lundi 13 janvier 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2409835 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | AARPI L'ILL LÉGAL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 décembre 2024, M. B C, représenté par Me Thalinger, demande au juge des référés :
1°) de lui accorder le bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;
2°) à titre principal, de suspendre, sur le fondement des dispositions de l'article
L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision par laquelle le préfet du Haut-Rhin aurait implicitement refusé de renouveler son titre de séjour ;
3°) à subsidiaire, de suspendre, sur le fondement des mêmes dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, l'exécution de la décision par laquelle le préfet du Haut-Rhin a refusé d'instruire sa demande de titre de séjour ;
4°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de réexaminer sa situation sous une astreinte de 155 euros par jour de retard et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour l'autorisant à travailler ;
5°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au bénéfice de son conseil en application des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Il soutient que :
- la condition d'urgence est présumée et remplie ;
Sur la décision de refus de séjour :
- le préfet du Haut-Rhin aurait dû saisir la commission du titre de séjour ;
- la décision contestée est contraire à l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est également contraire à l'article L. 433-4 du même code ;
- elle méconnait les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur sa situation ;
- le préfet du Haut-Rhin a méconnu les stipulations de l'article 3-1 de la convention relative aux droits de l'enfant ;
Sur la décision de refus d'instruction :
- l'auteur de la décision contestée ne disposait d'aucune délégation de compétence ;
- les dispositions de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration ont été méconnues ;
- elle est contraire à l'article L. 433-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 janvier 2025, le préfet du Haut-Rhin conclut au non-lieu à statuer.
Il soutient qu'il a décidé de délivrer une carte de résident à M. C, valable jusqu'au 1er juillet 2033.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale de New York du 26 janvier 1990 relative aux droits de l'enfant ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. A pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique du 6 janvier 2025, en présence de
Mme Hirschner, greffier d'audience :
- le rapport de M. Stéphane Dhers ;
- les observations de Me Thalinger avocate M. C qui a repris les moyens et les éléments exposés dans sa requête.
Le juge des référés a indiqué que l'instruction était close à l'issue de l'audience publique, conformément à l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. M. C, ressortissant marocain né le 17 novembre 1982 et ayant épousé une ressortissante française le 11 août 2017, est entré en France régulièrement le 10 janvier 2018, a bénéficié de plusieurs titres de séjour et il a sollicité le renouvellement du dernier le 7 puis le 24 juin 2023. Le requérant demande, à titre principal, au juge des référés de suspendre l'exécution d'une décision par laquelle le préfet du Haut-Rhin aurait implicitement refusé de renouveler son titre de séjour et, à titre subsidiaire, une décision par laquelle il a refusé d'instruire sa demande de titre de séjour.
Sur la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle :
2. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu d'admettre M. C à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Sur l'étendue du litige :
3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet du Haut-Rhin a décidé de délivrer une carte de résident à M. C, valable jusqu'au 1er juillet 2033. Par suite, les conclusions du requérant présentées sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 521-1 du code de justice administrative sont devenues sans objet.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 :
4. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire application de ces dispositions.
ORDONNE :
Article 1 : M. C est admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions présentées par M. C sur le fondement des articles L. 511-1 et L. 521-1 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête de M. C est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C, à Me Thalinger et au ministre de l'intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin.
Fait à Strasbourg le 13 janvier 2025.
Le juge des référés,
S. A
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026