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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2403490

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2403490

mardi 4 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2403490
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantDOLLÉ

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 20 mai 2024, M. B C, représenté par

Me Dollé, demande au juge des référés :

1°) de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision par laquelle le préfet de la Moselle a implicitement refusé d'enregistrer sa demande de séjour ;

2°) d'enjoindre, à titre principal, au préfet de la Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour l'autorisant à travailler et de lui fixer un rendez-vous, au besoin sous astreinte ;

3°) d'enjoindre, à titre subsidiaire, au préfet de la Moselle de réexaminer sa situation, au besoin sous astreinte ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 800 euros toutes taxes comprises au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- son dossier de demande de titre de séjour était complet.

La procédure a été communiquée au préfet de la Moselle qui n'a produit aucun mémoire.

M. C a obtenu le bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 29 mai 2024, en présence de Mme Adjacent, greffière d'audience :

- le rapport de M. Stéphane Dhers,

- les observations de Me Carraud, substituant Me Dollé , avocat de M. C, qui a repris les moyens et les éléments exposés dans la requête.

Le préfet de la Moselle n'était ni présent, ni représenté.

Le juge des référés a indiqué que l'instruction était close à l'issue de l'audience publique, conformément à l'article R. 522-8 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant marocain né le 4 mars 2005, est entré en France le 29 août 2019. Il a sollicité son admission au séjour le 31 janvier 2023, mais le préfet de la Moselle a refusé de l'enregistrer. Le requérant demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Sur l'étendue du litige :

2. M. C s'est vu remettre un récépissé de demande de carte de séjour, valable du 24 mai au 23 novembre 2024, et sa demande de titre de séjour est en cours d'examen. Par suite, ses conclusions présentées sur le fondement des articles L 511-1 et L. 521-1 du code de justice administrative sont devenues sans objet.

Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :

3. M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale. Par suite, son avocat peut se prévaloir des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Dollé, avocat de M. C, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de ce dernier le versement à Me Dollé de la somme de 1 000 euros hors taxes.

ORDONNE :

Article 1 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. C sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 521-1 du code de justice administrative.

Article 2 : L'Etat versera à Me Dollé, avocat de M. C, une somme de 1 000 (mille) euros hors taxes au titre des dispositions du deuxième alinéa de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve qu'il renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'intérieur et des outre-mer. Copie en sera adressée au préfet de la Moselle.

Fait à Strasbourg, le 4 juin 2024.

Le juge des référés,

S. A

La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur et des outre-mer en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

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