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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2407305

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2407305

mercredi 9 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2407305
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantPERREY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 26 septembre et 8 octobre 2024,

M. C B, représenté par Me Perrey, demande au tribunal :

1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler l'arrêté du 25 septembre 2024 par lequel le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français ;

3°) d'enjoindre au préfet de la Côte-d'Or de réexaminer sans délai sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour ;

4°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 200 euros hors taxes au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- la signataire de la décision contestée ne disposait d'aucune délégation de compétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- la décision contestée est contraire aux dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision contestée est contraire aux dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la décision lui refusant un délai de départ volontaire :

- la signataire de la décision contestée ne disposait d'aucune délégation de compétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision contestée ;

- la décision contestée est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision contestée est contraire aux dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est contraire aux articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ; il ne présente aucun risque de fuite et ne menace pas l'ordre public ;

- la décision contestée est contraire à l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Sur la fixation du pays de renvoi :

- la signataire de la décision contestée ne disposait d'aucune délégation de compétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;

- le principe du contradictoire n'a pas été respecté ;

- la décision en litige ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision contestée ;

- elle est contraire à l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

- la signataire de la décision contestée ne disposait d'aucune délégation de compétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- le préfet de la Côte-d'Or n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation personnelle ;

- elle ne lui a pas été notifiée dans une langue qu'il comprend ;

- l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français prive de base légale la décision contestée ;

- elle est contraire aux stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle est contraire à l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est contraire à l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision contestée est contraire aux dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle ;

Par deux mémoires en défense, enregistré les 2 et 9 octobre 2024, le préfet

de la Côte-d'Or conclut au rejet de la requête et de mettre à la charge de M. B la somme

de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'aucun des moyens soulevés par M. B n'est fondé.

Le président du tribunal a désigné M. Dhers en application de l'article

L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique du 9 octobre 2024 :

- le rapport de M. Dhers, vice-président désigné ;

- les observations de Me Perrey, avocat de M. B, qui a repris les moyens et les éléments exposés dans ses écrits.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant ivoirien né le 5 février 1981, déclare être entré en France en mai 2019. Il a déposé une demande d'asile qui a été rejetée par l'Office français de protection des réfugiés et apatrides le 19 octobre 2021, puis par la Cour nationale du droit d'asile le 7 mai 2022. Par une décision du 23 septembre 2021 le préfet du Doubs a refusé de lui délivrer un titre de séjour en qualité de conjoint de français et la requête qu'il a introduite à l'encontre de cette décision a été rejetée par un jugement du tribunal administratif de Besançon du

8 novembre 2022. Puis, par un arrêté du 8 février 2023, le même préfet a refusé de renouveler son attestation de demande d'asile, lui a fait obligation de quitter le territoire français dans le délai de trente jours et a fixé son pays de destination. Le requérant a déposé une nouvelle demande d'admission au séjour le 14 septembre 2023 qui a été implicitement rejetée. Il a fait l'objet d'une interpellation le 10 septembre 2024 à l'issue de laquelle le préfet de la Côte-d'Or lui a fait obligation de quitter sans délai le territoire français, a fixé le pays à destination duquel il est susceptible d'être éloigné et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français par un arrêté du 25 septembre 2024. Le requérant, actuellement en rétention, demande au tribunal d'annuler cet arrêté.

Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :

2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. B à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur les moyens dirigés contre l'ensemble des décisions contestées :

3. En premier lieu, par un arrêté du 18 janvier 2024, publié le 22 janvier 2024 au recueil des actes administratifs spécial de la préfecture, le préfet de la Côte-d'Or a donné délégation de signature à M. Johann Mougenot, secrétaire général de la préfecture et, en cas d'absence ou d'empêchement de ce dernier, à Mme D E, sous-préfète, secrétaire générale adjointe de la préfecture, à l'effet de signer tous arrêtés, décisions, circulaires, rapports, correspondances et documents relevant des attributions de l'Etat dans le département, à l'exception d'actes au nombre desquels ne se rattachent pas les décisions en litige. Il n'est pas allégué et il ne ressort d'aucune pièce du dossier que M. F n'aurait pas été absent ou empêché le 25 septembre 2024. Par suite, le moyen tiré de ce que Mme E, signataire de l'arrêté en litige, ne disposait pas d'une délégation de compétence doit être écarté.

4. En deuxième lieu, l'arrêté contesté comporte les éléments de droit et de fait qui en constituent le fondement. M. B n'est dès lors pas fondé à soutenir qu'il est entaché d'un défaut de motivation.

5. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet de la Côte-d'Or a procédé à un examen particulier de la situation de M. B avant d'édicter l'arrêté attaqué.

6. En quatrième lieu, les conditions de notification des décisions administratives étant sans incidence sur leur légalité, la circonstance alléguée que l'arrêté attaqué n'a pas été notifié au requérant dans une langue qu'il comprend est sans incidence sur sa légalité.

7. En cinquième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ".

Aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. ".

8. M. B fait essentiellement valoir qu'il réside en France depuis 2014, qu'il s'est marié avec une ressortissante française le 8 août 2020, qu'il s'occupe quotidiennement du fils de son épouse qui est handicapé, qu'il est investi dans l'association du secours catholique et qu'une requête dirigée contre la décision du 14 janvier 2024, par laquelle le préfet du Doubs a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour, est actuellement pendante devant le tribunal administratif de Besançon. Toutefois, le requérant n'apporte aucun élément pour établir la réalité d'une communauté de vie avec son épouse et il ressort, au demeurant, des pièces du dossier qu'il a notamment fait l'objet d'une plainte, déposée par cette dernière le 26 juillet 2023, pour des faits de violence et menaces de mort, mais aussi de signalements pour d'autres faits identiques en 2022 et pour des infractions d'usage de faux documents et de circulation avec un véhicule sans assurance commises entre 2020 et 2024. Par ailleurs, M. B fait l'objet actuellement d'une procédure pénale pour des faits de viol et de menaces de mort réitérées sous la menace d'une arme commis le 23 septembre 2024 et à supposer qu'il ne soit pas l'auteur de ces faits, comme il le soutient, cette seule circonstance ne remettrait pas en cause la dangerosité de sa présence sur le territoire français. Enfin, il est constant que le requérant n'est pas dépourvu d'attaches familiales en Côte-d'Ivoire où résident ses enfants âgés de six, onze et quatorze et aux besoins desquels il subvient financièrement. Par suite, et eu égard au comportement de M. B et à la circonstance que ses attaches privées et familiales se trouvent très majoritairement dans son pays d'origine, les moyens tirés de la méconnaissance des dispositions et stipulations précitées doivent être écartés.

9. En sixième lieu, les moyens tirés de la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de ce que l'arrêté litigieux serait entaché d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de M. B doivent être écartés pour les motifs exposés au point précédent.

Sur la décision refusant un délai de départ volontaire à M. B :

10. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.

11. En deuxième lieu, en se bornant à faire valoir que compte tenu " notamment de sa situation personnelle et familiale, [il] justifie de circonstances nécessitant qu'un délai de départ supérieur à trente jours lui soit accordé afin d'organiser son départ ", M. B n'établit pas que le préfet de la Côte-d'Or aurait dû exceptionnellement lui accorder un délai de départ volontaire supérieur à trente jours en application de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

12. En troisième lieu, eu égard au comportement de M. B, qui menace l'ordre public, et, au surplus, à la circonstance qu'il s'est soustrait à des précédentes mesures d'éloignement rappelées au point 1, ce qui caractérise un risque de fuite, le préfet

de la Côte-d'Or était fondé à lui refuser un délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Sur la décision fixant le pays de renvoi :

13. En premier lieu, il résulte notamment de la jurisprudence de la Cour de justice de l'Union européenne, notamment de son arrêt C-383/13 M. A, N. R./Staatssecretaris van Veiligheid en Justitie du 10 septembre 2013, que toute irrégularité dans l'exercice des droits de la défense lors d'une procédure administrative concernant un ressortissant d'un pays tiers en vue de son éloignement ne saurait constituer une violation de ces droits et, en conséquence, que tout manquement, notamment, au droit d'être entendu n'est pas de nature à entacher systématiquement d'illégalité la décision prise. Il revient à l'intéressé d'établir devant le juge chargé d'apprécier la légalité de cette décision que les éléments qu'il n'a pas pu présenter à l'administration auraient pu influer sur le sens de cette décision et il appartient au juge saisi d'une telle demande de vérifier, lorsqu'il estime être en présence d'une irrégularité affectant le droit d'être entendu, si, eu égard à l'ensemble des circonstances de fait et de droit spécifiques de l'espèce, cette violation a effectivement privé celui qui l'invoque de la possibilité de mieux faire valoir sa défense dans une mesure telle que cette procédure administrative aurait pu aboutir à un résultat différent. En l'espèce, M. B a, en particulier, été entendu par les services de police le 24 septembre 2024 et il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il n'aurait pu faire valoir à cette occasion ou postérieurement à celle-ci des arguments préalablement à l'édiction de la décision litigieuse qui auraient pu en influer le contenu. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance du principe du contradictoire doit, en tout état de cause, être écarté.

14. En deuxième lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.

15. En dernier lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. B serait menacé dans son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

Sur la décision d'interdiction de retour sur le territoire français :

16. En premier lieu, les moyens dirigés contre la décision portant obligation de quitter le territoire français ayant été écartés, le moyen tiré par la voie de l'exception de l'illégalité de cette décision ne peut qu'être écarté par voie de conséquence.

17. En deuxième lieu et pour les motifs exposés au point 8, M. B ne justifie d'aucune circonstance humanitaire devant conduire à l'absence d'édiction d'une interdiction de retour sur le territoire français. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile doit être écarté.

18. En troisième lieu, eu égard notamment à la faiblesse des attaches de M. B en France et à son comportement, le préfet de la Côte-d'Or n'a pas entaché sa décision d'une erreur dans l'appréciation de la situation du requérant au regard des dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en fixant la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français à cinq ans.

19. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. B tendant à l'annulation de l'arrêté du 25 septembre 2024 doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de

M. B une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

D E C I D E :

Article 1 : M. B est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. B est rejeté.

Article 3 : Les conclusions présentées par le préfet de la Côte-d'Or au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. C B, à Me Perrey et au préfet

de la Côte-d'Or. Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.

Le vice-président désigné,

S. Dhers

La greffière,

R. Van Der Beek

La République mande et ordonne au préfet de la Côte-d'Or en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

R. Van Der Beek

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