lundi 29 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2308109 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Juge unique (5) |
| Avocat requérant | SELARL COSSALTER, DE ZOLT & COURONNE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 8 novembre 2023, M. B A, représenté par la SELARL Grimaldi Molina et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 27 juin 2023 par laquelle l'office départemental d'accompagnement social et médico-social de Moselle Est (ODAS 57) lui a infligé la sanction de blâme ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée et méconnaît les dispositions de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration
- la matérialité des faits n'est pas établie.
Un mémoire en défense, présenté par l'office départemental d'accompagnement social et médico-social de Moselle Est a été enregistré le 3 juillet 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction. Ce mémoire n'a pas été communiqué.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique,
- le code des relations entre le public et l'administration,
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Carrier en application de l'article R. 222-13 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus, au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Carrier, magistrat désigné ;
- les conclusions de Mme Milbach, rapporteur publique ;
- les observations de M. A et de Me Couronne, représentant l'ODAS 57.
Des pièces, présentées pour M. A, ont été enregistrées le 22 juillet 2024, en cours de délibéré.
Une note en délibéré, présentée pour l'ODAS 57, a été enregistrée le 23 juillet 2024.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ouvrier principal de première classe, exerce les fonctions de moniteur d'atelier au sein de l'ODAS 57. Par arrêté du 27 juin 2023, la directrice de l'ODAS 57 lui a infligé un blâme. Il a formé un recours gracieux contre cette sanction qui a été rejeté par une lettre du 6 septembre 2023. Par sa requête M. A demande au tribunal l'annulation des décisions des 27 juin 2023 et 6 septembre 2023 susmentionnées.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Aux termes de l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique : " Les sanctions disciplinaires sont réparties en quatre groupes : / Premier groupe : l'avertissement ; le blâme ; l'exclusion temporaire de fonctions pour une durée maximale de trois jours ; (). ". Il appartient au juge de l'excès de pouvoir, saisi de moyens en ce sens, de rechercher si les faits reprochés à un agent public ayant fait l'objet d'une sanction disciplinaire constituent des fautes de nature à justifier une sanction et si la sanction retenue est proportionnée à la gravité de ces fautes.
3. Pour prononcer la sanction attaquée, l'ODAS reproche à M. A " d'avoir eu un comportement inapproprié envers un travailleur handicapé et d'avoir tenu des propos susceptibles de déstabiliser un usager déjà fragile le 4 mai 2023. ". L'ODAS qui n'a pas produit dans l'instance, avant la clôture d'instruction, ne produit aucun élément de nature à justifier la matérialité des faits sur lesquels il s'est fondé pour prendre la décision attaquée alors qu'ils sont expressément contestés par le requérant. Par suite, le requérant est fondé à soutenir que la décision en litige est entachée d'erreur de fait.
4. Il résulte de tout ce qui précède que l'arrêté du 27 juin 2023 par lequel la directrice de l'ODAS 57 a infligé à M. A un blâme, ensemble la décision du 6 septembre 2023, doivent être annulés.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
5. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'ODAS 57la somme de 1 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D É C I D E :
Article 1er : L'arrêté du 27 juin 2023 par lequel la directrice de l'ODAS 57 a infligé à M. A un blâme, ensemble la décision du 6 septembre 2023, sont annulés.
Article 2 : L'ODAS 57 versera à M. A la somme de 1 000 (mille) euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à l'office départemental d'accompagnement social et médico-social de Moselle Est.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
C. CARRIER Le greffier,
P. HAAG
La République mande et ordonne aà la ministre du travail, de la santé et des solidarités en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026