mercredi 13 décembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2308719 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 décembre 2023, M. E A, retenu en centre de rétention administratif, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 4 décembre 2023 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et a interdit son retour pendant un an.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- cette décision est insuffisamment motivée ;
- elle est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- son signataire n'a pas reçu délégation pour ce faire ;
- elle est entachée d'une erreur de fait quant à son âge ;
- elle est entachée d'une erreur de droit en raison de l'absence de référence à sa minorité ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 741-5 et L. 611-3 1° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et elle méconnaît l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;
- elle méconnaît l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a présenté une demande d'asile dans un autre Etat membre ;
Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- le signataire de cette décision n'a pas reçu délégation pour ce faire ;
- la décision refusant un délai de départ volontaire est entachée d'erreurs d'appréciation, dès lors qu'il ne constitue pas une menace pour l'ordre public et ne présente pas de risque de fuite ;
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale cette décision ;
Sur la désignation du pays de renvoi :
- cette décision n'est pas suffisamment motivée ;
- le signataire de cette décision n'a pas reçu délégation pour ce faire ;
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale cette décision ;
- cette décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît l'article 3-1 de la convention contre la torture et autres traitements inhumains et dégradants ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- le signataire de cette décision n'a pas reçu délégation pour ce faire ;
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale cette décision ;
- cette décision est entachée d'une erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires ;
- elle méconnaît le droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 12 décembre 2023, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête, en soutenant que les moyens ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 ;
- la convention internationale de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. B pour statuer sur les litiges relevant des dispositions de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. B ;
- les observations de Me Lenaerts, avocat de M. A, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que le requérant n'était pas assisté d'un interprète lors de l'audition ayant suivi son interpellation ;
- les observations de M. A.
Le préfet de la Moselle, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A déclare être de nationalité guinéenne, né le 17 janvier 2006 et entré en France en 2023. Il a été interpellé le 4 décembre 2023 lors d'un contrôle d'identité à bord d'un train assurant la liaison entre Francfort et Paris. Par un arrêté du 4 décembre 2023, le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a désigné le pays à destination duquel il pourrait être reconduit et l'a interdit de retour pendant un an. Il a alors été placé en rétention administrative. M. A demande au tribunal l'annulation des décisions contenues dans l'arrêté du 4 décembre 2023.
Sur la compétence du signataire de l'arrêté attaqué :
2. L'arrêté attaqué a été signé par M. C D, directeur de l'immigration et de l'intégration, qui dispose pour ce faire d'une délégation en vertu d'un arrêté du 8 novembre 2023 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du 10 novembre suivant, lequel est au demeurant directement consultable en ligne. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions contestées manque en fait et doit être écarté.
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
3. En premier lieu, l'arrêté attaqué énonce, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision portant obligation de quitter le territoire français, y compris en indiquant sa date de naissance le 1er janvier 2005. Cette décision est ainsi suffisamment motivée.
4. En deuxième lieu, M. A soutient qu'il est mineur, étant né le 17 janvier 2006 à Mamou en Guinée. Toutefois, alors qu'il n'apporte aucun commencement de preuve à l'appui de cette affirmation, il ressort des pièces du dossier, en particulier d'un permis de séjour provisoire délivré par les autorités allemandes, qu'il est né le 1er janvier 2005, date de naissance qu'il a expressément confirmée lors de son audition du 4 décembre 2023 par un officier de police judiciaire. S'il a soutenu à l'audience qu'il n'avait pas bénéficié de l'assistance d'un interprète lors de cette audition, celle-ci n'était pas alors nécessairement requise et l'intéressé n'établit pas qu'il n'aurait pas été en capacité de se faire comprendre utilement. Il suit de là que les moyens tirés de l'erreur de fait et de l'erreur de droit tenant à l'absence de référence à sa prétendue minorité doivent être écartés.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Ne peuvent faire l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français : / 1° L'étranger mineur de dix-huit ans () ". Ainsi qu'il a été dit au point précédent, M. A a déclaré à l'officier de police judiciaire l'ayant auditionné être né le 1er janvier 2005 et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il aurait fait état, par la suite, de sa prétendue minorité. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard du 1° de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant doit être pareillement écarté.
6. En quatrième et dernier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité () ". Selon l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. L'État membre responsable en vertu du présent règlement est tenu de : / () c) reprendre en charge, dans les conditions prévues aux articles 23, 24, 25 et 29 le ressortissant de pays tiers ou l'apatride qui a retiré sa demande en cours d'examen et qui a présenté une demande dans un autre État membre ou qui se trouve, sans titre de séjour, sur le territoire d'un autre État membre () ".
7. Si le requérant soutient qu'il ne peut faire l'objet d'une obligation de quitter le territoire français en vertu de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors qu'il a présenté une demande d'asile en Espagne, il n'apporte aucun commencement de preuve à l'appui de ses allégations de nature à établir que l'Espagne demeurerait l'Etat membre responsable de sa situation et qu'il relèverait du c) de l'article 18 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, alors au demeurant qu'il a été interpellé à la frontière entre l'Allemagne et la France. Au surplus, l'intéressé a admis à la barre n'avoir pas sollicité l'asile en Espagne avant de rejoindre l'Allemagne en juin 2023, contrairement à ce qu'il avait affirmé lors de son audition par les services de la police aux frontières de Forbach faisant suite à son interpellation dans un train en provenance de Francfort. Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation au regard des dispositions citées au point précédent doit, en tout état de cause, être écarté.
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
8. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.
9. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. "
10. En l'espèce, pour refuser l'octroi d'un délai de départ volontaire à M. A pour quitter le territoire français, le préfet de la Moselle s'est fondé sur son entrée irrégulière sur le territoire français sans solliciter la délivrance d'un titre de séjour, ainsi que sur l'absence de garanties suffisantes de représentation. D'une part, si le requérant fait valoir que le 1° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ne lui est pas applicable, dès lors qu'il ne faisait que transiter par la France sans intention de s'y établir, il ne l'établit pas dès lors notamment qu'il n'a fourni aucun document de transport autre que son billet de train à destination de Paris. En tout état de cause, l'intéressé ne présente aucune garantie de représentation, de sorte que le préfet de la Moselle aurait pris la même décision de refus s'il s'était fondé uniquement sur le 8° du même article L. 612-3. D'autre part, quoique l'arrêté attaqué mentionne, à deux reprises, que l'intéressé est défavorablement connu des services de police depuis 2002, cette assertion procède à l'évidence d'une erreur matérielle et il ressort des termes mêmes de cet arrêté que ce motif n'a, en tout état de cause, pas servi de fondement à la décision contestée portant refus d'octroi d'un délai de déport volontaire pour quitter le territoire français. Il suit de là que le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
Sur la désignation du pays de destination :
11. En premier lieu, l'arrêté attaqué énonce, avec une précision suffisante, les considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision désignant le pays de destination. Cette décision est ainsi suffisamment motivée.
12. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.
13. En troisième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. " Aux termes de l'article L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut désigner comme pays de renvoi : / 1° Le pays dont l'étranger a la nationalité, sauf si l'Office français de protection des réfugiés et apatrides ou la Cour nationale du droit d'asile lui a reconnu la qualité de réfugié ou lui a accordé le bénéfice de la protection subsidiaire ou s'il n'a pas encore été statué sur sa demande d'asile ; / () Un étranger ne peut être éloigné à destination d'un pays s'il établit que sa vie ou sa liberté y sont menacées ou qu'il y est exposé à des traitements contraires aux stipulations de l'article 3 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales du 4 novembre 1950. "
14. Le requérant soutient, d'une part, que la Guinée connaît une situation politique violente et que sa famille, engagée politiquement, est particulièrement ciblée, son grand frère ayant été tué et son grand-père ayant été enlevé, de sorte qu'il craint de subir des mauvais traitements en cas de retour dans son pays d'origine en raison des opinions politiques imputées à sa famille et, d'autre part, qu'il n'a pas encore été entendu sur ses craintes, n'ayant jamais été convoqué à un entretien en Allemagne ou en Espagne. Toutefois, par ces seules allégations générales dénuées d'éléments probants, le requérant, qui n'a pas présenté de demande d'asile depuis qu'il a été interpellé lors du franchissement irrégulier de la frontière franco-allemande et qui a indiqué lors de l'audience n'avoir pas davantage présenté de demande d'asile en Espagne où il avait séjourné précédemment, ne démontre pas dans le cadre de la présente instance qu'il serait personnellement exposé à un risque réel, direct et sérieux pour sa vie ou sa liberté ou qu'il courrait le risque d'être soumis à des peines ou traitement inhumains ou dégradants en cas de retour dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations et dispositions citées au point précédent doit être écarté.
15. En quatrième et dernier lieu, aux termes du 1 de l'article 3 de la convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants du 10 décembre 1984 : " Aucun Etat partie n'expulsera, ne refoulera, ni n'extradera une personne vers un autre Etat où il y a des motifs sérieux de croire qu'elle risque d'être soumise à la torture ". Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point précédent, le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations internationales doit être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
16. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré, par la voie de l'exception, de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.
17. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. "
18. Pour considérer que la décision contestée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation, M. A invoque des circonstances humanitaires tenant aux motifs de sa fuite de Guinée sur lesquels il affirme n'avoir jamais été convoqué à un entretien afin de lui permettre de s'exprimer sur ses craintes en cas de retour. Ce moyen, qui reprend ainsi une partie des arguments invoqués à l'appui de son précédent moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, doit, dès lors, être écarté pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 14.
19. En troisième et dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés précédemment, le requérant n'ayant notamment pas sollicité l'asile en France depuis qu'il y est entré irrégulièrement, le moyen tiré de la méconnaissance du droit constitutionnel d'asile doit pareillement être écarté.
20. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A doit être rejetée.
DECIDE :
Article 1 : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. E A et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Prononcé en audience publique le 13 décembre 2023.
Le magistrat désigné,
O. BLa greffière,
G. Trinité La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026