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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2406364

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2406364

mercredi 11 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2406364
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantPIALAT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 août 2024, M. B A détenu au centre pénitentiaire de Mulhouse - Lutterbach, représenté par Me Pialat, demande au tribunal ;

1°) d'annuler l'arrêté du 17 mai 2024 par lequel le préfet du Haut-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ;

2°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, puis un titre de séjour avec la mention " vie privée et familiale " ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

- le délai de recours contre l'arrêté attaqué n'a pas commencé à courir, en l'absence de notification valable de ce dernier ;

- l'auteur de la décision était incompétent pour l'édicter ;

- l'arrêté attaqué méconnaît l'accord franco-algérien, l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'hommes et des libertés fondamentales et l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

- l'interdiction de retour sur le territoire français est illégale par voie de conséquence de l'illégalité affectant l'obligation de quitter le territoire français.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Perabo-Bonnet en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 776-15 du code de justice administrative : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. / Les attributions dévolues par les dispositions réglementaires du présent code à la formation de jugement ou à son président sont exercées par ce magistrat. / Il peut, par ordonnance : () 4° rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance ".

2. Aux termes de l'article L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsque la décision portant obligation de quitter le territoire français n'est pas assortie d'un délai de départ volontaire, le président du tribunal administratif peut être saisi dans le délai de quarante-huit heures suivant la notification de la mesure ". Aux termes de l'article

R. 776-19 du code de justice administrative : " Si, au moment de la notification d'une décision mentionnée à l'article R. 776-1, l'étranger est retenu par l'autorité administrative, sa requête peut valablement être déposée, dans le délai de recours contentieux, auprès de ladite autorité administrative ". Il résulte également des dispositions combinées des articles R. 776-19 et R. 776-31 du même code que les étrangers ayant reçu notification d'une décision mentionnée à l'article

R. 776-1 de ce code alors qu'ils sont en détention ont la faculté de déposer leur requête, dans le délai de recours contentieux, auprès du chef de l'établissement pénitentiaire. Il incombe à l'administration, pour les décisions présentant les caractéristiques mentionnées ci-dessus, de faire figurer, dans leur notification à un étranger détenu, la possibilité de déposer sa requête dans le délai de recours contentieux auprès du chef de l'établissement pénitentiaire.

3. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté attaqué a été notifié par la voie administrative à M. A le 17 mai 2024 à 15 heures 40 et que ladite notification comportait l'indication des délais et voies de recours ouverts contre cet arrêté ainsi que la possibilité de déposer ce recours auprès du chef d'établissement pénitentiaire dans lequel est détenu le requérant. Le recours de l'intéressé n'a été enregistré au greffe du tribunal administratif que le 27 août 2024.

La circonstance que l'intéressé a refusé de signer le procès-verbal de notification de l'arrêté attaqué n'est pas de nature à faire obstacle au déclenchement du délai de recours contentieux. Ainsi, à la date d'enregistrement de la requête, le délai de recours de quarante-huit heures prévu par les dispositions susmentionnées était expiré. Ladite requête est tardive et dès lors irrecevable et ne peut, par suite, qu'être rejetée.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et à Me Pialat.

Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin et au ministre de l'intérieur.

Fait à Strasbourg, le 11 septembre 2024.

La magistrate désignée,

L. Perabo-Bonnet

La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. Van Der Beek

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