LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2406567

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2406567

lundi 16 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2406567
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation4ème Chambre
Avocat requérantBERRY

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de titre de séjour. La juridiction estime que le requérant, en situation irrégulière et dont la demande d'asile a été définitivement rejetée, ne remplit pas les conditions d'intégration requises par les articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA pour bénéficier d'un titre de séjour. Elle écarte également les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'article 3-1 de la CIDE.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 septembre 2024, M. A... B..., représenté par Me Berry, demande au tribunal :

d’annuler la décision du 10 janvier 2024 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour :

d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin, à titre principal, de lui délivrer un titre de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement, à titre subsidiaire, de réexaminer sa situation dans un délai de 15 jours à compter de la notification du présent jugement et de lui délivrer dans l’intervalle une autorisation provisoire de séjour sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

de mettre à la charge de l’État le versement d’une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.

Il soutient que :
la décision contestée est entachée d’un vice d'incompétence ;
la décision méconnaît l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
elle méconnaît l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
elle méconnaît l’article 3-1 de la convention internationale de New-York relative aux droits de l'enfant ;
elle méconnaît l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les dispositions de la circulaire du 28 novembre 2021.
elle est entachée d’erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense, enregistré le 8 octobre 2024, la préfète du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés ne sont pas fondés.

M. B... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 8 juillet 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale de New-York relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président de la formation de jugement a dispensé, sur sa proposition, le rapporteur public de prononcer ses conclusions à l'audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
le rapport de M. Laurent Boutot,
les observations de Me Berry, avocate de M. B..., et de ce dernier.


Considérant ce qui suit :
M. B..., ressortissant kosovare né en 1986, est entré en France en 2015 pour y solliciter l’asile. Il demande d’annuler la décision du 10 janvier 2024 par laquelle la préfète du Bas-Rhin a rejeté sa demande d’admission au séjour présentée sur les fondements des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En premier lieu, il ressort des pièces du dossier que M. Duhamel, secrétaire général de la préfecture, était compétent pour signer la décision contestée en vertu d’un arrêté de délégation du 7 juillet 2023 régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du même jour. Le moyen tiré de l’incompétence de l’auteur de l’acte doit être écarté.
En deuxième lieu, le requérant invoque la méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales, en se prévalant de sa durée de présence en France et de la présence de son épouse et de ses enfants qui sont scolarisés. Il ressort toutefois des pièces du dossier que M. B... est entré en France de manière irrégulière en 2015 aux fins d’y solliciter l’asile, que sa demande a été rejetée par l’Office français de protection des réfugiés et apatrides puis par la Cour nationale du droit d'asile, qu’il a fait l’objet, en 2018, 2020 et 2023, de refus de titre de séjour assortis d’obligations de quitter le territoire français qu’il n’a pas exécutées, et que ses recours contre ces décisions ont été rejetés. Eu égard à ces conditions de séjour, il ne saurait valablement se prévaloir de son ancienneté de séjour. Par les pièces qu’il verse au dossier, le requérant, dépourvu de ressources et de logement autonome, n’établit pas d’intégration significative, les attestations produites en ce sens étant rédigées en des termes généraux et convenus. La promesse d’embauche en date du 18 septembre 2023 en qualité de poseur de faux-plafonds dont il se prévaut, peu circonstanciée et alors que le requérant ne justifie pas d’une expérience professionnelle dans ce domaine, n’a pas de caractère probant. Son épouse se trouve également en situation irrégulière. Le requérant ne démontre pas non plus être isolé dans son pays d'origine, le Kosovo. Dans ces conditions, le moyen doit être écarté, de même que, pour les mêmes motifs, celui tiré de la méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.
En troisième lieu, la décision contestée n’implique aucune séparation des enfants de M. B... d’avec l’un ou l’autre de leurs parents, qui n’ont pas de droit au séjour, et aucun élément n’établit que leurs enfants ne pourraient poursuivre leur scolarité peu avancée ailleurs qu’en France. Le moyen tiré de la méconnaissance de l’article 3-1 de la convention internationale de New-York relative aux droits de l'enfant doit être écarté.
En quatrième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n’est assorti d’aucun élément nouveau et doit être écarté pour les mêmes motifs que précédemment exposés.
En cinquième lieu, le moyen tiré de la méconnaissance de la circulaire du 28 novembre 2012, qui est dépourvue de valeur réglementaire, doit être écarté comme inopérant.
En dernier lieu, le moyen tiré de l’erreur manifeste d'appréciation n’est assorti d’aucun élément nouveau et doit être écarté pour les mêmes motifs qu’aux points précédents.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. B... à fin d’annulation doivent être rejetées, de même que par voie de conséquence celles à fin d'injonction et celles au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l’aide juridique.


D E C I D E :


La requête de M. B... est rejetée.
Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.


Délibéré après l’audience du 29 janvier 2026, à laquelle siégeaient :

M. Dhers, président,
M. Boutot, premier conseiller,
Mme Mornington-Engel, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe, le 16 mars 2026.


Le rapporteur,

L. Boutot
Le président,

S. Dhers



La greffière,

N. Adjacent



La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,







Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions