mercredi 11 octobre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306633 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL LEONEM |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 19 septembre et 5 octobre 2023, M. C B demande au juge des référés :
1°) d'ordonner, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel l'office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg (OPHEA) l'a placé en congé de maladie ordinaire ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux formé le 20 mai 2023, et ce jusqu'à ce qu'il soit statué au fond sur la légalité de ces décisions ;
2°) d'enjoindre à l'OPHEA de le rétablir dans sa situation administrative antérieure à l'arrêté du 6 avril 2023 jusqu'à la décision du juge du fond ;
3°) d'enjoindre à l'OPHEA de lui verser, à compter de la notification de l'ordonnance de référé et durant toute la procédure jusqu'à la décision du juge du fond, l'intégralité de son traitement ainsi que de prendre en charge les frais et soins médicaux directement entraînés par l'accident de service.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est remplie, dès lors que depuis l'arrêté du 6 avril 2023, il ne perçoit plus qu'un demi-traitement, qu'il n'a pas d'autres ressources, qu'il ne bénéficie plus du salaire de sa femme depuis leur séparation et qu'il a deux enfants mineurs à sa charge ;
- sont de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée les moyens tirés de ce que : les délais prévus aux articles 7 et 37-1 du décret n° 87-602 ont été méconnus ; le délai de dix jours ouvrés prévu à l'article 12 du décret n° 2022-353 a été méconnu ; il n'a pas été mis à même de présenter ses observations en méconnaissance du principe général du respect des droits de la défense garanti par l'article 41 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ; le conseil médical n'a pas disposé de tout témoignage, rapport ou constatation propre à éclairer son avis en méconnaissance de l'article 11 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 ; l'OPHEA a commis un erreur de droit en considérant que la consolidation de son état de santé faisait obstacle à son maintien en congé pour invalidité temporaire imputable au service ; ses arrêts maladie postérieurs au 31 juillet 2019 sont en lien direct avec l'accident du 2 octobre 2003 reconnu comme imputable au service ; l'arrêté attaqué du 6 avril 2023 a été pris en violation du secret médical ; le caractère exécutoire de l'ordonnance de référé du 3 mars 2023 a été méconnu ; en tout état de cause, il avait droit par application de l'article L. 822-4 du code général de la fonction publique à son plein traitement et à la prise en charge de ses frais médicaux dès lors qu'il subit toujours des troubles imputables au service.
Par un mémoire en défense enregistré le 3 octobre 2023, l'office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg, représenté par la Selarl Leonem, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de M. B de la somme de 1 500 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les conclusions en injonction présentées par M. B ne relèvent pas de l'office du juge des référés ;
- aucun des moyens n'est fondé.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 19 septembre 2023 sous le numéro 2306638 par laquelle M. B demande l'annulation de l'arrêté du 6 avril 2023 ainsi que de la décision implicite de rejet de son recours gracieux.
Vu :
- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;
- le code général de la fonction publique ;
- le code pénal ;
- le décret n° 86- 442 du 14 mars 1986 ;
- le décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Picot, greffière d'audience, M. A a lu son rapport et entendu :
- M. B assisté par son fils qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- Me Maetz et Me Picoche représentant l'OPHEA qui concluent aux mêmes fins par les mêmes moyens, et indiquent en outre que le requérant avait été convoqué à une expertise médicale le lundi 14 décembre 2023 mais qu'il n'était pas allé chercher le courrier recommandé.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Une note en délibéré, présentée pour M. B, a été enregistrée le 6 octobre 2023.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, adjoint technique à l'office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg (OPHEA), a été victime, le 2 octobre 2003, d'un accident reconnu imputable au service. Le 18 décembre 2014, sa pathologie s'est aggravée et il a dû subir plusieurs interventions chirurgicales. Les arrêts de maladie dont il a bénéficié à la suite de cette aggravation ont été initialement pris en charge dans le cadre du régime des accidents de service. Par un arrêté du 6 avril 2023, le directeur général d'OPHEA a placé M. B en congé de maladie ordinaire du 1er août 2019 au 31 juillet 2020, a maintenu l'intégralité de son traitement pendant 90 jours et la moitié de celui pour la période suivante. Le requérant demande au juge des référés, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de cet arrêté ainsi que de la décision implicite de rejet du recours gracieux qu'il a formé par courrier du 20 mai 2023.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée. Par suite, les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée doivent être rejetées.
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
4. Ces dispositions font obstacle aux conclusions de M. B dirigées contre l'Office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg qui n'est pas, dans la présente instance de référé, la partie perdante. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. B la somme demandée par l'OPHEA au même titre.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par l'Office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C B et à l'Office public de l'habitat de l'Eurométropole de Strasbourg.
Fait à Strasbourg, le 11 octobre 2023.
Le juge des référés,
A. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026