lundi 2 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2408484 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | PIALAT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 8 novembre et 25 novembre 2024, M. B C, représenté par Me Pialat, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l'exécution de la décision du 11 septembre 2024 et de l'arrêté du 1er octobre 2024 par lesquels le recteur de l'académie de Strasbourg l'a muté dans l'intérêt du service au lycée polyvalent Emile Mathis de Schiltigheim à compter du 23 septembre 2024 ;
2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.
Il soutient que :
Sur l'urgence :
- l'exécution de la décision attaquée le prive d'une perte de salaire de plus de 1 600 euros mensuels et l'expose à de grandes difficultés dans l'organisation de la garde exclusive de sa fille du fait de l'allongement de ses temps de déplacement ;
Sur l'existence d'un doute sérieux :
- la décision attaquée est entachée d'une incompétence de l'auteur de l'acte, d'un défaut de motivation, d'un vice de procédure et d'un détournement de procédure dès lors qu'elle s'assimile à une sanction disciplinaire déguisée, d'une erreur d'appréciation et d'une erreur de fait quant à l'intérêt du service.
Par un mémoire en défense, enregistré le 25 novembre 2024, le recteur de l'académie de Strasbourg conclut au rejet de la requête.
Il soutient que la condition d'urgence n'est pas remplie et qu'il n'existe, en l'état de l'instruction, aucun moyen de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité des décisions attaquées.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Thomas Gros pour statuer sur les demandes de référé en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique, tenue le 25 novembre 2024, en présence de Mme Anjard, greffière d'audience :
- le rapport de M. Gros, juge des référés ;
- les observations de Me Pialat, avocat de M. C, qui soutient en outre que les trois agents qui ont témoigné contre lui ne sont plus dans le service et que la plainte pour harcèlement moral dont il a fait l'objet est en voie d'être classée sans suite ;
- les observations de M. A, représentant le recteur de l'académie de Strasbourg.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Des notes en délibéré, présentées pour M. C, ont été enregistrées les 28 et 29 novembre 2024.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".
2. Professeur certifié de mathématiques, M. C a été affecté en 2018 au lycée polyvalent Heinrich Nessel de Haguenau en tant qu'adjoint au directeur délégué aux formations professionnelles et technologiques. Par décisions du 11 septembre 2024 et du 1er octobre 2024 le recteur de l'académie de Strasbourg l'a muté dans l'intérêt du service au lycée polyvalent Emile Mathis de Schiltigheim à compter du 23 septembre 2024 au motif que les relations interprofessionnelles entre M. C, ses collègues proches et son chef d'établissement sont dégradées et génèrent des tensions.
3. Aux termes de l'article L. 512-18 du code général de la fonction publique : " L'autorité compétente procède aux mutations des fonctionnaires de l'Etat en tenant compte des besoins du service. ".
4. En l'état de l'instruction aucun des moyens présentés par M. C contre la décision de mutation d'office dans l'intérêt du service n'est propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision du 11 septembre 2024 et de l'arrêté du 1er octobre 2024 du recteur de l'académie de Strasbourg. Par suite, et sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la condition d'urgence, les conclusions de la requête présentées contre ces décisions, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C et au ministre de l'éducation nationale. Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Strasbourg.
Fait à Strasbourg, le 2 décembre 2024.
Le juge des référés,
T. GROS
La République mande et ordonne à la ministre de l'éducation nationale, en ce qui la concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026