jeudi 11 juillet 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2404527 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BERGMANN |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 1er juillet 2024, M. C, représenté par Me Bergmann, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juin 2024 par lequel le préfet
du Haut-Rhin a ordonné son assignation à résidence.
Il soutient que la décision est entachée d'erreur d'appréciation, les modalités de présence à son domicile et de pointage étant des mesures excessives qui n'ont pas pris en compte sa situation professionnelle.
La requête a été régulièrement communiquée au préfet du Haut-Rhin, qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Lecard en application de l'article L. 614-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Lecard, magistrate désignée ;
- et les observations de Me Bergmann, avocat de M. B, qui a rappelé que le jugement du présent tribunal ayant rejeté sa requête dirigée à l'encontre de de la décision portant refus de délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français a été contesté en appel et que le requérant, qui a suivi une formation en hôtellerie-restauration, exerce une activité professionnelle en cette qualité à laquelle les mesure de pointage et de présence porte atteinte.
Le préfet du Haut-Rhin n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B est un ressortissant marocain, né en 2005. Il a déclaré être entré irrégulièrement en France le 1er février 2022. Le 21 septembre 2023, il a sollicité son admission au séjour. Par un arrêté du 18 janvier 2024, le préfet du Haut-Rhin a rejeté sa demande, l'a obligé à quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. Par un jugement du 15 mai 2024, le présent tribunal a confirmé la légalité de cet arrêté. Par l'arrêté contesté du 19 juin 2024, le préfet du Haut-Rhin l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
Sur la légalité de la décision portant assignation à résidence :
2. Le requérant se prévaut du fait qu'il exerce une activité professionnelle et que les obligations de pointage le mardi matin et de présence à son domicile du lundi au vendredi de 9 heures à 11 heures sont excessives et ne lui permettent plus d'exercer son emploi. Toutefois, il ne produit aucun élément, d'une part, de nature à justifier qu'il exerce une activité professionnelle alors qu'au demeurant il est en situation irrégulière, et d'autre part, qui démontrerait l'incompatibilité entre ses horaires de travail et les modalités de l'assignation à résidence.
Par suite, le moyen tiré de l'erreur d'appréciation doit être écarté.
3. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B aux fins d'annulation de l'arrêté du 19 juin 2024 doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet du Haut-Rhin.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 juillet 2024.
La magistrate désignée,
A. LecardLa greffière,
R. Van der Beek La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Van der Beek
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026