jeudi 3 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2308461 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP IOCHUM & GUISO |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 novembre 2023, M. D B, représenté par Me Seyve, demande au tribunal :
1°) d'annuler la délibération n° 2023 027 du conseil municipal de la commune de Craincourt du 6 juillet 2023 portant attribution de baux communaux à Mme C et M. A ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Craincourt la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la décision attaquée méconnaît l'article L. 411-15 du code rural dès lors qu'il était prioritaire en tant que bénéficiaire de la dotation d'installation aux jeunes agriculteurs.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 22 janvier et 16 février 2024, la commune de Craincourt conclut au non-lieu à statuer, au rejet de la requête et à ce que la somme de 1 500 euros soit mise à la charge de M. B en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la délibération attaquée a été retirée et remplacée par une nouvelle délibération du 26 septembre 2023, la requête étant ainsi devenue sans objet ;
- le requérant ne justifie pas avoir sollicité l'autorisation d'exploiter les terres dont il demande l'attribution ; la préfète de région lui a refusé l'exploitation de ces terres par arrêté du 5 février 2024.
La requête a été communiquée à Mme C et M. A, qui n'ont pas produit de mémoire.
Par ordonnance du 23 avril 2024, la clôture d'instruction a été fixée au 3 juillet 2024.
Les parties ont été informées, en application des dispositions de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office, tiré de ce que les conclusions à fin d'annulation de la délibération du 6 juillet 2023, enregistrées postérieurement au retrait de cette délibération par une délibération du 26 septembre 2023, sont sans objet et, par suite, irrecevables.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Dobry,
- les conclusions de Mme Merri, rapporteure publique.
Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, exploitant agricole, conteste la délibération du 6 juillet 2023 par laquelle le conseil municipal de la commune de Craincourt a décidé d'attribuer à Mme C et M. A la location de parcelles agricoles communales.
2. Il ressort des pièces du dossier que, par une délibération du 26 septembre 2023, le conseil municipal de la commune de Craincourt a décidé, d'une part, de retirer la délibération du 6 juillet 2023 et, d'autre part, d'attribuer à nouveau les mêmes parcelles aux mêmes bénéficiaires.
3. La délibération du 26 septembre 2023 ayant été régulièrement publiée par voie d'affichage le 28 septembre 2023 et n'ayant pas fait l'objet d'une contestation, la décision de retrait de la délibération du 6 juillet 2023 qu'elle comporte est devenue définitive le 28 novembre 2023, postérieurement à l'enregistrement de la requête de M. B. Les conclusions à fin d'annulation que ce dernier dirige contre la délibération du 6 juillet 2023 ont ainsi perdu leur objet en cours d'instance. Par ailleurs, dès lors que la délibération du 26 septembre 2023 a été publiée avant l'introduction de la requête de M. B, et qu'il était ainsi loisible à ce dernier de la contester également, il n'y a pas lieu de regarder ses conclusions dirigées contre la délibération du 6 juillet 2023 comme étant dirigées également contre celle du 26 septembre 2023.
4. Par suite, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions des parties présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de la délibération n° 2023 027 du conseil municipal de la commune de Craincourt du 6 juillet 2023.
Article 2 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B, à la commune de Craincourt, à M. A et à Mme C.
Délibéré après l'audience du 12 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Dobry, première conseillère,
Mme Poittevin, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2025.
La rapporteure,
S. DOBRY
Le président,
P. REES La greffière,
V. IMMELÉ
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026