lundi 1 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2404515 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | ROMMELAERE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 26 et 29 juin 2024, M.B D, représenté par Me Rommelaere, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 25 juin 2024 par lequel le préfet de Saône et Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
2°) d'enjoindre au préfet de Saône et Loire de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Il soutient que :
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
- l'auteur des décisions était incompétent pour l'édicter ;
- elles sont insuffisamment motivées et entachée d'un défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ;
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant
Sur le refus de lui accorder un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- il ne présente pas de risque de fuite
Sur la fixation du pays de renvoi :
- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire prive de base légale la décision fixant le pays de destination ;
- la décision contestée est contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste et disproportionnée ;
- la décision contestée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est contraire aux stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant
Par des pièces, enregistréEs le 28 juin 2024, le préfet de Saône et Loire conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par les requérants n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention internationale de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Weisse-Marchal en application des dispositions de l'article L. 754-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Weisse-Marchal, magistrate désignée ;
- les observations de Me Rommelaere , représentant de M. D qui conclut aux mêmes fin que la requête par les mêmes moyens ;
- les observations de M. D, assisté de M. C, interprète en langue serbe, qui conteste avoir maltraité ses enfants.
Le préfet de Saône et Loire, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B D, ressortissant bosnien né le 7 mai 1984, déclare être entré en France le 8 septembre 2022. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 4 avril 2023 et par la Cour nationale du droit d'asile le 28 juin 2023. Incarcéré au centre pénitentiaire de Varennes-le-Grand du 24 février 2023 au 19 juin 2024, il a été condamné le 19 juin 2024 par le tribunal judicaire de Mâcon à une peine de 8 mois d'emprisonnement sans maintien en détention complétée par une interdiction d'entrer en relation avec la victime, en l'occurrence sa belle-fille, pendant trois ans et assortie d'une interdiction de territoire de la même durée pour des faits de violence aggravée par trois circonstances suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, des faits de violences habituelles n'ayant pas entraîné d'incapacité supérieur à trois jours par une personne étant ou ayant été conjoint de la victime ainsi que des faits d'exploitation de la mendicité d'autrui avec contrainte, violence ou dol sur la victime ou son entourage. Par un arrêté du 25 juin 2024 dont le requérant demande l'annulation, le préfet de Saône et Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.
Sur les moyens communs aux décisions attaquées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 7 mai 2024, publié le même jour au recueil des actes administratifs spécial référencé 71-2024-102 du même jour, le préfet de Saône-et-Loire a donné délégation à M. A E, chef de la section éloignement, à l'effet de signer notamment les arrêtés d'obligation de quitter le territoire français avec ou sans délai de départ volontaire, les arrêtés fixant le pays de renvoi et les arrêtés relatifs aux interdictions de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision attaquée, qui manque en fait, doit être écarté.
3. En deuxième lieu, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen de la situation particulière de M. D au regard des stipulations et des dispositions législatives et réglementaires applicables. Par suite les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen sérieux et particulier de sa situation personnelle ne sont pas fondés et doivent être écartés.
4. En troisième lieu, les conditions de la notification de l'arrêté contesté sont sans effet sur sa légalité, de sorte que le moyen tiré de l'irrégularité de la notification ne peut qu'être écarté.
Sur les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire :
5. En premier lieu, aux termes de l'article 8 de la CEDH : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
6. En l'espèce, M. D se prévaut de la présence sur le territoire français de ses enfants et de son épouse, une concitoyenne. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que le son fils né en 2019 de sa relation avec sa belle-fille alors âgée de 15 ans et ses deux filles âgées de 3 ans et 22 mois au jour de la décision attaquée font l'objet d'un placement auprès de l'aide sociale à l'enfance en raison de la maltraitance dont ils ont fait l'objet. Si, comme le fait valoir le requérant à l'audience, l'autorité parentale sur ses enfants ne lui a pas été retirée, il n'en demeure pas moins qu'il n'est plus autorisé à l'exercer dès lors que ses droits parentaux sont réservés en raison, certes, de son incarcération mais aussi et surtout de ses carences parentales. En outre, son épouse, condamnée par le tribunal de Mâcon le 19 juin 2024 à six mois d'emprisonnement sans maintien en détention avec interdiction de rentrer en relation avec la victime, sa fille et interdiction du territoire français durant trois ans pour des faits d'exploitation de la mendicité d'autrui avec contrainte, violence ou dol sur la victime ou son entourage et violence sur une personne vulnérable suivie d'incapacité supérieure à huit jours, fait également l'objet d'une mesure d'éloignement. Enfin, il ne justifie pas d'une intégration en France ou d'une particulière volonté d'intégration alors qu'il a été emprisonné, condamné et interdit de territoire français par le juge judiciaire pour une durée de trois ans pour des faits d'une particulière gravité et n'établit pas être dépourvu de toute attache personnelles et familiale dans son pays d'origine où il a vécu jusqu'en 2022. Par suite, le préfet de Saône et Loire n'a pas les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
7. En second lieu, aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces stipulations que l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
8. Ainsi qu'il a été dit ci-dessus, il ressort des pièces du dossier que le requérant est déjà séparé de ses enfants depuis plus d'un an dès lors qu'ils ont été placés auprès de l'aide sociale à l'enfance en raison de la maltraitance et des carences de leurs parents dont M. D. Or, il ressort également des pièces du dossier que la prise en charge des trois enfants par le système de protection de l'enfance en leur apportant le cadre stable et sécurisant dont ils ont besoin a des effets bénéfiques sur leur évolution et intégration alors qu'ils ne sont plus en contact avec leur père dont les droits parentaux ont été suspendus et qui ne justifie pas à la date de la décision contestée être dans la capacité de leur assurer la qualité de vie nécessitée par leur bien-être. Dans ces circonstances, le préfet n'a pas méconnu les stipulations des articles 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant et, par suite, le moyen doit être écarté.
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
9. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ".
10. Il ressort des pièces du dossier que M. D ne justifie pas être entré régulièrement sur le territoire français, ni avoir sollicité la délivrance d'un titre de séjour. En outre, son comportement constitue une menace pour l'ordre public et il a déclaré ne pas vouloir quitter la France lors de son audition administrative. Par suite, le préfet pouvait légalement, en application des dispositions précitées refuser de lui accorder un délai de départ volontaire.
Sur la fixation du pays de destination :
11. En premier lieu, pour les motifs exposés ci-dessus, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision obligeant M. D à quitter le territoire doit être écarté.
12. En second lieu, Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
13. Le requérant se borne à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions susmentionnées sans assortir ce moyen de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé alors que sa demande d'asile a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 4 avril 2023 et par la Cour nationale du droit d'asile le 28 juin 2023'. Par suite, le moyen ne peut être qu'écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
14. En premier lieu, pour les motifs exposés ci-dessus, le moyen tiré, par voie d'exception, de l'illégalité de la décision obligeant M. D à quitter le territoire doit être écarté.
15. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ".
16. Il résulte des termes de la décision que, pour la prononcer, le préfet s'est fondé sur la circonstance selon laquelle aucun délai de départ volontaire n'était accordé au requérant et qu'il ne justifiait pas de circonstance humanitaire particulière. Pour fixer le délai de l'interdiction de retour, il a tenu compte du fait que l'épouse du requérant fait l'objet d'une mesure d'éloignement similaire, que l'intéressé, dont les enfants sont placés auprès de l'aide sociale à l'enfance et à l'égard desquels ses droits sont réservés, ne dispose pas de liens personnels en France anciens, intenses et stables et qu'il est sans emploi, ni ressources stables. Il a également considéré que son comportement constituait une menace à l'ordre public eu égard à la nature des faits, d'une particulière gravité, pour lesquels il a été incarcéré, condamné et interdit de territoire français pour une durée de trois ans par le tribunal judiciaire de Mâcon. Dans ces circonstances, M. D n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'erreur d'appréciation et est disproportionnée.
17. En troisième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant doivent être écartés pour les motifs exposés aux points 6 et 8.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 26 juin 2024 par lequel le préfet de Saône-et-Loire l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : La requête est rejetée.
Article 2: Le présent jugement sera notifié à M. B D, à Me Rommelaere et au préfet de Saône-et-Loire. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Prononcé en audience publique le 1er juillet 2024.
La magistrate désignée,
C. Weisse-MarchalLa greffière,
L. Rivalan
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Rivalan
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026