mercredi 5 juin 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2403180 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ALEVROPOULOU |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance n° 2401279 en date du 6 mai 2024, la présidente du tribunal administratif de Nancy a renvoyé au tribunal administratif de Strasbourg le dossier de la requête de Mme D veuve A.
Par une requête, enregistrée le 30 avril 2024 au greffe du tribunal administratif de Nancy et le 6 mai 2024 au greffe de ce tribunal, Mme E D veuve A demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 29 avril 2024 par lequel le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel il doit être éloigné et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 15 jours suivant la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991
4°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Mme D soutient que :
Sur l'ensemble des décisions attaquées :
- ces décisions ne sont pas suffisamment motivées ;
- leur auteur n'a pas régulièrement reçu délégation ;
- elles ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend ;
Sur la décision portant obligation de quitter le territoire français :
- elle porte atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale ;
Sur la décision refusant un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace pour l'ordre public ;
- elle ne présente pas un risque de fuite ;
Sur la décision fixant le pays de destination :
- elle méconnaît les articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision portant interdiction de retour :
- le préfet a commis une erreur d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Le préfet de la Moselle soutient que les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
-la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 modifiée ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Michel, magistrat honoraire inscrit sur la liste prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, pour statuer sur les litiges visés à l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 16 mai 2024 :
- le rapport de M. Michel, magistrat désigné ;
- les observations de Me Alevropoulou, avocate de Mme D, qui reprend les conclusions et les moyens de la requête, soutient que le juge unique n'a pas compétence pour statuer sur la requête, conclut à l'annulation de la décision portant refus de renouvellement du titre de séjour de Mme D et fait valoir que les décisions attaquées sont entachées d'un défaut d'examen de la situation de la requérante, que celle-ci n'a pas fait l'objet précédemment d'une obligation de quitter le territoire français, que le préfet de la Moselle ne pouvait lui refuser un délai de départ volontaire dès lors que l'obligation de quitter le territoire français est fondé sur le refus de renouvellement de son titre de séjour et que les décisions fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour sont illégales par voie de conséquence de l'illégalité de la mesure d'éloignement ;
- les observations de Mme D.
Le préfet de la Moselle, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1.Mme D, ressortissante camerounaise née en 1975, est entrée en France le 17 septembre 2019 sous couvert de son passeport revêtu d'un visa de long séjour en qualité de conjoint d'un ressortissant français. Elle a obtenu la délivrance d'une carte de séjour temporaire valable du 1er décembre 2022 au 30 novembre 2023. Le 2 octobre 2023, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour en se prévalant de son état de santé. Elle a fait l'objet d'un contrôle d'identité le 29 avril 2024 par les services de la police aux frontières de Thionville. Elle demande l'annulation de l'arrêté du même jour par lequel le préfet de la Moselle l'a obligée à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays à destination duquel elle doit être éloignée et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans.
Sur la compétence du juge unique :
2.D'une part, il ressort des pièces du dossier, notamment des termes de l'arrêté du 29 avril 2024, qui expose dans ses motifs que Mme D " ne peut plus être regardée comme remplissant les conditions de délivrance d'un titre de séjour " et qui l'oblige à quitter le territoire français en application du 3° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en raison du refus de renouvellement de son titre de séjour, que cet arrêté porte refus de titre de séjour alors même que son dispositif ne fait pas mention d'une telle décision. Cette décision explicite de rejet s'est substituée à la décision implicite née du silence gardé par le préfet de la Moselle sur la demande présentée le 2 octobre 2023 par Mme D.
3.D'autre part, la requérante a été assignée à résidence pour une durée de 45 jours par un arrêté du 2 mai 2024 du préfet de la Moselle. Par suite, en application des dispositions combinées des articles L. 614-1 à L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge unique est compétent pour statuer sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français et des décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de renvoi et portant interdiction de retour. En revanche, en application des dispositions des articles L. 614-1 et L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article R. 776-17 du code de justice administrative, il y a lieu de renvoyer devant une formation collégiale du tribunal la demande de Mme D tendant à l'annulation de la décision du 29 avril 2024, par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de lui délivrer un titre de séjour et, par voie de conséquence, ses autres conclusions dans la mesure où le présent jugement ne statue pas sur elle.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
4.Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président. ". Aux termes de l'article 61 du décret du 28 décembre 2020 pris pour l'application de ces dispositions : " () L'admission provisoire est accordée par le président du bureau ou de la section ou le président de la juridiction saisie, soit sur une demande présentée sans forme par l'intéressé, soit d'office si celui-ci a présenté une demande d'aide juridictionnelle ou d'aide à l'intervention de l'avocat sur laquelle il n'a pas encore été statué ".
5.En raison de l'urgence, il y a lieu d'admettre Mme D au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, sur le fondement de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 susvisée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne les moyens communs aux décisions attaquées :
6.En premier lieu, par un arrêté du 17 janvier 2024 régulièrement publié le 26 janvier 2024 au recueil des actes administratifs de la préfecture, le préfet de la Moselle a donné délégation à M. B C, directeur de l'immigration et de l'intégration, à l'effet de signer l'ensemble des actes se rapportant aux matières relevant de cette direction, à l'exception des arrêtés d'expulsion. Par suite, le moyen tiré de ce que M. C, auteur des décisions en litige, n'a pas régulièrement reçu délégation pour ce faire doit être écarté comme manquant en fait.
7.En deuxième lieu, il ressort des pièces du dossier que ces décisions comportent les motifs de fait et de droit qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de leur insuffisance de motivation manque également en fait.
8.En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier, et notamment des termes des décisions attaquées, que le préfet de la Moselle a procédé, contrairement à ce qui est soutenu, à un examen individuel de la situation personnelle de la requérante.
9.En dernier lieu, Mme D soutient que les décisions attaquées ne lui ont pas été notifiées dans une langue qu'elle comprend. Toutefois, il est constant que Mme D comprend la langue française. Au demeurant, les conditions de notification d'un acte, si elles ont un effet sur le délai de recours contentieux, sont sans incidence sur sa légalité. Dès lors, ce moyen est inopérant.
En ce qui concerne le moyen propre à l'obligation de quitter le territoire français :
10.Mme D invoque la méconnaissance de son droit au respect de sa vie privée et familiale. Toutefois, ce droit ne comporte pas le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En l'espèce, si Mme D est entrée et a séjourné régulièrement en France depuis plus de quatre ans en qualité de conjoint d'un ressortissant français, il ressort des pièces du dossier qu'elle a été condamné le 18 février 2021 à une peine de cinq mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de menace de mort, violences sur conjoint et violence aggravée. Par ailleurs, son époux étant décédé le 5 décembre 2023, ainsi qu'elle l'a précisé à la barre, elle n'a plus d'attache en France alors qu'elle n'est pas dépourvue de liens dans son pays d'origine où résident ses frères et sœurs et où elle a vécu jusqu'à l'âge de 44 ans. Il s'ensuit, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment au comportement de Mme D et à son absence d'attache en France, que la mesure d'éloignement critiquée porte pas une atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale et n'est entachée d'aucune erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation de l'intéressée.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision portant refus d'un délai de départ volontaire :
11.Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision () ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". L'article L. 612-3 dudit code dispose : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".
12.Pour refuser un délai de départ volontaire à Mme D, le préfet de la Moselle s'est fondé sur le seul motif que l'intéressée, qui est hébergée par un ami, ne disposait pas de garanties de représentation suffisantes. Si la requérante fait valoir qu'elle n'a pas fait précédemment l'objet d'une mesure d'éloignement, qu'elle ne constitue pas une menace pour l'ordre public et que la mesure d'éloignement fait suite au refus de renouvellement de son titre de séjour, ces circonstances sont sans incidence sur la légalité de la décision critiquée dès lors qu'en l'absence de résidence effective et permanente, le préfet de la Moselle pouvait lui refuser une délai de départ volontaire sur le fondement du 8° de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision fixant le pays de renvoi :
13.En premier lieu, il résulte de ce qui a été exposé aux points 6 à 10 que Mme D n'est pas fondée à soutenir que cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
14.En deuxième lieu, pour les motifs exposés au point 10 Mme D n'est pas fondée à invoquer, en l'absence d'atteinte disproportionnée à son droit à mener une vie privée et familiale normale, la méconnaissance de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
15.En dernier lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales n'est pas assorti des précisions qui permettraient d'en apprécier le bien-fondé.
En ce qui concerne les moyens propres à la décision prononçant une interdiction de retour :
16.Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour () ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français () ".
17.En premier lieu, il résulte de ce qui a été dit aux points 6 à 10 que Mme D n'est pas fondée à soutenir que cette décision est illégale en conséquence de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français.
18.En second lieu, pour les motifs exposés au point 10, Mme D n'est pas fondée à soutenir que l'interdiction de retour sur le territoire français est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
19.Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation des décisions du 29 avril 2024 par laquelle le préfet de la Moselle a obligée Mme D à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé son pays de renvoi et a prononcé une interdiction de retour sur le territoire français, doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, les conclusions afférentes à fin d'injonction sous astreinte et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D É C I D E :
Article 1 : Mme D est admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Les conclusions de Mme D tendant à l'annulation de la décision du 29 avril 2024 par laquelle le préfet de la Moselle a refusé de renouveler son titre de séjour et les conclusions accessoires, sont renvoyées devant une formation collégiale du tribunal.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de Mme D est rejeté.
Article 4 : Le présent jugement sera notifié à Mme E D veuve A, à Me Alevropoulou et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2024.
Le magistrat désigné,
C. Michel
La greffière,
L. Rivalan
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Rivalan
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026