jeudi 6 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2306891 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | SELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés respectivement les 28 septembre 2023 et 13 mars 2024, M. A B, représenté par la SCP Weber-Violin et Jehel, avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 6 avril 2023 par lequel la maire de la commune de Strasbourg a accordé à la SASU Lava 55 un permis de démolir et de construire portant sur la démolition de constructions existantes et la construction d'un collectif de vingt logements, pour une surface de plancher de 1 370 mètres carrés, sur un terrain situé 9, rue de Brisach, à Strasbourg, ainsi que la décision du 28 juillet 2023 rejetant son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de l'Eurométropole de Strasbourg le versement de la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- il justifie d'un intérêt à agir ;
- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme ;
- le projet méconnaît les dispositions des articles 3.2, 6.1.4, 7.1.3, 11.1.4 et 7UB du règlement du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 25 janvier 2024 et 8 avril 2024, la commune de Strasbourg conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir que :
- M. B ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 27 février 2024, 13 mars 2024 et 8 février 2024, la SASU LAVA 55, représentée par la Selarl Soler-Couteaux et Associés, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 2 000 euros soit mise à la charge de M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- M. B ne justifie pas d'un intérêt à agir ;
- les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Anne-Lise Eymaron,
- les observations de Me Jehel, avocat de M. B,
- les observatioons de Me Vienne, avocate de la SASU LAVA 55,
- les observations de M. C, représentant l'Eurométropole de Strasbourg,
- et les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. Par une demande déposée le 2 novembre 2022 et complétée le 20 janvier 2023, la société Lava 55 a sollicité la délivrance d'un permis de démolir des constructions et de construire un collectif de vingt logements, pour une surface de plancher de 1 370 mètres carrés, sur un terrain situé 9, rue de Brisach, à Strasbourg. Par un arrêté du 6 avril 2023, la maire de Strasbourg a délivré l'autorisation sollicitée. M. B a, par un courrier du 5 juin 2023, formé un recours gracieux à l'encontre de cet arrêté qui a été rejeté par une décision de la maire du 28 juillet 2023. Par la présente requête, M. B demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 6 avril 2023 ainsi que la décision du 28 juillet 2023.
Sur la légalité de l'arrêté du 6 avril 2023 :
2. En premier lieu, aux termes de l'article A. 424-1 du code de l'urbanisme : " La décision expresse prise sur une demande de permis de construire, d'aménager ou de démolir ou sur une déclaration préalable prend la forme d'un arrêté. () " Aux termes de l'article A. 424-2 du même code : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : / a) Indique la collectivité au nom de laquelle la décision est prise ; / b) Vise la demande de permis ou la déclaration et en rappelle les principales caractéristiques : nom et adresse du demandeur, objet de la demande, numéro d'enregistrement, lieu des travaux ; / c) Vise les textes législatifs et réglementaires dont il est fait application ; / d) Vise les avis recueillis en cours d'instruction et leur sens. / L'arrêté mentionne, en caractères lisibles, le prénom, le nom et la qualité de son signataire. "
3. Si M. B fait grief à l'arrêté attaqué de ne pas faire état du nom du bénéficiaire de l'autorisation d'urbanisme accordée, une telle circonstance est cependant sans incidence sur la légalité de cet acte. En tout état de cause, le formulaire cerfa joint au dossier de permis de construire comporte le nom de la société pétitionnaire ainsi que son numéro SIRET et le nom de son représentant, ces deux dernières informations figurant sur l'arrêté attaqué. Aucune ambiguïté ne peut ainsi être retenue quant à l'identité du bénéficiaire du permis de construire délivré. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit être écarté.
4. En deuxième lieu, aux termes de l'article 3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " () Accès / 2.1. Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de prescriptions spéciales si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte-tenu, notamment, de la position des accès, de leur configuration ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic. L'autorisation de construire peut être subordonnée à la réalisation d'aménagements particuliers. () ".
5. Le requérant soutient que l'arrêté attaqué a été pris en méconnaissance des dispositions précitées de l'article 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal régissant l'accès à un projet dès lors que le projet contesté prévoit la création d'un parking souterrain dont l'entrée et la sortie s'effectueront au niveau de la rue de Brisach, dans un secteur dans lequel évoluent de nombreux enfants du fait de la proximité immédiate d'une école élémentaire. Toutefois, alors que l'accès au projet ne débouche pas directement dans la rue dans laquelle se trouve l'école élémentaire, les arguments d'ordre général apportés par le requérant ne permettent pas d'établir que le projet en litige, qui porte sur la création de vingt logements et qui n'entraînera ainsi qu'une augmentation marginale de la circulation dans le quartier, présentera un risque particulier, que ce soit pour les personnes accédant à la construction projetée ou pour celles circulant aux abords de son accès. Il ressort, en effet, des pièces du dossier que la visibilité au niveau de l'accès au projet est bonne et qu'eu égard à la configuration des lieux, aucune dangerosité particulière ne peut y être relevée. Il n'est pas davantage démontré que la circonstance, à la supposer avérée, que le secteur ait à terme vocation à faire partie de ceux au niveau desquels la circulation des véhicules est encadrée durant les heures d'entrée et de sortie d'école, serait susceptible de rendre dangereux l'accès au projet. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 3.2 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg doit être écarté.
6. En troisième lieu, aux termes de l'article 6.1.4 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " Implantation des constructions par rapport aux voies et emprises publiques () / 1.4. Sauf dispositions graphiques particulières, la construction ou la reconstruction d'un bâtiment repéré au règlement graphique par le symbole " bâtiment intéressant " et/ou " ensemble de façades remarquables " doit reprendre la même implantation que celle du bâtiment préexistant ou se conformer aux implantations dominantes des bâtiments existants. () ".
7. Il ressort des pièces du dossier que la façade donnant sur la rue de Brisach de l'un des bâtiments devant être démolis est identifiée au règlement graphique comme faisant partie d'un ensemble de façades remarquables. Contrairement à ce qui est soutenu par le requérant, il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse joint au dossier de demande de permis de construire, que l'implantation de la construction projetée par rapport à la rue de Brisach sera identique à celle de la construction qui sera démolie. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 6.1.4 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg doit être écarté.
8. En quatrième lieu, aux termes de l'article 7 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives () / 1.3. Sauf dispositions graphiques particulières, la construction ou la reconstruction d'un bâtiment repéré au règlement graphique par le symbole " bâtiment intéressant " et/ou " ensemble de façades remarquables " doit reprendre la même implantation que celle du bâtiment préexistant ou se conformer aux implantations dominantes des bâtiments existants. (). ".
9. Ainsi qu'il a été indiqué, la façade donnant sur la rue de Brisach de l'un des bâtiments devant être démolis est identifiée au règlement graphique comme faisant partie d'un ensemble de façades remarquables. Il ressort des plans joints au dossier de demande de permis de construire que, s'agissant de l'implantation de la construction projetée par rapport à la limite séparative débouchant sur la rue de Brisach, celle-ci sera identique à celle qui existait jusqu'alors. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées de l'article 7.1.3 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg doit être écarté.
10. En cinquième lieu, aux termes de l'article 7UB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg : " Implantation des constructions par rapport aux limites séparatives () / 2. Dispositions applicables en secteur de zone UB1, UB2, UB2a, UB3 / Lorsque les constructions ne sont pas implantées sur les limites séparatives (implantation avec prospect) : / 2.3. sur une profondeur de 13 mètres comptés à partir de l'alignement existant ou projeté ou de la ligne qui s'y substitue (dispositions graphiques ou ordonnancement de fait), la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à 1,90 mètre. / 2.4. sur une profondeur de 13 mètres à 20 mètres, la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la moitié de la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 3 mètres. / 2.5. au-delà d'une profondeur de 20 mètres, la distance comptée horizontalement de tout point du bâtiment au point de la limite parcellaire qui en est le plus rapproché doit être au moins égale à la différence d'altitude entre ces deux points sans pouvoir être inférieure à 6 mètres. () ".
11. Le projet en litige est implanté à l'angle de deux voies, la rue de Brisach et la rue de Huningue.
12. D'une part, il ressort des pièces du dossier, et notamment du plan de masse joint au dossier de demande de permis de construire, que la bande de constructibilité délimitée à partir de l'alignement avec la rue de Brisach recoupe entièrement la bande de constructibilité délimitée, sur une profondeur de 13 mètres, à partir de l'alignement de la rue de Huningue. Il ne peut ainsi être fait grief à la partie du projet de construction située dans cette bande de constructibilité d'une profondeur de 13 mètres calculée à partir de l'alignement avec la rue de Huningue de n'être distante que de 4,12 mètres de la limite parcellaire dont elle est le plus proche, le respect des règles d'implantation définies par les dispositions précitées pouvant être apprécié à cet endroit par rapport à la seule voie de Huningue.
13. D'autre part, si la terrasse située face à la parcelle cadastrée section HN n° 144 n'est, pour partie, distante de celle-ci que de 3 mètres, il ressort cependant des pièces du dossier que cette terrasse n'est pas implantée dans la bande de constructibilité calculée à partir de l'alignement avec la rue de Brisach. Le respect par cette partie du projet des règles d'implantation définies à l'article 7UB précité doit ainsi être apprécié par rapport à la seule voie de Huningue. Or, il ressort du plan de masse joint au dossier que la terrasse en litige est située, par rapport à la rue de Huningue, à une distance comprise entre 13 mètres et 20 mètres et n'avait ainsi pas à être implantée à une distance minimale de 6 mètres par rapport à la limite séparative dont elle est le plus proche.
14. Par suite, M. B n'est pas fondé à soutenir que le projet méconnaît les dispositions précitées de l'article 7UB du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal de l'Eurométropole de Strasbourg.
15. En dernier lieu, aux termes de l'article 11 du règlement du plan local d'urbanisme de l'Eurométropole de Strasbourg : " Aspect extérieur des constructions () / 1.4. Le projet s'inscrivant dans un " ensemble de façades remarquables ", repéré au règlement graphique, doit se conformer à la morphologie dominante des façades des constructions constituant ledit ensemble, notamment en termes de rythmes, de hauteur et de modénature. / 1.5. Toute modification ou extension d'un bâtiment figurant au règlement graphique au sein du symbole " ensemble d'intérêt urbain et paysager " et/ou repéré par le symbole " bâtiment exceptionnel ", " bâtiment intéressant " et/ou " ensemble de façades remarquables ", ne devra pas porter atteinte au caractère de celui-ci () ".
16. Ainsi qu'il a été indiqué précédemment, l'implantation de la construction projetée respecte celle du bâtiment qui sera détruit et dont la façade donnant sur la rue de Brisach est identifiée au règlement graphique comme faisant partie d'un ensemble de façades remarquables. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier que la façade de la construction en litige présente des caractéristiques comparables à celles des bâtiments voisins, notamment s'agissant de sa hauteur et son aspect. S'il ressort des plans joints au dossier de demande de permis de construction que l'ensemble sera surmonté non d'un toit à la mansart mais d'une toiture à deux pans et que des lucarnes ne sont pas prévues, cela ne saurait cependant suffire à caractériser une rupture par rapport à la ''morphologie'' dominante des autres façades composant l'ensemble repéré comme remarquable au règlement graphique, alors au demeurant que le bâtiment existant jusqu'alors présentait une façade qui différait pour partie de celles par ailleurs existantes dans la rue de Brisach. Par suite, le moyen tiré de ce que les dispositions précitées de l'article 11 du règlement du plan local d'urbanisme intercommunal ont été méconnues, au motif que le projet porterait atteinte au caractère de l'ensemble de façades remarquables identifié dans la rue de Brisach, doit être écarté.
17. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir soulevée en défense, que les conclusions à fin d'annulation de M. B doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
18. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la commune de Strasbourg qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement de la somme que M. B demande au titre des frais liés au litige.
19. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de M. B, sur le fondement de ces mêmes dispositions, le versement à la SASU LAVA 55 d'une somme de 1 500 euros.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : M. B versera à la SASU LAVA 55 une somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à la SASU LAVA 55 et à la commune de Strasbourg.
Délibéré après l'audience du 16 mai 2024, à laquelle siégeaient :
M. Faessel, président,
M. Lusset, premier conseiller,
Mme Eymaron, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 6 juin 2024.
La rapporteure,
A.-L. EYMARON
Le président,
X. FAESSEL
La greffière,
J. BROSÉ
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026