jeudi 1 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2405144 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GUEDDARI BEN AZIZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 17 et 24 juillet 2024,
M. A B, représenté par Me Gueddari Ben Aziza, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
3°) enjoindre à la préfète de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours de la décision à intervenir sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
4°) mettre à la charge de l'Etat la somme de 900 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- l'obligation de quitter le territoire français est entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
Sur la fixation du pays de renvoi :
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et est disproportionnée ;
- elle est illégale en raison de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français ;
- elle est insuffisamment motivée et entachée d'un défaut d'examen sérieux ;
-elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste et disproportionnée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 juillet 2024, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Weisse-Marchal en application des dispositions de l'article L. 614-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Weisse-Marchal, magistrate désignée ;
- les observations de Me Gueddari Ben Aziza, avocate de M. A, présent à l'audience, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Elle fait valoir, en outre que la décision portant obligation de quitter le territoire français en litige est entachée d'un vice de procédure dès lors que la préfète du Bas-Rhin a consulté irrégulièrement le fichier du traitement des antécédents judiciaires et fonde sa décision sur ses mentions en faisant référence à un comportement répété alors que l'intéressé n'a fait l'objet que d'une seule condamnation et que la menace à l'ordre public n'est dès lors pas établie ; qu'il n'est pas entré et ne s'est pas maintenu irrégulièrement sur le territoire français car il avait un titre de séjour italien.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. A B, ressortissant camerounais, né le 25 mai 1994 est entré sur le territoire français entre 2018 et 2019 selon ses déclarations. Ecroué à la maison d'arrêt de Strasbourg le 22 avril 2024, il a été condamné par un jugement du tribunal judiciaire de Strasbourg du 23 avril 2024 à six mois d'emprisonnement pour violence sans incapacité, en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité et violence suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours. Par un arrêté du 16 juillet 2024, qu'il conteste par la présente requête, la préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M. A, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
4. Aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : 1° L'étranger, ne pouvant justifier être entré régulièrement sur le territoire français, s'y est maintenu sans être titulaire d'un titre de séjour en cours de validité ; / () / 2° L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () ".
5. L'arrêté contesté a été pris sur le fondement des 1°, 2° et 5° de l'article L. 611-1°, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile à la suite de la condamnation de M. A, ressortissant camerounais, le 23 avril 2024, à six mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur sa compagne.
6. En premier lieu, M. A soutient que la préfète du Bas-Rhin a commis un vice de procédure en consultant irrégulièrement le fichier du traitement des antécédents judiciaires (TAJ). Toutefois, si la préfète du Bas-Rhin indique dans la décision contestée qu'il résulte de la consultation du TAJ qu'il est défavorablement connu pour avoir été mis en cause
le 16 novembre 2023 pour des faits de violence sur sa compagne, suivie d'incapacité n'excédant pas huit jours, d'une part, il ressort des pièces du dossier que ces faits étaient déjà mentionnés dans un précédant arrêté du 18 novembre 2023 obligeant M. A a quitter le territoire au motif notamment que son comportement constituait un trouble et une menace pour l'ordre public ainsi que dans le jugement du 11 avril 2024 qui l'a annulé. D'autre part, il est constant que pour caractériser l'existence d'une menace à l'ordre public, la préfète du Bas-Rhin ne s'est pas exclusivement fondée sur ces faits mais aussi sur une condamnation pénale à six mois d'emprisonnement prononcée le 23 avril 2024 par le tribunal judiciaire de Strasbourg à l'encontre de M. A pour des faits de violence sans incapacité en présence d'un mineur par une personne étant ou ayant été conjoint, concubin ou partenaire lié à la victime par un pacte civil de solidarité. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure ne peut qu'être écarté.
7. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que la préfète aurait omis de procéder à un examen personnalisé de la situation du requérant et n'aurait pas pris en compte les éléments relatifs à sa situation personnelle avant d'édicter la décision en litige. La préfète a notamment retracé le parcours pénal du requérant, détaillé sa situation administrative, pris en compte les éléments relatifs à sa vie privée et familiale. Par suite, le moyen tiré du défaut d'examen doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ". Il résulte de ces dernières stipulations que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant
9. M. A se prévaut de la présence en France de ses deux enfants, nés
le 29 août 2023, de sa relation avec une ressortissante française. Toutefois, ainsi qu'il a déjà été dit au point 6, il ressort des pièces du dossier que M. A a fait l'objet d'une condamnation par le tribunal judiciaire de Strasbourg le 23 avril 2024 à une peine de six mois d'emprisonnement pour des faits de violence sur sa compagne, la mère de ses enfants, devant un mineur. Il ressort également des pièces du dossier que M. A, qui, selon ses déclarations, est entré sur le territoire français " vers 2018-2019 " muni d'un titre de séjour italien, se maintient irrégulièrement sur le territoire français sans y entamer de démarche visant à régulariser sa situation. Il ne démontre pas exercer une activité professionnelle, ne justifie d'aucune intégration particulière en France et n'établit pas être dépourvu de toutes attaches familiales et personnelles dans son pays d'origine. Il n'établit pas non plus à la date de la décision attaquée contribuer effectivement à l'entretien et à l'éducation de ses enfants, ni ne justifie de la réalité et l'intensité de ses liens avec eux alors qu'il est en détention et que sa condamnation est assortie, selon ses dires lors de l'audience, d'une interdiction d'entrer en contact avec leur mère, victime des violences pour lesquelles il a été condamné. Dans ces circonstances, eu égard à la gravité et au caractère récent des faits pour lesquels M. A a été condamné par la juridiction répressive et nonobstant l'absence de répétition dont se prévaut M. A à la supposer avérée compte tenu d'une interpellation et mise en cause sans suite en date du 16 novembre 2023 pour des faits similaires, la préfète a pu, sans commettre d'erreur d'appréciation, estimer que sa présence en France constituait une menace actuelle à l'ordre public suffisamment grave pour que la mesure d'éloignement litigieuse ne porte pas à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des buts d'intérêt public en vue desquels elle a été prise. Par suite, les moyens tirés de l'absence de menace pour l'ordre public et de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés.
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
10. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article
L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ".
11. Il ressort des termes mêmes de la décision contestée que celle-ci se fonde d'une part, sur la circonstance qu'il existe un risque que M. A se soustraie à l'obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet, dès lors qu'il se maintient irrégulièrement sur le territoire français et qu'il a déclaré ne pas vouloir quitter le territoire français. D'autre part, que sa présence constitue une menace à l'ordre public Ces motifs sont au nombre de ceux qui sont susceptibles de justifier un refus de délai de départ volontaire, en application des dispositions précitées des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions précitées doit, par suite, être écarté.
Sur la fixation du pays de destination :
12. Il résulte de ce qui précède que le moyen tiré de ce que la décision fixant le pays de destination devrait être annulée par voie de conséquence de l'illégalité de la décision portant obligation de quitter le territoire français, ne peut qu'être écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
13. En premier lieu, aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder trois ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. / Il en est de même pour l'édiction et la durée de l'interdiction de retour mentionnée à l'article L. 612-8 () ".
14. Il résulte des termes de la décision que, pour la prononcer, la préfète s'est fondée sur la circonstance selon laquelle aucun délai de départ volontaire n'était accordé au requérant et qu'il ne justifiait pas de circonstance humanitaire particulière. Pour fixer le délai de l'interdiction de retour, il a tenu compte du fait que le requérant, qui ne justifie pas d'une intégration particulière en France, n'établit pas ne pas avoir d'attaches personnelles familiales dans son pays d'origine, qu'il n'a fait aucune démarche pour régulariser sa situation et est sans emploi. Il a également considéré que son comportement constituait une menace à l'ordre public eu égard à sa condamnation à six mois d'emprisonnement pour violences conjugales. Dans ces circonstances, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est insuffisamment motivée, entachée d'un défaut d'examen sérieux de sa situation et d'erreur d'appréciation et est disproportionnée.
15. En deuxième lieu, pour les motifs exposés au point précédent et au point 9, le moyen tiré de ce que la préfète du Bas-Rhin aurait commis une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de sa décision sur la situation personnelle de M. A doit être écarté.
16. En troisième lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire ayant été écartés, le moyen tiré par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.
17. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du 16 juillet 2024 par lequel la préfète du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles présentées sur le fondement des dispositions combinées des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de
la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Gueddari Ben Aziza et à la préfète du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er août 2024.
La magistrate désignée,
C. Weisse-MarchalLa greffière,
R. Van Der Beek
La République mande et ordonne à la préfète du Bas-Rhin, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Van Der Beek
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026