vendredi 12 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2402242 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 5ème chambre |
| Avocat requérant | KERVEILLANT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée 29 mars 2024, M. A B, représenté par Me Kerveillant, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 15 mars 2024 par lequel le ministre de l'intérieur et des outre-mer a renouvelé pour une durée de trois mois les mesures individuelles de contrôle administratif et de surveillance prises à son encontre ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente dès lors qu'elle n'est pas signée et qu'il est pas établi que l'auteur de la décision aurait une délégation ;
- la décision attaquée a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière en l'absence d'information du procureur de la République ;
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- la décision attaquée est entachée d'erreur de fait ;
- la décision attaquée méconnaît l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la décision attaquée méconnaît l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 5 avril 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun moyen n'est fondé.
Un mémoire présenté par le ministre de l'intérieur et des outre-mer et justifiant de la signature de la décision attaquée et de la délégation de signature de l'auteur de cette décision a été enregistré le 10 avril 2024. En application des dispositions de l'article L. 773-9 du code de justice administrative, ce mémoire n'a pas été communiqué à M. B.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code des relations entre le public et l'administration
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. , président-rapporteur,
- les conclusions de Mme , rapporteure publique,
- les observations de Me Clausmann, substituant Me Kerveillant et représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 22 décembre 2023, le ministre de l'intérieur a prononcé à l'encontre de M. B, ressortissant français né en 2004, une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance d'une durée de trois mois lui interdisant de se déplacer en dehors du territoire des communes de Pfastatt et Mulhouse sans avoir obtenu préalablement une autorisation écrite (sauf-conduit), l'obligeant à se présenter une fois par jour, à 15 heures, à la direction départementale de la sécurité publique (DDSP) du Haut-Rhin tous les jours de la semaine, y compris les dimanches, les jours fériés ou chômés, l'obligeant à justifier de son lieu d'habitation ainsi que de tout changement d'adresse, et lui interdisant de se trouver en relation, directement ou indirectement, avec quatre personnes. Par un arrêté du 15 mars 2024, le ministre de l'intérieur et des outre-mer a renouvelé la mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance pour trois mois à compter du 22 mars 2024. Par sa requête, M. B demande l'annulation de l'arrêté du 15 mars 2024.
2. Aux termes de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure : " Aux seules fins de prévenir la commission d'actes de terrorisme, toute personne à l'égard de laquelle il existe des raisons sérieuses de penser que son comportement constitue une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et qui soit entre en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, soit soutient, diffuse, lorsque cette diffusion s'accompagne d'une manifestation d'adhésion à l'idéologie exprimée, ou adhère à des thèses incitant à la commission d'actes de terrorisme ou faisant l'apologie de tels actes peut se voir prescrire par le ministre de l'intérieur les obligations prévues au présent chapitre. ". Aux termes de l'article L. 228-2 du même code : " Le ministre de l'intérieur peut, après en avoir informé le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent, faire obligation à la personne mentionnée à l'article L. 228-1 de : 1° Ne pas se déplacer à l'extérieur d'un périmètre géographique déterminé, qui ne peut être inférieur au territoire de la commune. La délimitation de ce périmètre permet à l'intéressé de poursuivre une vie familiale et professionnelle et s'étend, le cas échéant, aux territoires d'autres communes ou d'autres départements que ceux de son lieu habituel de résidence ; 2° Se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, dans la limite d'une fois par jour, en précisant si cette obligation s'applique les dimanches et jours fériés ou chômés ; 3° Déclarer et justifier de son lieu d'habitation ainsi que de tout changement de lieu d'habitation./L'obligation prévue au 1° du présent article peut être assortie d'une interdiction de paraître dans un ou plusieurs lieux déterminés se trouvant à l'intérieur du périmètre géographique mentionné au même 1° et dans lesquels se tient un événement exposé, par son ampleur ou ses circonstances particulières, à un risque de menace terroriste. Cette interdiction tient compte de la vie familiale et professionnelle de la personne concernée. Sa durée est strictement limitée à celle de l'événement, dans la limite de trente jours. Sauf urgence dûment justifiée, elle doit être notifiée à la personne concernée au moins quarante-huit heures avant son entrée en vigueur. Les obligations prévues aux 1° à 3° du présent article sont prononcées pour une durée maximale de trois mois à compter de la notification de la décision du ministre. Elles peuvent être renouvelées par décision motivée, pour une durée maximale de trois mois, lorsque les conditions prévues à l'article L. 228-1 continuent d'être réunies. Au-delà d'une durée cumulée de six mois, chaque renouvellement est subordonné à l'existence d'éléments nouveaux ou complémentaires. La durée totale cumulée des obligations prévues aux 1° à 3° du présent article ne peut excéder douze mois. Les mesures sont levées dès que les conditions prévues à l'article L. 228-1 ne sont plus satisfaites. ".
3. En premier lieu, aux termes de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration : " Toute décision prise par une administration comporte la signature de son auteur ainsi que la mention, en caractères lisibles, du prénom, du nom et de la qualité de celui-ci. Toutefois, les décisions fondées sur des motifs en lien avec la prévention d'actes de terrorisme sont prises dans des conditions qui préservent l'anonymat de leur signataire. Seule une ampliation de cette décision peut être notifiée à la personne concernée ou communiquée à des tiers, l'original signé, qui seul fait apparaître les nom, prénom et qualité du signataire, étant conservé par l'administration. ". Aux termes de l'article L. 773-9 du code de justice administrative : " Les exigences de la contradiction mentionnées à l'article L. 5 sont adaptées à celles de la protection de la sécurité des auteurs des décisions mentionnées au second alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Lorsque dans le cadre d'un recours contre l'une de ces décisions, le moyen tiré de la méconnaissance des formalités prescrites par le même article L. 212-1 ou de l'incompétence de l'auteur de l'acte est invoqué par le requérant (), l'original de la décision ainsi que la justification de la compétence du signataire sont communiqués par l'administration à la juridiction qui statue sans soumettre les éléments qui lui ont été communiqués au débat contradictoire ni indiquer l'identité du signataire dans sa décision. ".
4. Le ministre a produit devant le tribunal, dans les conditions prévues par les dispositions précitées de l'article L. 773-9 du code de justice administrative, une copie de l'original de l'arrêté en litige, qui revêt l'ensemble des mentions requises par le premier alinéa de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration, dont notamment l'identité et la signature de son auteur, lequel disposait d'une délégation régulière attribuée par le ministre de l'intérieur et des outre-mer. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'arrêté attaqué doit être écarté.
5. En deuxième lieu, l'arrêté attaqué fait apparaître les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et est, par suite, suffisamment motivé. A cet égard, il ressort des dispositions de l'article L. 228-2 du code de la sécurité intérieure précitées que le premier renouvellement d'une mesure de contrôle n'est, contrairement aux éventuels renouvellements suivants, pas subordonné à sa justification par des éléments nouveaux et complémentaires la justifiant par rapport à la première mesure prononcée, de sorte que la circonstance que la motivation de l'arrêté attaqué soit quasiment identique à celle de l'arrêté initial du 22 décembre 2023 n'est pas de nature à caractériser une insuffisance de motivation. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut pas être accueilli.
6. En troisième lieu, si M. B soutient que le procureur de la République antiterroriste et le procureur de la République territorialement compétent n'auraient pas été destinataires de l'information préalable prévue par les dispositions de l'article L. 228-2 du code de la sécurité intérieure, ce moyen ne peut qu'être écarté comme inopérant dès lors que cette information ne constitue pas une étape de la procédure administrative préalable à l'adoption de la mesure. En tout état de cause, il ressort des pièces du dossier que les procureurs de la République susmentionnés ont été informés par le ministre conformément aux dispositions de l'article L. 228-2 du code de la sécurité intérieure.
7. En quatrième lieu, il ressort des pièces du dossier, en particulier de la note de renseignement produite par le ministre, non sérieusement contestée par le requérant, que M. B, en rupture scolaire à partir de 2019, s'est signalé à cette époque par son rejet de la société française, adoptant une position religieuse victimaire, qu'il a été placé en centre éducatif fermé le 16 septembre 2021 à la suite de faits de destruction de véhicule par moyen dangereux, qu'il a été condamné à huit mois de prison pour des faits de menaces de mort à l'encontre de l'ex-compagnon de son épouse religieuse, qu'au cours de l'été 2023, il a été en lien avec des individus pro-djihadistes, qu'il a été exclu de la formation qu'il suivait en novembre 2023 compte tenu de son comportement envers une formatrice, affirmant que les femmes devaient adapter leur tenue et leur comportement pour éviter de tenter les hommes, qu'en décembre 2023, les travailleurs sociaux de l'association APPUIS ont signalé des propos inquiétants qu'il avait exprimés notamment à l'égard des forces de l'ordre et de la justice, qu'en décembre 2023, il a tenu à la psychologue en charge de son suivi des propos troublants, faisant état de son souhait qu' " Allah enlève son âme ". Ainsi, dans ces circonstances, c'est à bon droit que le ministre de l'intérieur et des outre-mer, a pu estimer que M. B, eu égard aux propos tenus et à la nature de son comportement, devait être regardé comme une personne à l'égard de laquelle il existait des raisons sérieuses de penser que son comportement constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier et des écritures mêmes de M. B, que celui-ci a entretenu des rapports avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme et faisant l'apologie de tels actes. Par suite, les deux conditions cumulatives prévues par les dispositions précitées de l'article L. 228-1 du code de la sécurité intérieure sont remplies. Il s'ensuit que dès lors que les éléments relevés présentaient encore à la date de la décision attaquée un caractère récent et pertinent, c'est à bon droit que le ministre a pris ladite décision. Par ailleurs, la circonstance que le ministre ait fait état dans la décision attaquée de manière générale du risque élevé de la menace terroriste sur le territoire français est sans incidence sur la légalité de la décision en litige et le ministre aurait pris en tout état de cause la même décision s'il n'avait pas fait référence à ces éléments.
8. En cinquième lieu, dès lors qu'il résulte de ce qui précède que c'est à bon droit que le ministre a estimé, au vu des pièces du dossier, qu'il existait des raisons sérieuses de penser que le comportement de M. B constituait une menace d'une particulière gravité pour la sécurité et l'ordre publics et que le requérant entrait en relation de manière habituelle avec des personnes ou des organisations incitant, facilitant ou participant à des actes de terrorisme, la circonstance que le ministre aurait commis une erreur de fait en précisant dans sa décision que M. B a utilisé le terme de " mécréant " est, en tout état de cause, sans incidence sur la légalité de la décision attaquée et le ministre aurait pris la même décision s'il n'avait pas fait mention de cette information.
9. En septième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
10. En l'espèce, il résulte de ce qui a été dit au point 7 que la mesure en litige, limitée dans le temps, est nécessaire à la sûreté publique. Par ailleurs, rien n'interdit au requérant de trouver un médecin et une salle de sport à Mulhouse ou à Pfastatt. En outre, il n'apporte pas d'éléments suffisants de nature à établir que le pointage auquel il est soumis lui interdirait d'exercer une activité professionnelle ou de trouver un travail. Ainsi, dans les circonstances de l'espèce, le ministre, en adoptant la décision attaquée, n'a pas porté au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant une atteinte disproportionnée au but en vue duquel ladite décision a été prise. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne peut pas être accueilli.
11. En huitième lieu, aux termes du paragraphe 1 de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit à ce que sa cause soit entendue équitablement, publiquement et dans un délai raisonnable, par un tribunal indépendant et impartial, établi par la loi, qui décidera soit des contestations sur ses droits et obligations de caractère civil, soit du bien-fondé de toute accusation en matière pénale dirigée contre elle. ".
12. Lorsqu'il prend une décision sur le fondement des dispositions des articles L. 228-1 et suivants du code de la sécurité intérieure, le ministre de l'intérieur ne présente ni le caractère d'une juridiction, ni celui d'un tribunal au sens des stipulations du 1er paragraphe de l'article 6 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Par suite le moyen tiré de la méconnaissance de ces stipulations ne peut être utilement invoqué à l'encontre de la décision et litige et doit dès lors être écarté.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation susvisées doivent être rejetées de même que, par voie de conséquence, celles présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Par décision du 12 avril 2024, le président du tribunal a autorisé l'occultation du nom des magistrats et du greffier en application des articles L. 10 alinéa 3 et R. 741-14 alinéa 2 du code de justice administrative.
Délibéré après l'audience du 10 avril 2024, à laquelle siégeaient :
M. , président,
M. , premier conseiller,
Mme , conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 avril 2024.
Le président-rapporteur,
Le premier assesseur,
Le greffier,
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Le greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026