mardi 3 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2405616 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS JPCD |
Vu la procédure suivante :
Par une ordonnance du 31 juillet 2024, la magistrate désignée du tribunal administratif de Nancy a transmis au tribunal la requête de M. D B.
Par cette requête et des mémoires, enregistrés les 22 juillet, 7 et 10 août 2024, M. D B, représenté par Me Carmantrand, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 19 juillet 2024 notifié le 20 juillet 2024 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour.
Il soutient que :
Sur l'obligation de quitter le territoire français :
- la décision attaquée a été prise par une autorité ne bénéficiant pas d'une délégation de signature ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il justifie de son lieu de résidence ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public car il a un casier judiciaire vierge et que, bien que poursuivi pénalement dans le cadre d'une comparution immédiate, il n'a pas encore été jugé ;
- la décision attaquée méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs et des droits de la défense ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur le refus d'un délai de départ volontaire :
- la décision attaquée a été prise par une autorité ne bénéficiant pas d'une délégation de signature ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il justifie de son lieu de résidence ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public car il a un casier judiciaire vierge et que, bien que poursuivi pénalement dans le cadre d'une comparution immédiate, il n'a pas encore été jugé ;
- la décision attaquée méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs et des droits de la défense ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur la décision fixant un pays de destination :
- la décision attaquée a été prise par une autorité ne bénéficiant pas d'une délégation de signature ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il justifie de son lieu de résidence ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public car il a un casier judiciaire vierge et que, bien que poursuivi pénalement dans le cadre d'une comparution immédiate, il n'a pas encore été jugé ;
- la décision attaquée méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs et des droits de la défense ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :
- la décision attaquée a été prise par une autorité ne bénéficiant pas d'une délégation de signature ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il justifie de son lieu de résidence ;
- elle est entachée d'erreur de fait car il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour ;
- le préfet a commis une erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public car il a un casier judiciaire vierge et que, bien que poursuivi pénalement dans le cadre d'une comparution immédiate, il n'a pas encore été jugé ;
- la décision attaquée méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs et des droits de la défense ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et a commis une erreur manifeste d'appréciation de sa situation personnelle et familiale ;
- le préfet a méconnu les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
Par un mémoire en défense, enregistré le 7 août 2024, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par M. B ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la directive 2008/115/CE du Parlement et du Conseil du 16 décembre 2008 relative aux normes et procédures communes applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Klipfel en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 8 août 2024.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 8 août 2024 :
- le rapport de Mme Klipfel, magistrate désignée ;
- les observations de Me Carmantrand, avocat de M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens, et soutient en outre que M. B est poursuivi pour violences volontaires avec armes et non pour une tentative d'assassinat et qu'il présente des garanties de représentation suffisantes dans la mesure où il réside en France depuis vingt ans chez ses parents et qu'il a demandé le renouvellement de son titre de séjour.
Le préfet de la Moselle, régulièrement convoqué, n'était ni présent ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Une note en délibéré, présentée pour M. B, a été enregistrée le 10 août 2024 et a été communiquée.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience du 23 août 2024.
Le rapport de Mme Klipfel a été entendu au cours de l'audience publique du 23 août 2024.
Les parties régulièrement convoquées, n'étaient ni présentes ni représentées.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant monténégrin né le 23 août 1999, a été interpellé et placé en garde à vue le 18 juillet 2024 par les services de police de Metz pour des faits de " tentative d'assassinat ", " dégradation volontaire d'un bien appartenant à autrui par moyen dangereux ", " violences volontaires avec usage ou menace d'une arme n'ayant pas entrainé d'ITT ", " vol en réunion précédé, accompagné, suivi de violences ", et " violences volontaires avec usage d'une arme en réunion avec préméditation ayant entrainé une ITT inférieure ou égale à 8 jours ". Constatant qu'il n'était pas en mesure de présenter un document de séjour, le préfet de la Moselle, par un premier arrêté du 19 juillet 2024, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans. Par un second arrêté du même jour, le préfet de la Moselle l'a également placé en rétention. Puis, en raison de l'incompatibilité de la mesure de rétention avec le contrôle judiciaire dont il fait l'objet, le préfet de la Moselle a mis fin à la rétention de l'intéressée et l'a assigné à résidence par un arrêté du 23 juillet 2024, notifié le même jour. Par le recours qu'il forme, M. B demande au tribunal l'annulation de l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, et a prononcé à son encontre une interdiction de retour d'une durée de trois ans.
Sur les moyens communs aux décisions contestées :
2. En premier lieu, par un arrêté du 14 mai 2024 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture de Moselle du 15 mai 2024, le préfet de la Moselle a donné délégation en cas d'absence et d'empêchement de M. F H, directeur de l'immigration et de l'intégration, et de M. G E, directeur adjoint, chef du bureau de l'admission au séjour, à Mme C A, cheffe du bureau de l'éloignement et de l'asile, à l'effet de signer les actes se rapportant aux matières relevant de son bureau à l'exception de certaines catégories d'actes auxquelles n'appartiennent pas les décisions contestées. Il n'est pas établi ni allégué que M. H et M. E n'auraient pas été absents ou empêchés. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de Mme A, signataire des décisions attaquées, manque en fait et doit être écarté.
3. En deuxième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
4. Le requérant fait valoir qu'il réside en France depuis plus de vingt ans, qu'il vit chez ses parents, qu'il travaille en France depuis toujours et qu'il n'a plus de lien avec le Monténégro. Toutefois, l'intéressé ne justifie pas de la durée de sa présence sur le territoire français. Il ne justifie pas également être significativement inséré dans la société française, pas plus qu'il n'établit avoir noué des liens privés, professionnels ou familiaux d'une intensité particulière durant son séjour en France. En outre, il n'a pas vocation à vivre avec ses parents et il n'établit pas être démuni d'attaches familiales dans son pays d'origine. Enfin, il ressort des pièces du dossier que M. B a été condamné le 9 août 2024 par le tribunal correctionnel de Metz à une peine de deux ans d'emprisonnement dont douze mois avec sursis pour des faits de violences avec incapacité temporaire de travail inférieure à huit jours, vol en réunion et détention sans déclaration d'arme, munitions ou de leurs éléments de catégorie C. Dans ces circonstances, et eu égard à la menace pour l'ordre public qu'il représente, les décisions attaquées n'ont, en l'espèce, pas porté au droit de M. B au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elles ont été prises. Le préfet n'a, dès lors, pas méconnu les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et n'a pas davantage, dans les circonstances particulières de l'espèce, entaché les décisions attaquées d'une erreur manifeste dans l'appréciation de leurs conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.
5. En dernier lieu, si M. B soutient que la décision contestée méconnaît le principe de la séparation des pouvoirs, des droits de la défense et les stipulations de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, les moyens sont dépourvus des précisions suffisantes permettant au juge d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, les moyens doivent être écartés.
Sur les moyens propres à l'obligation de quitter le territoire français :
6. En premier lieu, si M. B soutient que la décision est entachée d'erreur de fait car il justifie de son lieu de résidence, ce moyen est inopérant à l'encontre de la décision contestée. Par suite, il pourra être écarté.
7. En deuxième lieu, si M. B soutient que la décision est entachée d'erreur de fait car il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour, il est toutefois constant, comme le relève la décision en litige, que M. B n'est pas titulaire d'un titre de séjour en cours de validité et que ce seul motif suffit pour l'obliger à quitter le territoire français. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce le préfet a commis une erreur de fait doit être écarté.
8. En troisième lieu, aux termes des dispositions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut obliger un étranger à quitter le territoire français lorsqu'il se trouve dans les cas suivants : / () 5° Le comportement de l'étranger qui ne réside pas régulièrement en France depuis plus de trois mois constitue une menace pour l'ordre public ; () ".
9. Si M. B soutient que la décision est entachée d'erreur de fait et d'erreur d'appréciation car il ne constitue pas une menace pour l'ordre public dans la mesure où il dispose d'un casier judiciaire vierge, que, bien que poursuivi pénalement dans le cadre d'une comparution immédiate, il n'a pas encore été jugé et qu'il est poursuivi pour violences volontaires avec armes et non pour tentative d'assassinat, la tentative d'assassinat ayant été requalifiée en violences volontaires avec armes, il résulte de ce qui a été dit au point 4 du présent jugement que M. B a été condamné le 9 août 2024 par le tribunal correctionnel de Metz à une peine de deux ans d'emprisonnement dont douze mois avec sursis pour des faits de violences avec incapacité temporaire de travail inférieure à huit jours, vol en réunion et détention sans déclaration d'arme, munitions ou de leurs éléments de catégorie C. Il s'ensuit que le moyen tiré de ce le préfet a commis une erreur de fait et une erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public doit être écarté.
10. En dernier lieu, si le requérant se prévaut du fait qu'il présente des garanties de représentation suffisantes, ce moyen est inopérant à l'encontre de la décision contestée. Par suite, il pourra être écarté.
Sur les moyens propres au refus d'un délai de départ volontaire :
11. Aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision. L'autorité administrative peut accorder, à titre exceptionnel, un délai de départ volontaire supérieur à trente jours s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. Elle peut prolonger le délai accordé pour une durée appropriée s'il apparaît nécessaire de tenir compte de circonstances propres à chaque cas. L'étranger est informé par écrit de cette prolongation. ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / () /3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Enfin aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : () / 8° l'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, qu'il a refusé de communiquer les renseignements permettant d'établir son identité ou sa situation au regard du droit de circulation et de séjour ou a communiqué des renseignements inexacts, qu'il a refusé de se soumettre aux opérations de relevé d'empreintes digitales ou de prise de photographie prévues au 3° de l'article L. 142-1, qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale ou qu'il s'est précédemment soustrait aux obligations prévues aux articles L. 721-6 à L. 721-8, L. 731-1, L. 731-3, L. 733-1 à L. 733-4, L. 733-6, L. 743-13 à L. 743-15 et L. 751-5. ".
12. Il ressort des pièces du dossier que M. B est en possession d'un document d'identité ou de voyage, à savoir son passeport et qu'il justifie d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale, à savoir chez ses parents. Au surplus, il fait l'objet d'une condamnation pénale à deux ans d'emprisonnement dont douze mois avec sursis. Dans ces circonstances, M. B présente des garanties de représentation suffisantes et ne présente pas de risque de fuite. Il résulte de ce qui précède que le préfet de la Moselle a entaché sa décision portant refus d'un délai de départ volontaire d'une erreur d'appréciation. Il s'ensuit que cette décision doit, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens dirigés contre cette décision, être annulée, ainsi que, par voie de conséquence, la décision portant interdiction de retour pour une durée de trois ans et celle le signalant aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour.
Sur les moyens propres à la décision fixant le pays de destination :
13. En premier lieu, si M. B soutient que la décision est entachée d'erreurs de faits car il justifie de son lieu de résidence, il a entrepris des démarches administratives aux fins de renouvellement de son titre de séjour et il est poursuivi pour violences volontaires avec armes et non tentative d'assassinat, ces moyens sont inopérants à l'encontre de la décision contestée. Par suite, ils pourront être écartés.
14. En second lieu, si M. B soutient que la décision est entachée d'erreur d'appréciation car il ne représente pas une menace à l'ordre public et qu'il présente des garanties de représentation suffisantes, ces moyens sont inopérants à l'encontre de la décision contestée. Par suite, ils pourront être écartés.
15. Il résulte de ce qui précède que M. B est fondé à demander l'annulation de l'arrêté du préfet de la Moselle du 19 juillet 2024 en tant qu'il lui refuse un délai de départ volontaire, qu'il lui interdit tout retour sur le territoire français pour une durée de trois ans et qu'il le signale aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour.
D E C I D E :
Article 1 : L'arrêté du 19 juillet 2024 du préfet de la Moselle est annulé en tant qu'il a refusé à M. B un délai de départ volontaire, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire d'une durée de trois ans et l'a signalé aux fins de non-admission dans le système d'information Schengen pour la durée de l'interdiction de retour.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. D B et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur et des outre-mer et au procureur de la République près le tribunal judiciaire de Metz.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 septembre 2024.
La magistrate désignée,
V. KlipfelLa greffière,
G. Trinité
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
G. Trinité
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2515745
01/07/2026
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502101
01/07/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2608358
01/07/2026
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2607258
01/07/2026