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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2504940

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2504940

mardi 15 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2504940
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantMARTIN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet du Bas-Rhin du 14 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans, et son assignation à résidence. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, fondées sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 17 juin 2025, M. D C, représenté par

Me Martin demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 14 juin 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'arrêté du 14 juin 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours ;

2°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de procéder au réexamen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du présent jugement, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter de l'expiration de ce délai ;

3°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 800 euros au titre de l'article

L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée ;

- la décision attaquée est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision attaquée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision attaquée a été prise en méconnaissance des dispositions des articles

L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile dès lors qu'il n'existait pas de risque qu'il se soustraie à la mesure d'éloignement prise à son encontre ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision attaquée méconnaît les dispositions de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision attaquée méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la décision attaquée est entachée d'erreur manifeste d'appréciation.

Sur l'assignation à résidence :

- la décision attaquée doit être annulée par voie de conséquence de l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français ;

- la décision attaquée a été prise par une autorité incompétente ;

- la décision attaquée est insuffisamment motivée.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Carrier en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Carrier, magistrat désigné ;

- les observations de Me Martin, avocat de M. C, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et fait valoir en outre que l'obligation de quitter le territoire français est irrégulière dès lors qu'un agent de la préfecture a consulté irrégulièrement le traitement des antécédents judiciaires et que l'interdiction de retour sur le territoire français est insuffisamment motivée ;

- et les observations de M. C.

Le préfet du Bas-Rhin n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Une note en délibéré, présentée pour le préfet du Bas-Rhin, a été enregistrée le

2 juillet 2025.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant algérien né en 1987, est entré en France à une date indéterminée. Il a obtenu un titre de séjour en raison de son état de santé du 11 mai 2017 au

10 mai 2018. Il a fait l'objet d'une première mesure d'éloignement le 19 septembre 2019, à laquelle il n'a pas déféré. Par un arrêté du 14 juin 2025, le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination et lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. Par un arrêté du 14 juin 2025, le préfet du

Bas-Rhin l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Par sa requête,

M. C demande l'annulation des décisions du 14 juin 2025 susmentionnées.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

2. En premier lieu, par un arrêté du 28 octobre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du même jour, le préfet du Bas-Rhin a donné délégation à M. A B, sous-préfet de l'arrondissement de Saverne, à l'effet de signer dans le cadre des permanences qu'il est amené à assurer toute mesure nécessitée par une situation d'urgence en matière de législations et réglementations relatives à l'entrée, au séjour des étrangers en France et au droit d'asile. Il n'est pas établi ni même allégué que M. B n'aurait pas été de permanence à la date de la signature de la décision attaquée. Il s'ensuit que le moyen tiré de l'incompétence du signataire de la décision attaquée doit être écarté comme manquant en fait.

3. En deuxième lieu, la décision attaquée qui fait apparaitre les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivée. A cet égard, il ressort des termes de l'arrêté attaqué que le préfet a vérifié le droit au séjour de l'intéressé en France. La circonstance que l'arrêté ne mentionne pas expressément l'accord franco-algérien n'est pas de nature à caractériser une insuffisance de motivation alors que le requérant ne justifie pas qu'il pouvait bénéficier d'un titre de séjour sur son fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation doit être écarté.

4. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que l'administration n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant.

5. En quatrième lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ". Aux termes de l'article 6 de l'accord franco-algérien : " () Le certificat de résidence d'un an portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit () 5) au ressortissant algérien qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait atteinte à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus () ".

6. L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas à un ressortissant étranger le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En l'espèce, le requérant fait valoir qu'il réside en France depuis 2014, qu'il a bénéficié d'un titre de séjour, qu'il est hébergé chez sa sœur, ressortissante française, qu'il a suivi des formations en France et a exercé des activités bénévoles. Toutefois, il n'apporte pas d'éléments suffisants de nature à établir qu'il résiderait effectivement depuis plus de dix ans en France. Le titre de séjour obtenu au regard de son état de santé ne lui donnait pas vocation résider de manière pérenne en France mais uniquement le temps nécessaire à se faire soigner. Il n'a pas vocation à vivre avec sa sœur qui a créé sa propre cellule familiale. Ses activités bénévoles ne sont pas suffisantes pour caractériser des liens forts et intenses avec la France. Par ailleurs, il n'est pas établi que le requérant serait dépourvu de toute attache dans son pays d'origine où il a vécu la majeure partie de sa vie. Dès lors, dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment aux conditions de séjour de l'intéressé en France, le préfet du Bas-Rhin, en adoptant la décision attaquée, n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise. Il s'ensuit que les moyens tirés de l'article 8 de la convention européenne de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et du 5) de l'article 6 de l'accord franco-algérien doivent être écartés. Dans les circonstances de l'espèce, le préfet n'a pas davantage commis d'erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure sur la situation personnelle de

M. C.

7. En cinquième lieu, le requérant ne peut utilement se prévaloir à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français de la méconnaissance des dispositions de l'article

L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que ces dispositions ne sont pas applicables aux ressortissants algériens et qu'elles ne prévoient pas l'attribution de plein droit d'un titre de séjour.

8. En dernier lieu, le préfet n'a pas fondé l'obligation de quitter le territoire français prise à l'encontre du requérant sur la circonstance qu'il constituerait une menace à l'ordre public. Par suite, dans ces circonstances, la consultation irrégulière du traitement des antécédents judiciaires a été sans incidence sur la régularité de la procédure suivie.

Sur le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

9. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Dès lors, il n'est pas davantage fondé à solliciter l'annulation, par voie de conséquence, de la décision par laquelle le préfet du Bas-Rhin a refusé de lui octroyer un délai de départ volontaire.

10. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger faisant l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français dispose d'un délai de départ volontaire de trente jours à compter de la notification de cette décision (). ". Aux termes de l'article L. 612-2 du même code : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet. ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 3° L'étranger s'est maintenu sur le territoire français plus d'un mois après l'expiration de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour, sans en avoir demandé le renouvellement ; 4° L'étranger a explicitement déclaré son intention de ne pas se conformer à son obligation de quitter le territoire français ; 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; () 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

11. Il ressort des pièces du dossier que le requérant s'est maintenu sur le territoire français irrégulièrement après l'expiration de son titre de séjour. En outre, depuis le rejet de sa demande de renouvellement de titre de séjour, il n'a pas essayé de régulariser sa situation. Par ailleurs, résidant à titre précaire chez sa sœur, il ne peut être regardé comme justifiant d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale au sens des dispositions précitées. Au demeurant, il s'est abstenu de déférer à la précédente mesure d'éloignement prise à son encontre le 19 septembre 2019. Par suite, en l'absence de circonstances particulières, c'est à bon droit, qu'en application des dispositions précitées, le préfet a refusé d'accorder à M. C un délai de départ volontaire au motif qu'il ne présentait pas de garanties de représentation suffisantes.

12. En troisième lieu, eu égard notamment à ce qui a été dit au point 6, la décision attaquée n'est pas entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation de ses conséquences sur la situation personnelle de l'intéressé.

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français :

13. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Dès lors, il n'est pas davantage fondé à solliciter l'annulation, par voie de conséquence, de la décision par laquelle le préfet du Bas-Rhin lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de deux ans.

14. En deuxième lieu, la décision attaquée qui fait apparaître les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement est suffisamment motivée. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut pas être accueilli.

15. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 612- 6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

16. En l'espèce, l'arrêté attaqué mentionne que le requérant a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement. Par ailleurs, dans l'arrêté en litige, il est précisé la durée de séjour de l'intéressé en France de même que des informations concernant l'intensité de ses liens avec la France. Lorsque le préfet ne retient pas la menace pour l'ordre public, il n'a pas à faire apparaître expressément d'éléments sur ce point. Ainsi, dans ces circonstances, le requérant n'est pas fondé à soutenir que le préfet aurait commis une erreur de droit en ne prenant pas en considération tous les critères posés par l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour édicter l'interdiction de retour sur le territoire français.

17. Dans les circonstances de l'espèce, eu égard notamment à ce qui a été dit au

point 6, et alors qu'il a fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement, le préfet pouvait légalement prendre à l'encontre du requérant, en application des dispositions précitées, une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de deux ans. Dans les circonstances susrappelées, la décision attaquée, n'est pas davantage entachée d'une erreur manifeste dans l'appréciation des conséquences de la mesure sur la situation personnelle de l'intéressé ni ne méconnaît son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentale.

Sur l'assignation à résidence :

18. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre. Dès lors, il n'est pas davantage fondé à solliciter l'annulation, par voie de conséquence, de la décision par laquelle le préfet du Bas-Rhin l'a assigné à résidence.

19. En deuxième lieu, eu égard à ce qui a été dit au point 2, le moyen tiré de l'incompétence de l'assignation à résidence ne peut pas être accueilli.

20. En troisième lieu, la décision attaquée fait apparaître les considérations de droit et de fait qui en constituent le fondement. Par suite, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation ne peut pas être accueilli.

21. En quatrième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation personnelle de l'intéressé.

22. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de la requête de M. C doivent être rejetées, de même que, par voie de conséquence, celles aux fins d'injonction et d'astreinte et celles présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D C, à Me Martin et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

C. CarrierLa greffière,

L. Abdennouri

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Lamoot

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