LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2402568

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2402568

jeudi 15 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2402568
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation7ème chambre
Avocat requérantSELÀRL SOLER-COUTEAUX ET ASSOCIÉS

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. et Mme B, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Wangen pour l'aménagement de 7 logements. Les requérants invoquaient notamment un vice de procédure lié à l'absence de dossier "loi sur l'eau" et d'étude d'impact environnemental, ainsi qu'une méconnaissance des articles R. 111-2 et R. 111-27 du code de l'urbanisme. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que les requérants n'avaient pas apporté de précisions suffisantes sur le cumul des surfaces pour justifier une déclaration unique au titre de la loi sur l'eau, et que le nombre de places de stationnement (13) était inférieur au seuil déclenchant une évaluation environnementale. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les dispositions du code de l'urbanisme et du code de l'environnement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 10 avril 2024 et le 16 août 2024, M. et Mme C et A B, représentés par la SELARL Leonem, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 18 octobre 2023 par lequel le maire de Wangen a autorisé le permis de construire n° 067 517 23 R0005, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Wangen et de la société Ventim patrimoine une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

-l'arrêté en litige est entaché d'un vice de procédure au regard de l'absence de dépôt d'un dossier au titre de la loi sur l'eau et de l'absence d'étude d'impact environnemental ;

- il est indissociable de l'arrêté du 12 octobre 2023 portant sur la transformation d'une maison en deux logements et de l'arrêté du 23 octobre 2023 portant sur la construction de 19 logements collectifs et de 12 maisons individuelles ne permettant pas à l'administration d'apprécier la conformité du projet aux règles d'urbanisme ;

- il méconnait l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- il méconnait l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 août 2024, la commune de Wangen, représentée par la SELARL Soler-Couteaux et associés, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de M. et Mme B la somme de 2 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que moyens soulevés par M. et Mme B ne sont pas fondés.

La requête a été communiquée à la société Ventim patrimoine qui n'a pas produit d'observations.

La clôture d'instruction a été fixée par ordonnance au 10 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de l'environnement ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Matthieu Latieule,

- les conclusions de M. Victor Pouget-Vitale, rapporteur public,

- les observations de Me Canal, avocate de M. et Mme B,

- et les observations de Me Vilchez, avocate de la commune de Wangen.

Une note en délibéré a été enregistrée le 25 avril 2025, pour M. et Mme B.

Considérant ce qui suit :

1. La société Ventim patrimoine a, le 1er septembre 2023, déposé une demande de permis de construire en vue de l'aménagement de 7 logements dans un bâtiment existant et de créer des places de stationnement en sous-sol sur un terrain sis 24, rue des vignerons à Wangen. Le permis de construire a été délivré par le maire de Wangen par un arrêté du 18 octobre 2023. Le 11 décembre 2023, M. et Mme B ont introduit un recours gracieux, réceptionné le 13 décembre 2023, demandant l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2023. En l'absence de réponse de la commune de Wangen le recours gracieux a été implicitement rejeté. Par la présente requête, M. et Mme B demandent au tribunal l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2023, ensemble la décision implicite de rejet du recours gracieux.

Sur la légalité de l'arrêté du 18 octobre 2023 :

2. En premier lieu, aux termes de l'article R. 214-42 du code de l'environnement : " Si plusieurs ouvrages, installations, catégories de travaux ou d'activités doivent être réalisés par la même personne sur le même site, une seule demande d'autorisation ou une seule déclaration peut être présentée pour l'ensemble de ces installations. Il en est obligatoirement ainsi lorsque les ouvrages, installations, travaux ou activités dépendent de la même personne, de la même exploitation ou du même établissement et concernent le même milieu aquatique, si leur ensemble dépasse le seuil fixé par la nomenclature des opérations ou activités soumises à autorisation ou à déclaration, alors même que, pris individuellement, ils sont en dessous du seuil prévu par la nomenclature, que leur réalisation soit simultanée ou successive. Lorsque la réalisation d'opérations simultanées ou successives fait apparaître que le découpage qui a été opéré a eu pour effet de soustraire un projet aux dispositions de l'alinéa précédent, le préfet fait application de l'article L. 171-7. Le préfet peut, par un seul arrêté, selon le cas, statuer sur l'ensemble et fixer les prescriptions prévues aux articles R. 181-43 et R. 181-53 ou fixer les prescriptions prévues aux articles R. 214-35 et R. 214-39 ".

3. En l'espèce, les requérants soutiennent que les trois demandes d'autorisation d'environnement auraient dû faire l'objet d'un dépôt de dossier unique au titre de la loi sur l'eau. S'ils soutiennent que trois projets susmentionnés concernent une unité foncière cumulée de plus de 12 000 m² et qu'ils auraient dû, de ce fait, faire l'objet d'une unique déclaration au titre de la loi sur l'eau, ils n'assortissent pas le moyen de précisions suffisantes pour permettre au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, ce moyen doit être écarté.

4. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 122-2 du code de l'environnement : " Les projets relevant d'une ou plusieurs rubriques énumérées dans le tableau annexé au présent article font l'objet d'une évaluation environnementale, de façon systématique ou après un examen au cas par cas, en application du II de l'article L. 122-1, en fonction des critères et des seuils précisés dans ce tableau. "

5. Il résulte du tableau annexé que les projets d'aires de stationnement ouvertes au public de 50 unités et plus font l'objet d'une évaluation environnementale après un examen au cas par cas. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que le projet en litige prévoit 13 places de stationnement. Ce nombre est inférieur au seuil fixé par les dispositions précitées. Au surplus, contrairement à ce que soutient les requérants, ces places privées à destination des résidents de la construction en litige ne constituent pas, au sens de l'article R. 122-2 du code de l'environnement, des aires de stationnement ouvertes au public. Dans ces conditions, le pétitionnaire n'était pas tenu de soumettre son projet à une évaluation environnementale. Aussi, le moyen doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme : " Le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols, à l'implantation, la destination, la nature, l'architecture, les dimensions, l'assainissement des constructions et à l'aménagement de leurs abords et s'ils ne sont pas incompatibles avec une déclaration d'utilité publique. () "

7. Il résulte de ces dispositions que des constructions distinctes, ne comportant pas de liens physiques ou fonctionnels entre elles, n'ont pas à faire l'objet d'un permis unique, mais peuvent faire l'objet d'autorisations distinctes, dont la conformité aux règles d'urbanisme est appréciée par l'autorité administrative pour chaque projet pris indépendamment.

8. Il ressort des pièces du dossier que trois demandes d'autorisation d'urbanisme ont été déposées par Ventim patrimoine puis autorisées par le maire de Wangen. Premièrement, l'arrêté du 12 octobre 2023 de non opposition préalable portant sur la transformation d'une maison en deux logements, deuxièmement, l'arrêté du 18 octobre 2023, en litige, portant sur l'aménagement de 7 logements dans un bâtiment existant et troisièmement, l'arrêté du 23 octobre 2023, portant sur la construction de 19 logements collectifs et de 12 maisons individuelles ont été pris par le maire de Wangen. Les requérants soutiennent que ces trois projets constituent un ensemble immobilier qui aurait dû faire l'objet d'une demande d'autorisation d'urbanisme unique. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que, d'une part, si les projets entretiennent des liens de voisinage, ils sont pleinement dissociables, sans liens physiques et implantés dans des parcelles séparées et que d'autre part, s'agissant de leurs liens fonctionnels, les trois projets de constructions constituent des espaces d'habitation indépendants les uns des autres. Contrairement à ce que soutiennent les requérants, la présence d'une servitude commune n'est pas suffisante pour établir que les trois projets susmentionnés constituent un ensemble immobilier unique. Ainsi, le maire de Wangen n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 421-6 du code de l'urbanisme ni commis d'erreur de droit en appréciant la conformité au droit de l'urbanisme de chaque projet, pris indépendamment.

9. En quatrième lieu, aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations. "

10. Les requérants soutiennent que l'augmentation du nombre de logements ne permet pas une desserte sécurisée du site et que la voirie environnante n'est pas adaptée à une importante augmentation du trafic générée par le projet en litige. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'avis de la communauté européenne d'Alsace, gestionnaire de la voirie, est assorti de prescriptions, qui visent spécifiquement à adapter les conditions de circulation à l'augmentation du trafic routier généré par le projet en litige. Ainsi, il est demandé au pétitionnaire, de maintenir dégagée de manière permanente la visibilité au droit du futur accès sur la route départementale 842 jusqu'à une distance de 45 mètres de part et d'autre, et d'aménager l'accès de façon à éviter toute manœuvre sur le domaine public lors de l'entrée et de la sortie d'un véhicule. Il n'est pas établi que ces prescriptions seraient insuffisantes pour assurer la sécurité de l'accès au projet et de sa desserte. En outre, eu égard au caractère rectiligne et à la largeur de la rue des vignerons et de la route départementales 842, qui permettent une circulation dans les deux sens avec une bonne visibilité, et dont le caractère accidentogène et la saturation ne sont pas démontrés, il ne ressort pas des pièces du dossier que les conditions de desserte du projet seraient de nature à porter atteinte à la sécurité publique. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées ne peut qu'être écarté.

11. En dernier lieu, aux termes de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales si les constructions, par leur situation, leur architecture, leurs dimensions ou l'aspect extérieur des bâtiments ou ouvrages à édifier ou à modifier, sont de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ainsi qu'à la conservation des perspectives monumentales. "

12. Il résulte de ces dispositions que, si les constructions projetées portent atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux avoisinants, aux sites, aux paysages naturels ou urbains ou encore à la conservation des perspectives monumentales, l'autorité administrative compétente peut refuser de délivrer le permis de construire sollicité ou l'assortir de prescriptions spéciales. Pour rechercher l'existence d'une atteinte de nature à fonder le refus de permis de construire ou les prescriptions spéciales accompagnant la délivrance de ce permis, il lui appartient d'apprécier, dans un premier temps, la qualité du site sur lequel la construction est projetée et d'évaluer, dans un second temps, l'impact que cette construction, compte tenu de sa nature et de ses effets, pourrait avoir sur le site. Les dispositions de cet article excluent qu'il soit procédé, dans le second temps du raisonnement, à une balance d'intérêts divers en présence, autres que ceux mentionnés par cet article et, le cas échéant, par le plan local d'urbanisme de la commune.

13. Pour apprécier aussi bien la qualité du site que l'impact de la construction projetée sur ce site, il appartient à l'autorité administrative, sous le contrôle du juge, de prendre en compte l'ensemble des éléments pertinents et notamment, le cas échéant, la covisibilité du projet avec des bâtiments remarquables, quelle que soit la protection dont ils bénéficient par ailleurs au titre d'autres législations.

14. En l'espèce, les requérants se prévalent de ce que le village de Wangen est doté d'un patrimoine riche, qu'il comporte des fortifications et des portes historiques dont la Porte Basse " Niedertor ", qui se situe rue des vignerons, à 200 mètres du projet en litige. Toutefois, il ne ressort pas des pièces du dossier que le projet, qui a fait l'objet d'un avis favorable de l'architecte des bâtiments de France, se trouverait en situation de covisibilité avec ces éléments patrimoniaux. La construction envisagée s'implante en bordure de la rue des vignerons qui comporte des maisons en colombage, mais également des constructions sans intérêt architectural particulière, ni harmonie en termes de toitures, de façades ou de teintes. Le projet autorisé par la mairie prévoit la restructuration d'un bâtiment existant dont la toiture en tuile sera récréée à l'identique et la façade extérieure donnant sur la rue des vignerons sera recouverte par un enduit minéral de teinte sable, à l'instar de la construction existante. Il ne ressort ainsi pas des pièces du dossier que le maire aurait entaché sa décision d'erreur manifeste d'appréciation, au regard des dispositions de l'article R. 111-27 du code de l'urbanisme.

15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. et Mme B ne sont pas fondés à demander l'annulation de l'arrêté du 18 octobre 2023, ni de la décision de rejet de leur recours gracieux.

Sur les frais du litige :

16. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Wangen, qui n'est pas dans la présente instance la partie perdante, la somme demandée par M. et Mme B au titre des frais exposés par elle et non compris dans les dépens.

17. Il y a lieu, en revanche, de faire application de ces mêmes dispositions et de mettre à la charge des requérants le versement à la commune de Wangen d'une somme de 1 000 euros.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. et Mme B est rejetée.

Article 2 : M. et Mme B verseront à la commune de Wangen une somme de 1 000 (mille) euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme C et A B, à la commune de Wangen et à Ventim patrimoine.

Délibéré après l'audience du 24 avril 2025, à laquelle siégeaient :

Mme Dulmet, présidente,

Mme Perabo Bonnet, première conseillère,

M. Latieule, conseiller,

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 mai 2025.

Le rapporteur,

M. LATIEULE

La présidente,

A. DULMETLa greffière,

H. CHROAT

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions