jeudi 19 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2401276 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | OLSZAKOWSKI JONAS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 21 février 2024, Mme C A épouse B, représentée par Me Olszakowski demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 22 décembre 2023 par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de l'admettre au séjour ;
2°) d'enjoindre le préfet de la Moselle de réexaminer sa situation dans un délai déterminé, au besoin sous astreinte.
Mme B soutient que :
- la décision de rejet de sa demande de séjour est entachée d'erreurs de fait en tant qu'elle mentionne que ses enfants se trouvent en situation irrégulière sur le territoire français, qu'elle n'est pas capable de s'exprimer en français, et qu'elle ne précise pas qu'elle a effectué du bénévolat en France.
- la décision est entachée d'erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 21 mars 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par Mme B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La présidente de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Le rapport de Mme Dulmet, présidente-rapporteure, a été entendu au cours de l'audience publique.
Les parties n'étaient ni présentes, ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Mme C B est une ressortissante albanaise née en 1969. Elle déclare être entrée sur le territoire français le 11 juillet 2017 accompagnée de son époux. Il est constant que sa demande d'asile a été rejetée par l'office français de protection des réfugiés et apatrides et la cour nationale du droit d'asile, et qu'elle a fait l'objet de plusieurs refus de titre de séjour assortis de mesures d'éloignement. Par une décision du 22 décembre 2023, dont Mme B demande l'annulation, le préfet de la Moselle a refusé une nouvelle fois de l'admettre au séjour.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
2. Il ressort des termes mêmes de la décision contestée que celle-ci se fonde notamment sur la circonstance que la fille de Mme C B, Kaltra, se maintient en situation irrégulière sur le territoire français pour considérer que la cellule familiale de la requérante ne peut être regardée comme étant établie en France. Il ressort cependant tant des pièces du dossier que des écritures en défense de l'administration que le préfet de la Moselle a admis la fille de la requérante au séjour le 20 décembre 2023, soit antérieurement à l'édiction de la décision attaquée, en raison de sa bonne intégration sur le territoire français. Ainsi, la décision refusant d'admettre Mme C B au séjour est entachée d'une erreur de fait, qui est, dans les circonstances de l'espèce, susceptible d'avoir eu une incidence sur l'appréciation de sa situation. Il y a lieu, par suite, d'en prononcer l'annulation, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête.
Sur les conclusions aux fins d'injonction :
3. Eu égard au motif d'annulation retenu, le présent jugement implique que l'administration procède au réexamen de la situation de Mme B. Il y a lieu d'enjoindre au préfet de la Moselle de procéder à ce réexamen dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il y ait lieu d'assortir cette injonction d'une astreinte.
D E C I D E
Article 1 : La décision du préfet de la Moselle du 22 décembre 2023 refusant d'admettre Mme B au séjour est annulée.
Article 2 : Il est enjoint au préfet de la Moselle de réexaminer la situation de Mme B dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme C B et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée pour information au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Thionville.
Délibéré après l'audience du 28 novembre 2024, à laquelle siégeaient :
- Mme Dulmet, présidente,
- Mme Perabo Bonnet, première conseillère,
- Mme Eymaron, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe, le 19 décembre 2024.
La présidente-rapporteure
A. DULMETLa première conseillère
L. PERABO-BONNET
La greffière,
J. BROSE
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026