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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2408858

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2408858

jeudi 3 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2408858
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation2ème Chambre
Avocat requérantHAMDI MOHAMED EL MONSAF

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, contestant l’arrêté du préfet de la Moselle du 24 octobre 2024 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, interdiction de retour de deux ans et fixation du pays de destination. Le requérant invoquait la méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi qu’une erreur manifeste d’appréciation. Le tribunal a estimé que M. B n’apportait aucun élément circonstancié à l’appui de ses moyens, ne permettant pas d’en apprécier le bien-fondé, et a donc rejeté l’ensemble de ses conclusions.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 novembre 2024, M. A B, représenté par Me Hamdi, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination, a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a informé de son signalement dans le système d'information Schengen ;

2°) d'enjoindre au préfet de la Moselle de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de réexaminer sa situation, dans un délai de quinze jours à compter de la date de notification du jugement à intervenir.

Il soutient que :

- l'arrêté attaqué méconnaît l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- il méconnaît les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est entaché d'erreur manifeste d'appréciation de ses conséquences sur sa situation personnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 28 janvier 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 3 février 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de Mme Dobry a été entendu au cours de l'audience publique.

Les parties n'étaient ni présentes ni représentées.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant tunisien né le 4 décembre 1993, conteste par la présente requête l'arrêté du 24 octobre 2024 par lequel le préfet de la Moselle l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

2. M. B n'expose aucun élément circonstancié, notamment de fait, à l'appui des moyens qu'il soulève, ce qui ne permet pas au tribunal d'en apprécier le bien-fondé. Dès lors, ces moyens ne peuvent qu'être écartés.

3. Il résulte de ce qui précède que les conclusions de M. B à fin d'annulation de l'arrêté du 24 octobre 2024, ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction, ne peuvent qu'être rejetées.

D É C I D E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Délibéré après l'audience du 12 juin 2025, à laquelle siégeaient :

M. Rees, président,

Mme Dobry, première conseillère,

Mme Poittevin, conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 juillet 2025.

La rapporteure,

S. DOBRY

Le président,

P. REES La greffière,

V. IMMELÉ

La République mande et ordonne au préfet de la Moselle en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

Le greffier,

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