lundi 23 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2504461 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | BLOCH |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 31 mai et 1er juin 2025, M. A B demande au tribunal :
1°)d'annuler l'arrêté du 30 mai 2025 du préfet de la Moselle portant assignation à résidence ;
2°)subsidiairement, de fixer son lieu de résidence à Macon (Saône-et-Loire) .
Il soutient que :
-son domicile habituel est à Macon ;
-il n'a aucun lien avec la ville de Metz dans laquelle il ne dispose pas d'une résidence.
Par un mémoire en défense, enregistré le 4 juin 2025, le préfet de la Moselle conclut au rejet de la requête.
Le préfet de la Moselle soutient qu'aucun des moyens invoqués par le requérant n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Michel, magistrat honoraire inscrit sur la liste prévue à l'article L. 222-2-1 du code de justice administrative, en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Michel, magistrat désigné ;
- les observations de Me Bloch, avocate de M. B, qui a repris les conclusions et les moyens de la requête.
Le préfet de la Moselle, régulièrement convoqué, n'était ni présent, ni représenté.
La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, ressortissant algérien né en 1984, a été condamné le 29 juin 2023 par la cour d'appel de Paris à une peine de deux ans d'emprisonnement assortie d'une interdiction définitive du territoire pour des faits de faux et d'usage de faux documents ainsi que de complicité de trafic de faux documents en vue de faciliter l'entrée et le séjour irrégulier d'étrangers sur le territoire français. Par un jugement du 8 novembre 2024, le tribunal correctionnel de Metz lui a infligé une peine de huit mois d'emprisonnement pour des faits d'outrage et de menace de mort à une personne dépositaire de l'autorité publique. Il a été incarcéré le même jour et libéré le 15 mars 2025. Il demande l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2025 par lequel le préfet de la Moselle l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours.
2. En premier lieu, il résulte de l'instruction que la dernière adresse connue de M. B, à la date de l'arrêté attaqué, était celle du centre pénitentiaire de Metz, dans lequel il a été incarcéré. S'il soutient avoir une résidence stable à Macon (Saône-et-Loire), il ne l'établit pas en se bornant à produire une attestation d'hébergement, établie pour les besoins de la cause postérieurement à l'arrêté contesté et, dès lors, dépourvue de valeur probante. Dans ces conditions, en assignant à résidence dans le département de la Moselle M. B, qui fait l'objet d'une interdiction définitive du territoire et n'a pas de domicile fixe, le préfet de la Moselle, qui ne pouvait pas prendre de mesure moins coercitive, n'a entaché sa décision d'aucune erreur d'appréciation. Il s'ensuit que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 30 mai 2025 du préfet de la Moselle.
3. En second lieu, il n'appartient pas au juge administratif, statuant en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de modifier la mesure d'assignation à résidence.
4. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. B ne peut qu'être rejetée.
D É C I D E :
Article 1 : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au préfet de la Moselle. Copie en sera adressée au ministre d'Etat, ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2025.
Le magistrat désigné,
C. Michel La greffière,
L. Abdennouri
La République mande et ordonne au préfet de la Moselle, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
L. Rivalan
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026