mardi 9 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2403234 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU MW (4) |
| Avocat requérant | GANGLOFF |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 7 mai 2024 et le 28 mai 2024, M. A B, représenté par Me Gangloff, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 octobre 2023 par lequel le préfet du Haut-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination de son éloignement ;
2°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui remettre une carte de séjour temporaire dans le délai d'un mois ou, à défaut, procéder au réexamen de sa situation dans le délai d'un mois avec une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros hors taxes à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
4°) de l'admettre provisoirement à l'aide juridictionnelle.
Il soutient que :
Sur le refus de titre de séjour :
- le médecin rédacteur du rapport n'est pas identifié ;
- l'article L.425-9 du code de l'entrée et du séjour et des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ; il ne peut accéder à une offre de soins dans son pays d'origine ;
- la décision porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ; il vit en France depuis 2021 où il bénéficié de soins ; il vit avec sa mère, son père étant décédé ;
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- la décision est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du refus de titre de séjour ;
- l'article L.613-3 9° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été méconnu ;
- la décision méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur le pays de destination :
- la décision est illégale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est elle-même irrégulière ;
- la décision méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'obligation de présentation :
- la décision est illégale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est elle-même irrégulière ;
- la décision n'est pas motivée ;
Sur l'interdiction de retour :
- la décision est illégale dès lors que l'obligation de quitter le territoire est elle-même irrégulière ;
- la décision est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 20 juin 2024, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- A titre principal, la requête est irrecevable car tardive ;
- A titre subsidiaire, les moyens soulevés ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. D en application de l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative et de l'article L.614-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 27 juin 2024 à 14 heures :
- le rapport de M. D, magistrat-désigné,
- les observations de Me Carraud, substituant Me Gangloff, avocate de M. B.
Le préfet du Haut-Rhin n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français prise en application des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 est assortie d'un délai de départ volontaire, le tribunal administratif est saisi dans le délai de trente jours suivant la notification de la décision. () " et de l'article R. 776-2 du code de justice administrative : " ()I.-Conformément aux dispositions de l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la notification d'une obligation de quitter le territoire français avec délai de départ volontaire, prise en application de l'article L. 251-1 ou des 3°, 5° ou 6° de l'article L. 611-1 du même code, fait courir un délai de trente jours pour contester cette obligation ainsi que les décisions relatives au séjour, au délai de départ volontaire, au pays de renvoi et à l'interdiction de retour ou à l'interdiction de circulation notifiées simultanément".
2. Par un arrêté du préfet du Haut-Rhin du 25 octobre 2023, notifié par voie postale le 27 octobre 2023 selon la mention expresse " pli avisé et non réclamé " portée sur l'accusé de réception, M. B, de nationalité algérienne, a fait l'objet d'un refus de titre de séjour assorti d'une obligation de quitter le territoire français avec un délai de trente jours et d'une interdiction de retour sur le territoire français fixant le pays de destination de son éloignement. La requête formée par l'intéressé contre cet arrêté, régulièrement notifié à l'adresse qu'il a indiquée au CCAS de Mulhouse, a été enregistrée au greffe du tribunal le 7 mai 2024, soit au-delà du délai de recours de 30 jours prévu par les articles L.614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 II du code de justice administrative, délai expressément mentionné dans la notification de l'arrêté. Les conclusions de la requête sont donc tardives, et, par suite, la fin de non-recevoir opposée en défense doit être accueillie.
3.Il en résulte que la requête de M. B doit être rejetée.
D É C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Gangloff et au préfet du Haut-Rhin. .Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 juillet 2024.
Le magistrat désigné,
M. DLa greffière,
P. Kieffer
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
pk
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026