LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2308958

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2308958

jeudi 4 janvier 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2308958
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMENGUS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 14 et 21 décembre 2023, M. A B, représenté par Me Mengus, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pendant une durée d'un an ;

2°) d'annuler l'arrêté du 12 décembre 2023 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son assignation à résidence ;

3°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir ;

4°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin de prendre les mesures propres à permettre le défichage du requérant du système d'information Schengen ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 640 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

La décision portant obligation de quitter le territoire français :

- est entachée d'incompétence ;

- est irrégulière dès lors qu'elle fait suite à un contrôle d'identité irrégulier ;

- sa notification est irrégulière faute d'identification de l'agent l'ayant réalisée ;

- son droit d'être entendu a été méconnu ;

- est insuffisamment motivée ;

- méconnaît l'article L. 611-1 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- est entachée d'erreur de droit en ce que le requérant est éligible de plein droit à la délivrance d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale et de sa vie professionnelle ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

La décision refusant d'accorder un délai de départ volontaire :

- est insuffisamment motivée ;

- est entachée d'erreur de fait s'agissant de l'absence de domicile fixe du requérant ;

- est entachée d'erreur d'appréciation s'agissant du risque de fuite ;

La décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

- a été prise en méconnaissance du droit de l'intéressé d'être entendu ;

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée d'erreur d'appréciation s'agissant de la menace pour l'ordre public qu'il représente ;

- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- est entachée d'erreur d'appréciation quant aux circonstances humanitaires dont il justifie ;

La décision portant assignation à résidence :

- est insuffisamment motivée ;

- est illégale par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ;

- est entachée de défaut d'examen de sa situation personnelle ;

- est entachée d'erreur de fait s'agissant de l'absence de domicile fixe du requérant ;

- est entachée d'une erreur d'appréciation s'agissant de ses modalités.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 décembre 2023, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- l'arrêt du Conseil d'Etat n° 455146 du 9 août 2023 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Dobry en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Dobry, magistrate désignée ;

- les observations de Me Mengus, avocate de M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête par les mêmes moyens ;

- les observations de M. B, assisté de M. C, interprète en langue arabe.

La préfète du Bas-Rhin, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. A B, ressortissant algérien né le 24 août 1991, a été interpelé par les services de police le 12 décembre 2023. Par arrêtés du même jour, la préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an et l'a assigné à résidence. Si le requérant soutient que plusieurs arrêtés d'assignation à résidence auraient été pris à son encontre, il ressort des pièces du dossier que seul un arrêté a été pris puis a dû être signé une nouvelle fois en raison d'une erreur matérielle contenue dans la première version, de sorte que ses conclusions doivent être regardées comme dirigées contre l'arrêté portant obligation de quitter le territoire sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour et contre un unique arrêté portant assignation à résidence.

Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, par un arrêté du 17 novembre 2023, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du même jour, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation à Mme D, adjointe au chef du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à l'effet de signer les décisions d'obligations de quitter le territoire. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de la décision contestée doit être écarté.

3. En deuxième lieu, les moyens tirés de l'irrégularité du contrôle d'identité dont M. B a fait l'objet et de la notification de la décision litigieuse sont inopérants à l'encontre de la décision portant obligation de quitter le territoire.

4. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, notamment du procès-verbal établi par les services de police et contenant la signature du requérant, de l'interprète qui l'a assisté et le cachet de la police nationale ainsi que l'identité de l'agent qui l'a interrogé, que M. B a été mis en mesure de présenter ses observations sur son éloignement. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de son droit d'être entendu ne peut qu'être écarté.

5. En quatrième lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut donc qu'être écarté.

6. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () / 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".

7. Si la préfète du Bas-Rhin a inexactement appliqué les dispositions précitées en retenant que le comportement du requérant constituait une menace pour l'ordre public, qui n'est pas établie par les éléments produits au dossier, il résulte toutefois de l'instruction qu'elle aurait pris la même décision en se fondant uniquement sur le 1° et le 2° des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 611-1 5° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

8. En sixième lieu, l'autorité administrative ne saurait légalement prendre une mesure d'obligation de quitter le territoire à l'encontre d'un étranger que si ce dernier se trouve en situation irrégulière au regard des règles relatives à l'entrée et au séjour. Lorsque la loi prescrit que l'intéressé doit se voir attribuer de plein droit un titre de séjour, cette circonstance fait obstacle à ce qu'il puisse légalement être l'objet d'une mesure d'obligation de quitter le territoire.

9. Il ressort des pièces du dossier que le requérant, qui déclare être entré en France en 2019, est célibataire et sans enfant à charge. Il n'établit pas être dépourvu d'attaches familiales dans le pays dont il est ressortissant et où il a vécu la majeure partie de sa vie, se prévalant uniquement en France de la présence de son frère et de sa belle-famille. Ces circonstances ne suffisent pas à considérer que M. B serait éligible à la délivrance, de plein droit, d'un titre de séjour au titre de sa vie privée et familiale. En outre, s'il justifie être titulaire d'un contrat de travail en tant qu'employé dans une boucherie, il ne justifie pas de son entrée régulière sur le territoire français et il exerce cette activité sans avoir sollicité d'autorisation préalable, de sorte qu'il n'est pas éligible, du seul fait de cette activité, à la délivrance, de plein droit, d'un titre de séjour en tant que salarié.

10. En dernier lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

11. Pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaît les stipulations précitées.

Sur la légalité de la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :

12. En premier lieu, l'article L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dispose que : " Les décisions relatives au refus et à la fin du délai de départ volontaire prévues aux articles L. 612-2 et L. 612-5 et les décisions d'interdiction de retour et de prolongation d'interdiction de retour prévues aux articles L. 612-6, L. 612-7, L. 612-8 et L. 612-11 sont distinctes de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Elles sont motivées ".

13. La décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement, le moyen tiré du défaut de motivation ne peut donc qu'être écarté.

14. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". En outre, l'article L. 612-3 du même code dispose que : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; / 2° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français au-delà de la durée de validité de son visa ou, s'il n'est pas soumis à l'obligation du visa, à l'expiration d'un délai de trois mois à compter de son entrée en France, sans avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5 ".

15. D'une part, la préfète du Bas-Rhin n'a pas commis d'erreur de fait en relevant que le requérant n'avait pas été en mesure de produire un justificatif de domicile ni un document d'identité lors de son interpellation, cette circonstance n'étant pas contestée et étant établie par le procès-verbal d'audition du requérant, dont il résulte que ce dernier a déclaré être sans domicile fixe.

16. D'autre part, la préfète du Bas-Rhin n'a pas fait une inexacte application des dispositions précitées en considérant que, eu égard à son entrée et son maintien irréguliers sur le territoire français et à l'absence de justificatif de domicile et de document d'identité, qu'il ne produit toujours pas dans le cadre de sa requête, il présentait un risque de soustraction à la mesure d'éloignement dont il fait l'objet.

Sur la légalité de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français :

17. En premier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 4, M. B n'est pas fondé à soutenir que son droit d'être entendu, qui n'avait pas à porter spécifiquement sur l'interdiction de retour, a été méconnu.

18. En deuxième lieu, la décision attaquée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision fixant le pays de destination ne peut qu'être écarté.

19. En troisième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français ne peut qu'être écarté.

20. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour.

Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ".

21. D'une part, M. B ne fait valoir aucune circonstance humanitaire justifiant qu'en l'espèce aucune interdiction de retour ne soit prononcée à son encontre et le moyen tiré de ce que la préfète du Bas-Rhin aurait fait une inexacte application des dispositions précitées doit être écarté.

22. D'autre part, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 9, M. B n'est pas fondé à soutenir que la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

23. En dernier lieu, la menace que représente l'étranger pour l'ordre public ne constituant pas l'un des critères énoncés par les dispositions précitées pour le prononcé de la décision litigieuse, dont les conditions d'application sont réunies, il est constant que la préfète du Bas-Rhin aurait pris la même décision si elle ne s'était pas fondée sur la menace que M. B représenterait pour l'ordre public, et le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées sur ce point doit dès lors être écartée.

Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :

24. En premier lieu, la décision contestée comporte les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.

25. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert, ne peut qu'être écarté.

26. En troisième lieu, il ressort des termes mêmes de la décision contestée que la préfète du Bas-Rhin a procédé à un examen sérieux de la situation personnelle du requérant.

27. En quatrième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants :/ 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins d'un an auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé () ".

28. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 15 et 16, la préfète du Bas-Rhin n'a pas commis d'erreur de fait en retenant que le requérant était sans domicile fixe.

29. En dernier lieu, la circonstance que M. B n'ait pas de véhicule pour se rendre au lieu indiqué pour son obligation hebdomadaire de présentation aux services de police ne suffit pas à considérer que cette obligation serait disproportionnée.

30. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B aux fins d'annulation des arrêtés du 12 décembre 2023 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 janvier 2024.

La magistrate désignée,

S. DobryLa greffière,

A. Slovencik

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

A. Slovencik

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions