mercredi 2 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2307620 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI AMADEUS AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 25 octobre 2023 et le 22 novembre 2023, la société les constructeurs réunis, représentée par Me Marty demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) d'annuler la décision du 24 août 2023 par laquelle la directrice départementale adjointe des territoires du Bas-Rhin a rejeté sa demande d'annulation des titres de perception de la taxe d'aménagement n° 067000 039 075 067 465250 2015 0010186 émis le 22 septembre 2015 et n° 067000 039 075 067 4652240 2016 0014597 émis le 22 septembre 2016 pour un montant total de 48 715 euros et sa demande de dégrèvement d'office de la taxe d'aménagement au titre du permis de construire n° PC 067 314 E0017 aux motifs que ces demandes étaient forcloses ;
2°) d'enjoindre à la direction départementale des territoires du Bas-Rhin de statuer sur sa demande d'annulation des titres de perception de la taxe d'aménagement n° n° 067000 039 075 067 465250 2015 0010186 émis 22 septembre 2015 et n° 067000 039 075 067 4652240 2016 0014597 émis le 22 septembre 2016 et sa demande de dégrèvement d'office de la taxe d'aménagement au titre du permis de construire n° PC 067 314 E0017 ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Par un mémoire en défense, enregistré le 2 septembre 2024, la préfète du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer.
Elle expose qu'après un nouvel examen du dossier, la direction départementale des territoires du Bas-Rhin a décidé de donner une suite favorable à la demande de la société requérante.
Par un mémoire, enregistré le 25 octobre 2024, la société les constructeurs réunis conclut au non-lieu à statuer de sa requête et maintient sa demande de titre tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle expose qu'en date du 10 septembre 2024, la direction régionale des finances publiques du Grand Est et Bas-Rhin a émis deux titres d'annulation au titre de la taxe d'aménagement pour un montant de 24 357 euros et de 24 358 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (). ".
2. Il ressort des pièces du dossier que, par deux titres d'annulation n° 067000 039 075 067 465240 2016 0014597 et n° 067000 039 075 067 465240 2015 0010186 émis le 10 septembre 2024, la direction régionale des finances publiques du Grand Est et Bas-Rhin a retiré les titres mettant à la charge de la société les constructeurs réunis la somme de 48 715 euros au titre de la taxe d'aménagement. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées par la société les constructeurs réunis sont devenues sans objet. Il n'y a pas lieu d'y statuer.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 800 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1 : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation de la requête de la société les constructeurs réunis.
Article 2 : L'Etat versera à la société les constructeurs réunis la somme de 800 (huit cents) euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société les constructeurs réunis, au préfet du Bas-Rhin, à la direction régionale des finances publiques du Grand Est et Bas-Rhin et à la direction départementale des finances publiques du département du Haut-Rhin.
Fait à Strasbourg, le 2 juillet 2025.
La vice-présidente,
A. DULMET
La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026