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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2402418

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2402418

mercredi 5 novembre 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2402418
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCISSÉ

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement du 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Postérieurement à l’introduction de la requête, le préfet a accordé le titre sollicité le 11 septembre 2025. Le tribunal constate, par ordonnance du 5 novembre 2025, que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet et qu’il n’y a plus lieu d’y statuer, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il condamne néanmoins l’État à verser 800 euros à M. B... au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :


Par une requête enregistrée le 8 avril 2024, M. A... B..., représenté par Me Cissé, demande au tribunal :

d’annuler pour excès de pouvoir la décision implicite de rejet résultant du silence gardé par le préfet de la Moselle sur la demande qu’il lui a adressée le 20 avril 2023 et tendant à la délivrance d’un titre de séjour ;

d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer un titre de séjour ou, à défaut, de réexaminer sa situation administrative et, dans l’attente de ce réexamen, de le mettre en possession d’une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à rester sur le territoire français dans le délai de, respectivement, un mois et quinze jours à compter de la notification du jugement à intervenir ;

de mettre à la charge de l’Etat la somme de 2 000 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative ;

Par un mémoire en défense, enregistré le 17 septembre 2025, le préfet de la Moselle conclut au non-lieu à statuer.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) / 5o Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; (…) »

Par une décision implicite née le 25 août 2023, le préfet de la Moselle a rejeté la demande présentée le 20 avril 2023 par M. B... pour obtenir le titre de séjour prévu par le 5° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Toutefois, par une décision du 11 septembre 2025, postérieure à l’introduction de la requête, le préfet de la Moselle lui a accordé le titre de séjour sollicité. Dans ces conditions, les conclusions de M. B... à fin d’annulation et d’injonction sont devenues sans objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.

Il y a lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat la somme de 800 euros à verser à M. B....



O R D O N N E


Il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions de M. B... à fin d’annulation et d’injonction.

L’État versera à M. B... une somme de 800 euros en application des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l’intérieur.


Fait à Strasbourg, le 5 novembre 2025.


Le président de la 3ème chambre,




J-B. Sibileau



La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Le greffier,

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