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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2400764

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2400764

lundi 19 février 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2400764
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantAARPI L'ILL LÉGAL

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 2 et 7 février 2024, M. F A, représenté par Me Thalinger, avocat, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 26 janvier 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin a ordonné son transfert aux autorités autrichiennes, responsables de l'examen de sa demande d'asile ;

3°) d'annuler l'arrêté du 1er février 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'a assigné à résidence dans le département du Haut-Rhin ;

4°) d'enjoindre à la préfète du Bas-Rhin d'enregistrer sa demande d'asile en procédure normale et de lui remettre un formulaire OFPRA sous astreinte de 155 euros par jour de retard ;

5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros hors taxe à verser à son conseil sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui verser directement sur le seul fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative en cas de non-admission au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Il soutient que :

Sur la décision ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes :

- la décision de transfert est entachée d'incompétence de son auteure ;

- l'information prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 ne lui a pas été donnée ;

- il n'a pas bénéficié d'un entretien individuel conforme aux dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 ;

- les autorités françaises ont saisi les autorités autrichiennes sur la base d'un fondement juridique erroné, en l'occurrence le c de l'article 18-1 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, concernant les primo-demandeurs, alors que sa demande d'asile a été rejetée en Autriche ; la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation, d'une erreur de fait et d'une erreur de droit ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article 17, paragraphe 1, du règlement n° 604/2013 ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision portant assignation à résidence :

- la décision de transfert est entachée d'incompétence de son auteure ;

- elle est dépourvue de base légale du fait de l'illégalité de la décision ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes ;

- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 février 2024, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que les moyens soulevés par M. A ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne ;

- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- le règlement (UE) n° 603/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;

- la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l'existence d'un afflux massif de personnes déplacées en provenance d'Ukraine, au sens de l'article 5 de la directive 2001/55/CE, et ayant pour effet d'introduire une protection temporaire ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Jordan-Selva en application des dispositions des articles L. 572-6 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Jordan-Selva, magistrate désignée ;

- les observations de Me Fontaine, substituant Me Thalinger, avocat de M. A, qui conclut aux mêmes fins que ses écritures par les mêmes moyens ;

- et les observations de M. A, présent, qui répond aux questions de la magistrate désignée.

La préfète du Bas-Rhin, régulièrement convoquée, n'était ni présente ni représentée.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Une note en délibéré présentée par la préfète du Bas-Rhin a été enregistrée le 7 février 2024.

Considérant ce qui suit :

1. M. F A, de nationalité congolaise né en 1992 à Brazzaville, est entré en France le 15 décembre 2023 selon ses déclarations aux fins d'y solliciter l'asile. Il s'est vu remettre une attestation de demande d'asile en procédure Dublin par le guichet unique de la préfecture de Seine-Saint-Denis le 19 décembre 2023. La consultation du fichier " Eurodac " a révélé que l'intéressé avait précédemment sollicité l'asile en Autriche. Saisies le 4 janvier 2024 sur le fondement des dispositions de l'article 18-1 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, les autorités autrichiennes ont explicitement donné leur accord de prise en charge le 17 janvier 2024. Par un arrêté du 26 janvier 2024, la préfète du Bas-Rhin a ordonné le transfert de M. A aux autorités autrichiennes. Par un arrêté du 1er février 2024, M. A a été assigné à résidence dans le département du Bas-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours. M. A demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. ".

3. En raison de l'urgence résultant de l'application des dispositions de l'article

L. 572-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, il y a lieu d'admettre M. A, au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.

Sur le moyen commun aux décisions attaquées :

4. Par un arrêté du 26 janvier 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin le même jour, la préfète du Bas-Rhin a donné délégation, en cas d'absence ou d'empêchement de Mme E C, cheffe du bureau de l'asile et de la lutte contre l'immigration irrégulière, à Mme B D, cheffe du pôle régional Dublin, à l'effet de signer les arrêtés de transfert pris en application de la procédure dite " Dublin " ainsi que les arrêtés portant assignation à résidence pris pour leur exécution. Il ne ressort pas des pièces du dossier que Mme C n'aurait pas été absente ou empêchée à la date des décisions attaquées. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteure des décisions attaquées doit être écarté.

Sur les autres moyens dirigés contre l'arrêté ordonnant le transfert :

5. En premier lieu, il résulte des dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 que les autorités compétentes pour l'enregistrement d'une demande de protection internationale doivent informer le demandeur de l'application du règlement selon des modalités qu'elles précisent.

6. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que M. A s'est vu remettre, le 19 décembre 2023, la brochure " A. J'ai demandé l'asile dans l'UE - quel pays sera responsable de ma demande d'asile ' " et la brochure " B. Je suis sous procédure Dublin - qu'est-ce que cela signifie '", toutes les deux rédigées en langue française, qu'il parle et comprend. La remise de ces deux brochures, qui constituent la brochure commune prévue par les dispositions de l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013, permet aux demandeurs d'asile de bénéficier d'une information par écrit complète sur l'application de ce règlement. Par suite, et alors que le requérant ne saurait sérieusement soutenir ne pas avoir bénéficier de l'ensemble de ces informations avant l'édiction de la décision attaquée, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est intervenue en méconnaissance des droits qu'il tire de ces dispositions.

7. En deuxième lieu, aux termes de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Afin de faciliter le processus de détermination de l'État membre responsable, l'État membre procédant à cette détermination mène un entretien individuel avec le demandeur. Cet entretien permet également de veiller à ce que le demandeur comprenne correctement les informations qui lui sont fournies conformément à l'article 4. / () / 3. L'entretien individuel a lieu en temps utile et, en tout cas, avant qu'une décision de transfert du demandeur vers l'État membre responsable soit prise conformément à l'article 26, paragraphe 1. 4. L'entretien individuel est mené dans une langue que le demandeur comprend ou dont on peut raisonnablement supposer qu'il la comprend et dans laquelle il est capable de communiquer. Si nécessaire, les États membres ont recours à un interprète capable d'assurer une bonne communication entre le demandeur et la personne qui mène l'entretien individuel. 5. L'entretien individuel a lieu dans des conditions garantissant dûment la confidentialité. Il est mené par une personne qualifiée en vertu du droit national. / 6. L'État membre qui mène l'entretien individuel rédige un résumé qui contient au moins les principales informations fournies par le demandeur lors de l'entretien. Ce résumé peut prendre la forme d'un rapport ou d'un formulaire type () ".

8. Il ressort des pièces du dossier que M. A a bénéficié d'un entretien individuel le 19 décembre 2023 à la préfecture de Seine-Saint-Denis en langue française avec un agent qualifié de la préfecture. Aucune disposition ni aucun principe n'impose la mention, sur le compte-rendu de l'entretien individuel prévu à l'article 5 précité, de l'identité et de la qualité de l'agent qui a conduit cet entretien, ni qu'il soit signé par ce dernier. Il ressort du résumé de cet entretien, que M. A a signé, qu'il a formulé plusieurs observations concernant notamment les membres de sa famille présents en Europe. Il ne ressort pas des pièces du dossier que cet entretien ne se serait pas déroulé dans les conditions prévues par les dispositions de l'article 5 du règlement (UE) n° 604/2013. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de cet article doit être écarté.

9. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que les empreintes du requérant ont été relevées en Autriche le 7 mars 2022. Les autorités autrichiennes ont été saisies le 4 janvier 2024 d'une demande de reprise en charge sur le fondement de l'article 18-1 b) du règlement (UE) n°604/2013, dans les délais prescrits par l'article 23 de ce règlement. Elles ont donné leur accord pour sa reprise en charge le 17 janvier 2024 sur le fondement de ces dispositions. Alors qu'il ne résulte d'aucun texte ni d'aucun principe que la préfète du Bas-Rhin aurait dû vérifier le statut de la précédente demande d'asile formée par M. A en Autriche ni le bien-fondé du fondement juridique retenu par les autorités autrichiennes pour accepter la reprise en charge de l'intéressé, la décision ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes n'est pas entachée d'erreur de droit ni d'erreur de fait.

10. En quatrième lieu, pour les mêmes motifs que ceux énoncés au point précédent, et alors que l'arrêté en litige comporte l'énoncé précis des considérations de fait sur lesquelles il se fonde, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète du Bas-Rhin n'aurait pas procédé à un examen sérieux de la situation personnelle de M. A avant d'ordonner son transfert aux autorités autrichiennes.

11. En cinquième lieu, d'une part, aux termes de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 : " 1. Par dérogation à l'article 3, paragraphe 1, chaque État membre peut décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement () ".

12. La faculté laissée par ces dispositions à chaque Etat membre de décider d'examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans ce règlement, est discrétionnaire et ne constitue nullement un droit pour les demandeurs d'asile.

13. D'autre part, aux termes de l'article 3 du règlement (UE) n° 604/2013 : " 1. Les Etats membres examinent toute demande de protection internationale présentée par un ressortissant de pays tiers ou par un apatride sur le territoire de l'un quelconque d'entre eux (). La demande est examinée par un seul État membre, qui est celui que les critères énoncés au chapitre III désignent comme responsable. / 2. ( ) / Lorsqu'il est impossible de transférer un demandeur vers l'Etat membre initialement désigné comme responsable parce qu'il y a de sérieuses raisons de croire qu'il existe dans cet Etat membre des défaillance systémiques dans la procédure d'asile et les conditions d'accueil des demandeurs, qui entraînent un risque de traitement inhumain ou dégradant au sens de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne, l'Etat membre procédant à la détermination de l'Etat membre responsable poursuit l'examen des critères énoncés au chapitre III afin d'établir si un autre Etat membre peut être désigné comme responsable () ". Par ailleurs, aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de celles de l'article 4 de la charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

14. M. A soutient que la préfète du Bas-Rhin aurait dû décider d'examiner sa demande d'asile sur le fondement des dispositions précitées au motif qu'en cas de remise aux autorités autrichiennes, il risque d'être renvoyé dans son pays d'origine en méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Toutefois, l'Autriche est un État membre de l'Union européenne et partie tant à la Convention de Genève du 28 juillet 1951 sur le statut des réfugiés, complétée par le protocole de New-York, qu'à la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Si le requérant soutient que les autorités autrichiennes ont rejeté sa demande d'asile, ont pris à son encontre une mesure d'éloignement et qu'en conséquence, la décision attaquée l'expose à un risque de renvoi dans son pays d'origine où il encourrait des traitements inhumains et dégradants, il ne ressort pas des pièces du dossier que ces autorités, avant de procéder à son éventuel éloignement, n'évalueront les risques auxquels il serait exposé en cas de retour au Congo. Par suite, la préfète du Bas-Rhin pouvait sans commettre d'erreur de droit ni d'erreur manifeste dans l'appréciation des dispositions précitées de l'article 17 du règlement (UE) n° 604/2013 du 26 juin 2013 refuser de faire usage de la clause discrétionnaire. Pour les mêmes motifs le moyen tiré d'une méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

15. En septième et dernier lieu, M. A se prévaut du permis de résident temporaire délivré lors de son séjour en Ukraine par les autorités de ce pays et soutient qu'il peut bénéficier de la protection introduite par les dispositions de l'article 2 de la décision d'exécution (UE) 2022/382 du Conseil du 4 mars 2022 constatant l'existence d'un afflux massif de personnes déplacées en provenance d'Ukraine, au sens de l'article 5 de la directive 2001/55/CE relative aux règles pour l'octroi d'une protection temporaire en cas d'afflux massif de personnes déplacées. Toutefois, ces dispositions ne s'appliquent qu'aux personnes qui étaient en séjour régulier en Ukraine à la date du 24 février 2022. En se bornant à produire le permis de résident accordé en 2015 par les autorités ukrainiennes, sans aucun autre élément de preuve de la continuité de son séjour dans ce pays jusqu'en février 2022, M. A ne démontre pas qu'il peut prétendre au bénéfice de ces dispositions, lesquelles auraient été méconnues par la préfète du Bas-Rhin.

16. Il résulte de tout ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de la décision ordonnant son transfert aux autorités autrichiennes.

Sur les autres moyens dirigés contre la décision portant assignation à résidence :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision portant assignation à résidence devrait être annulée, par voie de conséquence de l'illégalité de la décision de transfert, ne peut qu'être écarté.

18. En second lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la décision assignant M. A à résidence, eu égard à sa durée et aux obligations limitées imposées au requérant, soit disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels elle a été prise. Par suite, le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation doit être écarté.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation formulées par M. A doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1 : M. A est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. F A, à Me Thalinger et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 février 2024.

La magistrate désignée,

S. Jordan-SelvaLa greffière,

L. Cherif

La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

L. Cherif

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