jeudi 1 août 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2405249 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | GUEDDARI BEN AZIZA |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires enregistrés les 19 et 24 juillet 2024,
M. C F, représenté par Me Gueddari Ben Aziza, demande au tribunal :
1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) d'annuler l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le préfet du Haut Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans ;
3°) d'annulé l'arrêté du 24 juillet 2024 par lequel le préfet du Haut Rhin l'a assigné à résidence ;
4°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans les quinze jours de la décision à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 000 euros à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
- l'auteur des décisions était incompétent pour les édicter ;
- elles ne sont pas suffisamment motivées ;
- elles lui ont été notifiée dans une langue qu'il ne comprend pas ;
Sur l'obligation de quitter le territoire :
- la décision contestée est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'erreur de fait ;
Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :
- son comportement ne constitue pas une menace à l'ordre public ;
- il ne présente pas de risque de fuite ;
Sur la fixation du pays de renvoi :
- la décision contestée est contraire aux stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;
Sur la décision portant assignation à résidence :
- elle se fonde sur une décision illégale ;
- cette décision n'est pas justifiée.
Par un mémoire en défense, enregistré le 24 juillet 2024, le préfet du Haut-Rhin conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
-le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
-le code des relations entre le public et l'administration ;
-la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
-le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Weisse-Marchal en application des dispositions de l'article L.615-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Weisse-Marchal, magistrate désignée ;
- les observations de Me Gueddari Ben Aziza, avocate de M. C F, absent à l'audience, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens. Elle fait valoir, en outre, que l'intéressé justifierait d'une présence continue en France depuis 2009 et que les décisions contestées seraient entachées d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors qu'il a des problèmes de santé ;
- et les observations de M. A, représentant le préfet du Haut-Rhin, qui précise qu'aucune pièce ne prouve la présence de M. F sur le territoire français entre 2009 et 2016, qu'il ne prouve pas y vivre habituellement et qu'il n'était pas sur le territoire français lorsque qu'il a menacé son ex-conjointe par message.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. C F, ressortissant macédonien, né le 9 janvier 1979 est entré sur le territoire français en 2009 selon ses déclarations. Interpellé et placé en garde à vue le 17 juillet 2024 par les services de police de Mulhouse pour non-respect de son interdiction d'entrer en contact avec la victime, il a fait l'objet d'un arrêté pris le 18 juillet 2024 par le préfet du Haut-Rhin l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et portant interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans. Par décision du même jour, le préfet du Haut-Rhin a ordonné son placement en rétention administrative.
Par une ordonnance du 24 juillet 2024, le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Strasbourg a ordonné sa remise en liberté. Par un arrêté du même jour, le préfet du Haut-Rhin a assigné l'intéressé à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
M. F demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés.
Sur l'admission à l'aide juridictionnelle à titre provisoire :
2. Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. () ".
3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et eu égard à l'urgence qui s'attache à ce qu'il soit statué sur la requête de M., F, de prononcer l'admission provisoire de l'intéressé à l'aide juridictionnelle.
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
4. En premier lieu, le préfet du Haut-Rhin a, par un arrêté du 5 juillet 2024 publié au recueil des actes administratifs de la préfecture le même jour, donné délégation à
M. E D, directeur de l'immigration, de la citoyenneté et de la légalité, et en cas d'absence ou d'empêchement, à Mme B, cheffe du bureau de l'asile et de l'éloignement, pour signer les décisions en litige. Il n'est pas établi ni même allégué que
M. D n'aurait pas été absent ou empêché à la date de la décision en litige. Par suite, le moyen tiré du vice d'incompétence doit être écarté.
5. En deuxième lieu, les décisions contestées comportent les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement et qui permettent de vérifier que l'administration préfectorale a procédé à un examen de la situation particulière de M. F au regard des stipulations et des dispositions législatives et réglementaires applicables.
Si l'intéressé fait valoir que le préfet n'a pas motivé sa décision en prenant en compte son état de santé, ni sa capacité à voyager et la disponibilité des soins dans son pays d'origine, il ressort de son audition administrative qu'il n'a pas été en mesure de produire des certificats médicaux justificatifs, ni aucun élément de preuve permettant de tenir ses allégations pour établies.
Dans ces conditions, les moyens tirés du défaut de motivation et du défaut d'examen sérieux de sa situation ne sont pas fondés et doivent, par suite, être écartés.
6. En troisième lieu, les conditions de la notification de l'arrêté contesté sont sans effet sur sa légalité, de sorte que le moyen tiré de l'irrégularité de la notification ne peut qu'être écarté.
Sur la légalité de l'obligation de quitter le territoire français :
7. En premier lieu, aux termes de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants: () 2o L'étranger, entré sur le territoire français sous couvert d'un visa désormais expiré ou, n'étant pas soumis à l'obligation du visa, entré en France plus de trois mois auparavant, s'est maintenu sur le territoire français sans être titulaire d'un titre de séjour ou, le cas échéant, sans demander le renouvellement du titre de séjour temporaire ou pluriannuel qui lui a été délivré ; () 5o Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public () "
8. Il ressort des termes mêmes de l'arrêté attaqué que l'obligation de quitter le territoire français a été prise sur le fondement des 2° et 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il ressort des pièces du dossier que
M. F, qui déclare être entré en France en 2009 et ne pas avoir vécu dans son pays d'origine entre 2009 et 2021, comme l'indique la décision contestée, résidait hors de France le 9 septembre 2022, date à laquelle il a envoyé un sms de menace de mort à son ex-épouse dans lequel il lui dit de " ne pas l'obliger à venir en France ". Il ressort également des pièces du dossier que l'intéressé, qui a fait l'objet d'une nouvelle mesure d'éloignement assortie d'une interdiction de retour pour une durée de trois ans exécutée de manière coercitive
le 29 mars 2017, était présent en France le 1er février 2024, soit depuis plus de trois mois avant le décision contestée, date à laquelle il a comparu devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour les faits susmentionnés de menace de mort matérialisée par écrit par une personne ayant été conjoint et a été condamné à une peine d'emprisonnement de douze mois avec sursis assortie d'une interdiction d'entrer en relation de quelque manière que ce soit avec la victime. Ainsi,
M. F, qui n'est pas soumis à l'obligation de visa, s'est maintenue sur le territoire français plus de trois mois après son entrée, sans être titulaire d'un titre de séjour.
Le préfet du Haut-Rhin pouvait pour ce seul motif, l'obliger à quitter le territoire français sur le fondement du 2° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à soutenir qu'il justifie d'une présence continue en France depuis 2009. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de fait doit être écarté.
9. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale. () / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".
10. Le requérant se prévaut de la continuité de son séjour sur le territoire français depuis 2009 ainsi que de la présence en France de ses deux fils dont un mineur de treize ans. Toutefois, d'une part, comme relevé au point 8, le requérant, qui a fait l'objet de plusieurs mesures d'éloignement assorties pour certaines d'interdictions de retour sur le territoire français, n'établit pas s'être maintenu sur le territoire français depuis 2009. D'autre part, les deux attestations dactylographiées non accompagnées de pièces d'identité qu'il dit rédigées par ses fils n'ont pas de valeur probante et ne suffisent pas à démontrer qu'il entretiendrait avec eux des liens étroits et stables, ni à justifier de sa contribution effective à l'entretien et l'éducation de ses enfants. En outre, il ne justifie d'aucune intégration particulière sur le territoire français alors qu'il a été condamné à plusieurs reprises à des peines d'emprisonnement pour conduite d'un véhicule sans permis, menace de mort matérialisée par écrit par une personne ayant été conjoint, infraction à la législation des stupéfiants, port prohibé d'arme de catégorie 6, violence avec usage d'une arme sans incapacité, dégradation ou détérioration de bien destiné à l'utilité publique et outrage à personne dépositaire de l'autorité publique. Dans ces conditions,
la décision contestée n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations précitées doit être écartée
Sur l'absence de délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; () 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article
L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. F, qui ne dispose pas de passeport, est entré irrégulièrement sur le territoire français et n'a jamais sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par suite, le préfet pouvait légalement, en application des dispositions précitées de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et du 1° de l'article L. 612-3 du même code refuser d'accorder un délai de départ volontaire.
Sur la fixation du pays de destination :
13. Aux termes des stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".
14. Le requérant se borne à soutenir que la décision attaquée méconnaît les dispositions susmentionnées sans assortir ce moyen de précisions suffisantes pour permettre au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, le moyen ne peut être qu'écarté.
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
15. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article
L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".
16. En l'espèce, compte tenu des conditions de séjour du requérant, telles que rappelées au point 10, il n'est pas établi qu'en fixant à cinq ans, la durée de son interdiction de retour sur le territoire français, le préfet du Haut-Rhin aurait entaché sa décision d'erreur d'appréciation.
Sur l'assignation à résidence :
17. La décision portant obligation de quitter le territoire français n'étant pas entachée d'illégalité, le moyen invoqué par la voie de l'exception à l'encontre de la décision portant assignation à résidence, tiré de l'illégalité de cette décision, doit être écarté.
18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions du requérant tendant à l'annulation des décisions portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi, portant interdiction de retour sur le territoire français et assignation à résidence doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M.F est admis provisoirement au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. C F, à
Me Gueddari Ben Aziza et au préfet du Haut-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er août 2024.
La magistrate désignée,
C. Weisse-MarchalLa greffière,
R. Van Der Beek
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
R. Van Der Beek
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026