mardi 14 mai 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2401976 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5e chambre |
| Avocat requérant | FAVREL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 18 mars et 10 avril 2024, M. I B, représenté par Me Favrel, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 13 mars 2024 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de procéder au réexamen de sa situation dans un délai d'un mois et de lui délivrer à sa sortie de détention une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur les moyens communs à toutes les décisions :
- les décisions attaquées ont été prises par une autorité incompétente ;
- les décisions attaquées méconnaissent le droit d'être entendu ;
- les décisions attaquées méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- les décisions attaquées méconnaissent les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur les moyens propres au refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation.
Sur les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
- la décision attaquée méconnait les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Sur les moyens propres à l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 4 et 12 avril 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable dès lors qu'elle est tardive ;
- les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de M. G a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant turc né en 1980, est entré en France en 1984 dans le cadre d'une demande de regroupement familial. Il a bénéficié d'une carte de résident valable jusqu'au 10 juin 2007, dont il n'a pas sollicité le renouvellement. Il a ensuite été titulaire de plusieurs titres de séjour, dans un premier temps en qualité de conjoint de français, puis dans un second temps en qualité de parent d'un enfant français mineur. Son titre de séjour a été régulièrement renouvelé jusqu'au 18 décembre 2020. Le 10 mars 2022, le préfet de la Moselle a refusé le renouvellement de son titre de séjour après avis défavorable de la commission de titre de séjour. Par une demande du 21 juin 2023, il a sollicité son admission au séjour en qualité de parent d'un enfant français mineur. Par un arrêté du 13 mars 2024, dont il demande l'annulation, le préfet de la Moselle a refusé de l'admettre au séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Sur les moyens communs à toutes les décisions :
2. En premier lieu, par un arrêté du 17 janvier 2024, régulièrement publié le 22 janvier 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Moselle a donné délégation à M. E H, directeur adjoint de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer l'ensemble des actes se rapportant aux matières relevant de cette direction, à l'exception des circulaires, des instructions et des arrêtés d'expulsion et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à M. F D, directeur adjoint, chef du bureau de l'admission au séjour, pour les matières relevant de la compétence de ce bureau. Il n'est ni établi, ni même allégué par les requérants que M. H n'aurait pas été absent ou empêché à la date de signature des décisions en litige par M. D. Par suite, le moyen tiré de ce que le signataire ne bénéficiait d'aucune délégation de compétence doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne : " 1. Toute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions et organes de l'Union ; 2. Ce droit comporte notamment : - le droit de toute personne d'être entendue avant qu'une mesure individuelle qui l'affecterait défavorablement ne soit prise à son encontre. ". Aux termes de l'article 51 de la même Charte : " Les dispositions de la présente Charte s'adressent aux institutions, organes et organismes de l'Union dans le respect du principe de subsidiarité, ainsi qu'aux Etats membres uniquement lorsqu'ils mettent en œuvre le droit de l'Union (). ". Et aux termes de l'article L. 121-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Exception faite des cas où il est statué sur une demande, les décisions individuelles qui doivent être motivées en application de l'article L. 211-2, ainsi que les décisions qui, bien que non mentionnées à cet article, sont prises en considération de la personne, sont soumises au respect d'une procédure contradictoire préalable. ".
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, notamment du formulaire de renseignement administratif établi le 11 mars 2024 et produit par le préfet de la Moselle que M. B a été entendu et mis en mesure de présenter ses observations sur sa situation administrative et sur la perspective de son éloignement. M. B ne fait valoir aucun élément qu'il n'aurait pas été en mesure de faire valoir précédemment et qui aurait été susceptible de faire aboutir la procédure administrative le concernant à un résultat différent. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du droit d'être entendu doit être écarté.
5. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. ".
6. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas à l'étranger le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En l'espèce, M. B se prévaut de la durée de son séjour en France, de la présence sur le territoire français de ses trois enfants, de ses parents ainsi que de ses frères et sœurs, et de ce qu'il n'a plus d'attaches dans son pays d'origine. S'il n'est pas contesté que M. B est entré en France en 1984 à l'âge de quatre ans, il ressort également des pièces du dossier qu'au cours de son séjour, l'intéressé a vécu deux cent trente-cinq mois en détention, soit l'équivalent de dix-neuf ans et demi. S'il soutient que la majeure partie de sa famille a obtenu la nationalité française, il n'apporte aucune pièce permettant de démontrer la réalité de cette affirmation. S'il ressort des pièces du dossier qu'il a exercé une activité professionnelle en France, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il travaillait à la date de la décision en litige. S'il se prévaut des liens étroits avec ses enfants, il ressort des pièces du dossier qu'il a été détenu en prison pendant un grand nombre d'années et il n'est pas établi qu'il aurait effectivement maintenu des liens avec ses enfants. Sa fille, âgée de huit ans, réside actuellement chez ses grands-parents du fait de la détention de son père et sa fille âgée d'un an, réside avec sa mère. Par ailleurs, il n'a pas vocation à vivre avec sa fille majeure qui a créé sa propre cellule familiale. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 11 juin 1998 par le tribunal correctionnel de Metz à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour violence avec usage ou menace d'une arme suivie d'incapacité supérieure à huit jours, port prohibé d'arme de catégorie 6 et vol à l'aide d'une effraction, le 3 mai 2002 par la cour d'assises de la Moselle à une peine de quatorze ans de réclusion criminelle pour viol avec plusieurs circonstances aggravantes et agression sexuelle sur mineur de quinze ans par ascendant ou personne ayant autorité, le 24 juillet 2002 par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Metz à un an d'emprisonnement pour dénonciation calomnieuse, puis le 20 juillet 2011 par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Colmar à cinq mois d'emprisonnement pour recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement, le 4 janvier 2012 par le tribunal correctionnel de Saverne à une peine d'un mois d'emprisonnement pour des faits analogues, le 29 janvier 2020 par le tribunal correctionnel de Sarreguemines à huit mois d'emprisonnement pour violence sans incapacité par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité en récidive, le 3 décembre 2020 par la chambre des appels correctionnels de la cour d'appel de Metz à une peine d'un an et six mois d'emprisonnement dont neuf mois avec sursis probatoire pour recel de bien provenant d'un délit puni d'une peine n'excédant pas cinq ans d'emprisonnement et menace de mort réitérée, puis le 29 mars 2021 par le tribunal correctionnel de Sarreguemines à une peine de quatre mois d'emprisonnement pour des faits similaires, puis le 11 juin 2021 par le tribunal correctionnel de Sarreguemines à une peine de huit mois d'emprisonnement pour dégradation ou détérioration d'un bien appartenant à autrui et pour des faits commis en état de récidive de violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Enfin, le 13 mars 2024, il a été condamné le tribunal correctionnel de Metz à une peine d'un an d'emprisonnement pour menace de mort sur conjoint ou ex-conjoint, violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours sur conjoint ou ex-conjoint, en présence d'un mineur, en récidive. Ainsi, dans les circonstances particulières de l'espèce, au regard notamment de la situation familiale et professionnelle de l'intéressé, de son absence d'intégration sur le territoire français, ainsi que de la menace qu'il représente pour l'ordre public, le préfet de la Moselle en adoptant la décision attaquée n'a pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but en vue duquel ladite décision a été prise. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
7. Dans les circonstances susrappelées, et alors notamment que le requérant a été condamné pour viol et agression sexuelle sur mineur de quinze ans par ascendant et pour menace de mort et violences en récidive sur conjoint ou ex-conjoint en présence de mineur, il n'est pas fondé à soutenir que la décision en litige a été prise en méconnaissance des stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.
Sur le moyen propre au refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :
8. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; (). ".
9. Dans les circonstances de l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 6 que le comportement du requérant constitue une menace pour l'ordre public. Il s'ensuit, qu'en vertu des dispositions précitées, le préfet a pu légalement refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
Sur le moyen propre à la décision fixant le pays de destination :
10. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants. ".
11. Le requérant soutient qu'en cas de retour en Turquie, il serait dans l'obligation de faire un service militaire et de participer aux crimes de guerre commis par l'armée turque dans le nord de la Syrie, et qu'il s'expose, en cas de refus, à un risque de persécution. Toutefois, il n'assortit ses allégations quant aux risques auxquels il soutient s'exposer en cas de retour dans son pays d'origine d'aucun élément probant. Par suite, dans les circonstances de l'espèce, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
Sur le moyen propre à l'interdiction de retour sur le territoire français :
12. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. (). ".
13. Compte tenu notamment de la nature de ses liens avec la France, de son intégration, et de la menace à l'ordre public qu'il représente, c'est à bon droit que le préfet a pris à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
14. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur la fin de non-recevoir opposée, que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 13 mars 2024 et, par voie de conséquence, celles à fin d'injonction ainsi que celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C, B, à Me Favrel et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 23 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. Claude Carrier, président,
M. Thomas Gros, premier conseiller,
Mme Vanessa Klipfel, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 mai 2024.
Le président-rapporteur,
C. G
L'assesseur le plus ancien,
T. GROS
Le greffier,
P. HAAG
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026