jeudi 18 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2402302 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | BOUDHANE |
Vu la procédure suivante :
I. Par une requête, enregistrée sous le n° 2402302 le 3 avril 2024, Mme A B, représentée par Me Boudhane, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite du préfet de la Moselle lui refusant le renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 300 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est irrégulière faute de saisine et d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
II. Par une requête, enregistrée sous le n° 2402307 le 3 avril 2024, M. D C, représenté par Me Boudhane, demande au tribunal :
1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;
1°) d'annuler la décision implicite du préfet de la Moselle lui refusant le renouvellement de son titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 300 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;
- elle est irrégulière faute de saisine et d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- elle méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense, enregistré le 17 avril 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
III. Par une requête, enregistrée sous le n° 2403089 le 1er mai 2024, Mme A B, représentée par Me Boudhane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Elle soutient que :
la décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour, qui la prive de base légale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
La décision portant interdiction de retour :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, qui la prive de base légale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
IV. Par une requête, enregistrée sous le n° 2403090 le 1er mai 2024, M. D C, représenté par Me Boudhane, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 17 avril 2024 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, a fixé le pays de destination et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou à défaut de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 000 euros toutes taxes comprises au titre des dispositions combinées de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
La décision de refus de titre de séjour :
- est insuffisamment motivée ;
- est irrégulière faute de saisie et d'avis du collège des médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration ;
- méconnaît l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
La décision portant obligation de quitter le territoire :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour, qui la prive de base légale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- méconnaît l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- est entachée d'erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle ;
la décision portant interdiction de retour :
- est insuffisamment motivée ;
- est illégale du fait de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire, qui la prive de base légale ;
- méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 mai 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de Mme Dobry a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. Mme B et M. C, ressortissants congolais respectivement nés le 5 décembre 1983 et le 11 novembre 1979, sont entrés en France en 2018 pour y demander l'asile. Leurs demandes ont été rejetées en dernier lieu en 2021. Ils ont ensuite bénéficié à deux reprises, du 25 janvier 2022 au 24 janvier 2023, d'une autorisation provisoire de séjour délivrée sur le fondement de l'article L. 435-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dont ils ont sollicité le renouvellement le 9 janvier 2023.
2. Par les présentes requêtes, les requérants contestent d'une part les décisions implicites de rejet nées du silence du préfet de la Moselle, et d'autre part les arrêtés du 17 avril 2024 pris par ce dernier, qui ont expressément rejeté leurs demandes de titres de séjour et ont prononcé à leur encontre des obligations de quitter le territoire français dans un délai de trente jours, ont fixé le pays de destination et prononcé à leur encontre des interdictions de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Ces quatre requêtes concernent un couple et ont fait l'objet d'une instruction commune, par suite il y a lieu de les joindre afin qu'il soit statué par un seul jugement.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
3. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".
4. En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre M. C, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
5. Les décisions explicites du 17 avril 2024 s'étant substituées aux décisions implicites nées auparavant, les conclusions à fin d'annulation présentées contre ces dernières doivent être regardées comme étant dirigées contre les premières.
En ce qui concerne les refus de titre de séjour :
6. En premier lieu, les décisions contestées, qui rappellent les dispositions applicables et mentionnent tant les problèmes de santé de l'un des enfants des requérants que leur situation familiale globale et l'historique de leur séjour en France, comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an. () La décision de délivrer cette carte de séjour est prise par l'autorité administrative après avis d'un collège de médecins du service médical de l'Office français de l'immigration et de l'intégration, dans des conditions définies par décret en Conseil d'Etat. () ". Aux termes de l'article L. 425-10 du même code : " Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois. La condition prévue à l'article L. 412-1 n'est pas opposable. / () ".
8. Il ressort des pièces du dossier que le collège de médecins de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rendu un avis le 12 octobre 2023, auquel se réfère le préfet de la Moselle dans les décisions contestées. Par suite, le moyen tiré de ce que la procédure est irrégulière faute d'avis du collège de médecins de l'OFII doit être écarté.
9. En troisième lieu, le collège de médecins de l'OFII, par son avis du 12 octobre 2023 dont le préfet de la Moselle s'est approprié les termes, a estimé que l'état de santé de l'enfant des requérants nécessite une prise en charge médicale, dont le défaut ne devrait pas entraîner pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité. Les éléments médicaux produits par les requérants, à savoir des attestations établies par le pédopsychiatre en charge du suivi de l'enfant en 2020, 2021 puis 2023, établissent certes que l'enfant présente un retard de développement, mais également que sa situation s'améliore, ce malgré l'absence de soins au cours de l'année précédant l'établissement de la dernière attestation. Ces éléments ne permettent dès lors pas de remettre en cause l'appréciation du collège de médecins. Les requérant ne sont ainsi pas fondés à soutenir que les décisions contestées méconnaissent les dispositions des articles L. 425-9 et L. 425-10 précités du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
10. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
11. Mme B et M. C font valoir qu'ils résident en France depuis six ans avec leurs enfants et qu'ils sont bien intégrés dans la société française. Toutefois, les quelques éléments qu'ils produisent - des certificats de scolarité d'un seul de leurs enfants, un contrat de travail et une attestation pôle emploi établis au nom de M. C ne suffisent pas à établir la réalité et l'intensité des liens qu'ils auraient noués sur le territoire français. Dès lors, ils ne sont pas fondés à soutenir que le préfet a porté à leur droit au respect de leur vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport aux buts en vue desquels il a refusé de les admettre au séjour. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écarté.
12. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions contestées sont entachées d'erreur manifeste d'appréciation de leur situation personnelle.
En ce qui concerne les obligations de quitter le territoire français :
13. En premier lieu, l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile prévoit que l'obligation de quitter le territoire français n'a pas à faire l'objet d'une motivation distincte de celle de la décision relative au séjour. Ainsi qu'il a été dit au point 6, les décisions de refus de titre de séjour sont suffisamment motivées. Par suite, le moyen tiré de ce que les décisions portant obligation de quitter le territoire sont insuffisamment motivées doit être écarté.
14. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les décisions d'obligation de quitter le territoire sont illégales du fait de l'illégalité des décisions de refus de titre de séjour doit être écarté.
15. En troisième lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.
16. En quatrième lieu, l'article 3 1° de la convention internationale relative aux droits de l'enfant stipule que : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".
17. Pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11 et dès lors que la cellule familiale des requérants pourra se reconstituer dans leur pays d'origine ou tout autre pays où ils seraient légalement admissibles, pays où leurs enfants pourront poursuivre leur scolarité, Mme B et M. C ne sont pas fondés à soutenir que les décisions contestées méconnaissent les stipulations précitées.
18. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés aux points 9 et 11, les requérants ne sont pas fondés à se prévaloir de l'erreur manifeste d'appréciation de leur situation personnelle dont seraient entachées les décisions contestées.
En ce qui concerne les interdictions de retour sur le territoire français :
19. En premier lieu, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement s'agissant du prononcé des interdictions de retour sur le territoire et de leur durée fixée à deux ans.
20. En deuxième lieu, il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que les décisions d'interdiction de retour sont illégales du fait de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire doit être écarté.
21. En dernier lieu, pour les mêmes motifs que ceux exposés au point 11, les requérants ne sont pas fondés à soutenir que les décisions contestées méconnaissent les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d'annulation des arrêtés du 17 avril 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. C est admis, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2: Le surplus des conclusions des requêtes de Mme B et M. C est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme A B, à D C, au préfet de la Moselle et à Me Boudhane. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Délibéré après l'audience du 27 juin 2024, à laquelle siégeaient :
M. Rees, président,
Mme Merri, première conseillère,
Mme Dobry, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 juillet 2024.
La rapporteure,
S. DOBRY
Le président,
P. REES La greffière,
V. IMMELE
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026