LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2400260

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2400260

mardi 30 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2400260
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Formation6ème Chambre
Avocat requérantKIPFFER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) du 24 novembre 2023 mettant fin à ses conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, M. B... ayant été mis en mesure de présenter ses observations, et que l'OFII avait suffisamment examiné sa situation de vulnérabilité sans commettre d'erreur d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 12 janvier 2024, M. A... B..., représenté par Me Kipffer, demande au tribunal :

de lui accorder le bénéfice de l’aide juridictionnelle ;

d’annuler la décision du 24 novembre 2023 par laquelle l’Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin au bénéfice des conditions matérielles d’accueil ;

de mettre à la charge de l’Office français de l'immigration et de l'intégration une somme de 3 000 euros, à verser à son conseil, en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :
- la décision a été prise à l’issue d’une procédure irrégulière, dès lors qu’il n’a pas pu présenter ses observations avant la prise de décision de cessation des conditions matérielles d’accueil ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen de sa situation et d’une erreur d’appréciation, dès lors qu’il fait état d’une situation de particulière vulnérabilité ;
- elle est entachée d’une erreur de droit.

Une mise en demeure a été adressée le 15 octobre 2025 à l’Office français de l’immigration et de l’intégration qui n’a pas produit de mémoire.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du bureau d’aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Strasbourg 19 août 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Le rapport de Mme Foucher a été entendu au cours de l’audience publique.

Considérant ce qui suit :

M. A... B..., ressortissant de la République démocratique du Congo, né le 28 août 1970, déclare être entré en France en avril 2023. A la suite du dépôt de sa demande d’asile, il a bénéficié des conditions matérielles d’accueil puis a fait l’objet d’un arrêté de transfert vers les autorités espagnoles pris par la préfète du Bas-Rhin le 5 juillet 2023. Le 24 octobre 2023, en vue de l’exécution de cet arrêté, M. B... a été placé en rétention administrative puis libéré le lendemain en raison de l’état de santé de son épouse. Par une décision du 27 octobre 2023, l’Office français de l'immigration et de l'intégration a mis fin aux conditions matérielles d’accueil dont il bénéficiait au motif qu’il s’est abstenu de se présenter aux autorités. Par la présente requête, M. B... demande l’annulation de cette décision.

Sur la demande d’admission à l’aide juridictionnelle :

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 19 août 2024. Il n’y a pas lieu, par suite, de statuer sur la demande d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Sur les conclusions à fin d’annulation :
Aux termes de l’article L. 551-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, dans sa version applicable au présent litige : « Il peut être mis fin, partiellement ou totalement, aux conditions matérielles d'accueil dont bénéficie le demandeur dans les cas suivants : (…) / 3° Il ne respecte pas les exigences des autorités chargées de l'asile, notamment en se rendant aux entretiens, en se présentant aux autorités et en fournissant les informations utiles afin de faciliter l'instruction des demandes (…). La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application du présent article est écrite et motivée. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Elle est prise après que l'intéressé a été mis en mesure de présenter ses observations écrites selon des modalités définies par décret ». Aux termes de l’article D. 551-18 du même code dans sa rédaction applicable au présent litige : « La décision mettant fin aux conditions matérielles d'accueil prise en application de l'article L. 551-16 est écrite, motivée et prise après que le demandeur a été mis en mesure de présenter à l'Office français de l'immigration et de l'intégration ses observations écrites dans un délai de quinze jours. Elle prend en compte la vulnérabilité du demandeur. Cette décision prend effet à compter de sa signature ».

En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que, par un courrier du 27 octobre 2023, M. B... a été invité à présenter ses observations sur la mesure de cessation du bénéfice des conditions matérielles d'accueil que l’Office français de l'immigration et de l'intégration envisageait de prendre. S’il soutient qu’il ne résidait plus à l’adresse à laquelle ce courrier a été envoyé depuis le 24 octobre 2023, il n’allègue pas avoir informé l’Office français de l'immigration et de l'intégration de son changement d’adresse après la fin de sa rétention. Le moyen tiré du vice de procédure doit, par suite, être écarté.

En deuxième lieu, le requérant se borne à faire état de manière générale des problèmes de santé de son épouse et de la circonstance qu’il a une fille mineure de 14 ans. Il ne ressort pas des pièces du dossier qu’en prenant la décision attaquée, l’Office français de l’immigration et de l’intégration n’aurait pas procédé à un examen particulier de sa situation de vulnérabilité ou aurait entaché sa décision d’une erreur dans l’appréciation de cette situation.

En troisième lieu, le moyen tiré de ce que la décision attaquée serait entachée d’une erreur de droit n’est pas assorti des précisions suffisantes permettant d’en apprécier le bien-fondé et doit être écarté.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d’annulation de la requête doivent être rejetées.

Sur les frais liés au litige :
Les dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 font obstacle à ce que soit mise à la charge de l’Office français de l’immigration et de l’intégration, qui n’est pas, dans la présente instance, la partie perdante, la somme que le requérant demande au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.


D E C I D E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la demande de M. B... tendant à l’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus de la requête de M. B... est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B... et à l’Office français de l'immigration et de l'intégration.

Délibéré après l’audience du 19 décembre 2025 à laquelle siégeaient :

- Mme Haudier, présidente,
- Mme Foucher, première conseillère,
- M. Muller, premier conseiller









Rendu public par mise à disposition au greffe le 30 décembre 2025.


La rapporteure,

A-V. Foucher
La présidente,

G. Haudier



La greffière,

A. Dorffer


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,



Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions