelle dans une dimension adaptée, permettant de desservir les constructions ".

9. D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment de la notice descriptive et des plans de masse joints au dossier de demande de permis de construire, que le terrain d'assiette du projet est desservi par la rue des Maçons, qui est une voie à double sens de circulation dépourvue de trottoir, d'une largeur d'environ cinq mètres. La commune, qui se borne à soutenir que la circulation des véhicules sera rendue plus difficile, en raison de l'étroitesse de la rue des Maçons et de l'augmentation du trafic routier générée par le projet, ne le démontre toutefois pas, alors que la rue dessert déjà plusieurs immeubles collectifs d'habitation, que le projet de seulement quatre logements n'entraînera pas une augmentation significative de la circulation en zone urbaine, dans une rue dans laquelle le stationnement des véhicules est partiellement interdit, notamment au droit du principal accès au projet et alors qu'il n'est au demeurant pas établi que des problèmes particuliers de circulation seraient à déplorer.

10. D'autre part, le projet prévoit deux accès carrossables, dont l'un, situé en façade nord-ouest, permet d'accéder au parc de stationnement situé à l'arrière du bâtiment, composé de cinq places et le second, en façade nord-est, à un garage couvert. L'accès carrossable nord-ouest présente une largeur de 3,20 mètres, respectant les exigences du point 2.2 de l'article 3 précité et permet aux véhicules d'entrer et sortir dans de bonnes conditions de visibilité sur la rue des Maçons, le stationnement étant interdit au niveau de cet accès. L'accès carrossable au garage s'établit quant à lui à 2,94 mètres, ainsi qu'il ressort du plan de masse PC2 détaillant les stationnements et espaces verts, en méconnaissance des exigences du point 2.2 de l'article 3 précité, et ne permet pas de sortir dans de parfaites conditions de visibilité, le stationnement des véhicules étant autorisé au droit de cet accès et l'entrée ou la sortie du garage devant se faire en marche arrière. Toutefois, la commune, qui compte-tenu de ce qui a été exposé aux points 4 à 7, était tenue d'envisager une prescription de nature à compléter le projet pour le rendre légal sur ce point, n'établit ni même n'allègue qu'aucune prescription n'était de nature à pallier le risque pour la sécurité causé par le projet M. A au niveau de cet accès situé en façade nord-est.

11. Compte-tenu de ce qui a été exposé aux points 8 à 10, le requérant est fondé à soutenir que le motif de refus retenu par le maire, tiré de la méconnaissance de l'article 3 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg, est entaché d'illégalité.

12. En deuxième lieu, aux termes de l'article 11 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, applicables à toutes les zones, reprenant celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales ".

13. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte aux lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte à un site ou paysage de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il appartient au juge d'apprécier dans un premier temps la qualité du site sur lequel la construction est projetée et, dans un second temps, d'évaluer l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Pour apprécier aussi bien la qualité du site que l'impact de la construction projetée sur ce site, il lui appartient de prendre en compte l'ensemble des éléments pertinents et notamment, le cas échéant, la covisibilité du projet avec des bâtiments remarquables, quelle que soit la protection dont ils bénéficient par ailleurs au titre d'autres législations.

14. Il ressort de l'arrêté du 7 juillet 2023 attaqué que le maire d'Illkirch-Graffenstaden a estimé d'une part que la hauteur de l'immeuble projeté était " particulièrement peu adaptée au regard de l'étroitesse de la rue, le projet ne pouvant se prévaloir d'une hauteur identique à celles présentes sur la route de Lyon, mais devant s'adapter au tissu dans lequel il s'inscrit afin d'éviter d'alourdir la rue et créer une sensation d'enfermement eu égard à l'implantation en limite de domaine public du bâtiment " et, d'autre part, que " le gabarit (était) peu approprié à la surface de la parcelle (moins de 3,5 ares) avec une emprise au sol élevée puisque non réglementée, et une disposition hasardeuse et peu qualitative des 68,92 m2 seulement (soit tout juste le minimum règlementaire) d'espaces verts de pleine terre, dont près de 10m2 sont réalisés en bordure de parcelle (et donc peu satisfaisants en termes visuels, d'usages et écologiques), caractéristique regrettable au regard de la lutte nécessaire contre les îlots de chaleur urbains dans un tel secteur de la commune ", et méconnaissait par suite les dispositions citées au point 12.

15. Il ressort des pièces du dossier que le projet, situé en zone UB 3 du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, se trouve à proximité de la route de Lyon qui constitue un axe central de la ville d'Illkirch-Graffenstaden, au sein d'une zone marquée par un tissu urbain composé d'habitations de type maisons individuelles mais également d'immeubles collectifs de type R+2+combles et R+3+combles, notamment en vis-à-vis, ne présentant pas d'harmonie ni d'intérêt architectural particuliers, et ne bénéficiant d'aucune protection au document d'urbanisme. Par ailleurs, le projet, consistant à édifier, à l'alignement de la rue des maçons, un immeuble de quatre logements, d'une surface de plancher de 391,53 mètres carrés, sur quatre niveaux dont un étage mansardé en combles avec terrasses, d'une hauteur de 15,6 mètres au faîtage, comportant des façades réalisées en crépis ivoire et gris sombre et des toitures en tuiles rouge naturel, ainsi qu'un jardin d'agrément engazonné et planté d'arbres de tiges hautes, n'apparaît pas en rupture architecturale avec le bâti environnant. Au demeurant, il n'est ni établi, ni même allégué, que le projet méconnaitrait les dispositions des articles 10 UB et 13 UB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg relatifs respectivement à la hauteur maximale des constructions et aux espaces libres, aires de jeux et de loisirs et plantations dans cette zone, ni qu'il méconnaitrait les règles d'implantation par rapport aux voies et aux emprises publiques. Dans ces conditions, il n'est pas de nature à porter atteinte à l'intérêt des lieux avoisinants. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments, le requérant est également fondé à soutenir que le maire a commis une erreur d'appréciation en s'opposant au projet au motif qu'il porterait atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants en méconnaissance des dispositions de l'article 11 des dispositions générales du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, applicables à toutes les zones, et de celles de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme, précitées.

16. En troisième lieu, la circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis de construire qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Par ailleurs, lorsque la délivrance d'une autorisation d'urbanisme intervient après une consultation subordonnée à la production d'éléments d'information ou de documents précis, leur caractère incomplet, lorsqu'il n'est pas d'une ampleur telle qu'il permettrait de les regarder comme n'ayant pas été produits, ne constitue pas nécessairement une irrégularité de nature à entacher d'illégalité l'autorisation délivrée. Il appartient au juge de l'excès de pouvoir de rechercher si ce caractère incomplet a fait obstacle à ce que l'autorité compétente dispose des éléments nécessaires pour se prononcer en connaissance de cause.

17. En l'espèce, le formulaire Cerfa de demande de permis de construire précise à deux reprises que le projet consiste en la construction d'un immeuble de quatre logements, ce qui ressort également des plans joints au dossier de demande. Le nombre de logements projetés a également été précisé au service instructeur lors d'un entretien qui s'est déroulé durant la deuxième quinzaine de février 2023, ainsi qu'il ressort de l'attestation établie le 21 septembre 2023 par M. C, maître d'œuvre en bâtiment. La mention sur le formulaire Cerfa, au titre de la répartition du nombre de logements créés selon le nombre de pièces, d'un 3 pièces et de quatre 4 pièces, procède ainsi d'une simple erreur de plume, qui n'a pas été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable, alors au demeurant que le maire n'a formulé aucune demande de pièces complémentaires ou de précisions. Par suite, le requérant est également fondé à soutenir que le motif de refus retenu par le maire, tiré de ce que le dossier de demande de permis de construire présentait des incohérences quant au nombre de logements envisagés, est entaché d'illégalité.

18. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article 12, applicable à toutes les zones, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " Stationnement / () 1. Dispositions générales pour le stationnement des véhicules motorisés / Le dimensionnement à prendre en compte pour le stationnement d'un véhicule est au minimum de 2,50 x 5 mètres, non pris en compte les dégagements, et 2,50 x 10 mètres y compris les dégagements. Les obligations réglementaires en matière de personnes à mobilité réduite doivent être respectées. / Les dimensions précitées peuvent être réduites dans le cas de la mise en œuvre d'un système de stationnement mécanique et automatisé des véhicules. / Les aires de stationnement et les espaces dévolus aux aires de stationnements doivent être conçus de manière à assurer l'efficience du stationnement des véhicules (accessibilité, aisance des circulations, manœuvres et retournement, possibilité de giration, etc.). () / Les aires de stationnement des véhicules correspondant aux besoins des occupations et utilisations du sol admises dans la zone doivent répondre aux normes de stationnement indiquées ci-dessous : / 1.1 Habitation / Nombre de place par logement / () Zone II : 1 () ".

19. Il ressort des pièces du dossier et notamment du plan détaillant les stationnements et les espaces verts et de celui détaillant les manœuvres de stationnement, que six places de stationnement sont prévues, dont une dans un garage côté est et cinq côté ouest dont quatre extérieures et l'une dans un garage. D'une part le dimensionnement de chacune de ces six places respecte les dispositions précitées de l'article 12 du règlement du plan local d'urbanisme. D'autre part, il ressort des pièces du dossier et notamment du plan de giration produit par la société pétitionnaire, dont les schémas ne sont pas sérieusement contestés, que la configuration des différentes aires de stationnement autorise les girations et permet la réalisation de manœuvres de retournement dans des conditions satisfaisantes de sécurité, notamment dans le cadre de manœuvres en deux ou trois temps à l'intérieur du terrain d'assiette et de l'espace de près de 42 m2 existant pour y procéder. Au surplus, au regard de sa localisation en zone II du plan de déplacements urbains du plan local d'urbanisme intercommunal, le projet, prévoyant quatre logements, ne nécessitait que quatre places de stationnement, de sorte que l'efficience du stationnement des véhicules apparaît en tout état de cause caractérisée. Dans ces conditions le requérant est également fondé à soutenir que le motif de refus retenu par le maire, tiré de la méconnaissance de l'article 12, applicable à toutes les zones, du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg, est entaché d'illégalité.

En ce qui concerne la substitution de motifs demandée :

20. L'administration peut, en première instance comme en appel, faire valoir devant

le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est

légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué. Les dispositions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ne font pas, par elles-mêmes, obstacle à ce que l'administration qui a refusé un permis de construire invoque devant le juge un motif autre que ceux qu'elle a opposés dans la décision de refus.

21. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 10 et 11, la commune d'Illkirch-Graffenstaden n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions du paragraphe 2.2 de l'article 3 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg.

22. En second lieu, la commune fait valoir que le dossier de demande de permis de construire était insuffisant, d'une part, à défaut de comporter une notice architecturale exhaustive, en particulier quant à la présentation de l'état initial du terrain et au traitement des espaces libres et, d'autre part, à défaut de joindre des plans fiables et complets.

23. Aux termes de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ". Aux termes de l'article R. 423-22 du même code : " Pour l'application de la présente section, le dossier est réputé complet si l'autorité compétente n'a pas, dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier en mairie, notifié au demandeur ou au déclarant la liste des pièces manquantes dans les conditions prévues par les articles R. 423-38 et R. 423-41 ".

24. En l'espèce, tout d'abord, le maire d'Illkirch-Graffenstaden n'a formulé aucune demande de pièces complémentaires ou de précisions dans le délai d'un mois à compter du dépôt du dossier à la mairie, et ainsi le dossier était réputé complet à l'expiration de ce délai en vertu de l'article R. 423-22 du code de l'urbanisme précité. En outre, les insuffisances alléguées, à les supposer avérées, n'ont pas été de nature à fausser à l'appréciation portée par la commune sur la conformité du projet à la réglementation applicable compte-tenu des autres éléments portés au dossier. Enfin et en tout état de cause, la commune n'indique pas au regard de quelle réglementation applicable elle n'aurait pas été en mesure d'apprécier la conformité du projet. Par suite, elle n'est pas fondée à soutenir que le dossier de demande de permis de construire est entaché d'insuffisance.

25. Compte-tenu de ce qui vient d'être dit aux points 21 à 24, la commune d'Illkirch-Graffenstaden n'est pas fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions du paragraphe 2.2 de l'article 3 des dispositions du règlement applicables à toutes les zones du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg et que le dossier de demande de permis de construire présentait des insuffisances et inexactitudes, ni encore que ces motifs pouvaient être substitués aux motifs initiaux, eux-mêmes entachés d'illégalité, figurant dans l'arrêté attaqué.

26. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun autre moyen n'est de nature à entraîner l'annulation de l'arrêté en litige.

27. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2023 par lequel le maire d'Illkirch-Graffenstaden a refusé de lui délivrer le permis de construire sollicité.

Sur l'injonction d'office :

28. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution/ La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ". Aux termes de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative : " Lorsque la décision lui paraît susceptible d'impliquer le prononcé d'office d'une injonction, assortie le cas échéant d'une astreinte, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction en informe les parties avant la séance de jugement et fixe le délai dans lequel elles peuvent, sans qu'y fasse obstacle la clôture éventuelle de l'instruction, présenter leurs observations ".

29. Lorsque l'exécution d'un jugement ou d'un arrêt implique normalement, eu égard aux motifs de ce jugement ou de cet arrêt, une mesure dans un sens déterminé, il appartient au juge administratif, saisi de conclusions sur le fondement des dispositions précitées, de statuer sur ces conclusions en tenant compte, le cas échéant après une mesure d'instruction, de la situation de droit et de fait existant à la date de sa décision. Si, au vu de cette situation de droit et de fait, il apparaît toujours que l'exécution du jugement ou de l'arrêt implique nécessairement une mesure d'exécution, il incombe au juge de la prescrire, le cas échéant d'office, à l'autorité compétente.

30. Aux termes l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente se prononce par arrêté sur la demande de permis ou, en cas d'opposition ou de prescriptions, sur la déclaration préalable. () ". Aux termes de l'article L. 424-3 du même code : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables. ". Par ailleurs, aux termes de l'article de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme : " Lorsqu'elle annule pour excès de pouvoir un acte intervenu en matière d'urbanisme ou en ordonne la suspension, la juridiction administrative se prononce sur l'ensemble des moyens de la requête qu'elle estime susceptibles de fonder l'annulation ou la suspension, en l'état du dossier ". Les dispositions introduites au deuxième alinéa de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme visent à imposer à l'autorité compétente de faire connaitre tous les motifs susceptibles de fonder le rejet de la demande d'autorisation d'urbanisme ou de l'opposition à la déclaration préalable. Combinées avec les dispositions de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, elles mettent le juge administratif en mesure de se prononcer sur tous les motifs susceptibles de fonder une telle décision.

31. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à une déclaration après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction ou s'il décide de la prononcer d'office, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction, soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, soit que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.

32. Il résulte de ce qui précède que les motifs de refus du permis de construire sont entachés d'illégalité. Il ne résulte pas de l'instruction que les dispositions applicables à la date de la décision annulée s'opposeraient à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée ou qu'un changement de la situation de fait existant à la date du jugement y fasse obstacle. Le présent jugement implique nécessairement, ainsi que les parties en ont été informées, que le maire d'Illkirch-Graffenstaden délivre le permis en cause dans le présent litige dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement, en l'assortissant de la prescription évoquée au point 10. Il n'y a pas lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.

Sur les frais liés au litige :

33. Il y a lieu, sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune d'Illkirch-Graffenstaden le paiement de la somme de 1 500 euros à M. A au titre des frais liés au litige.

34. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font en revanche obstacle à ce que soit mise à la charge de M. A qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que la commune d'Illkirch-Graffenstaden demande au titre des frais liés au litige.

D E C I D E :

Article 1 : L'arrêté du 7 juillet 2023 portant refus de permis de construire est annulé.

Article 2 : Il est enjoint à la commune d'Illkirch-Graffenstaden d'exercer les diligences définies au point 32 dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.

Article 3 : La commune d'Illkirch-Graffenstaden versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 4 : Les conclusions de de la commune d'Illkirch-Graffenstaden présentées au titre des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la commune d'Illkirch-Graffenstaden. Copie en sera adressée à la préfète du Bas-Rhin.

Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :

M. Faessel, président,

M. Lusset, premier conseiller,

Mme Malgras, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 6 juin 2024.

La rapporteure,

S. MALGRAS

Le président,

X. FAESSEL

La greffière,

J. BROSÉ

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions