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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2505047

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2505047

mercredi 2 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2505047
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantHAMANN-BECK

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A, ressortissant tchadien, contestant l'arrêté du préfet du Bas-Rhin du 22 juin 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de renvoi et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation, de l'absence d'interprète lors de la notification, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 23 et 30 juin 2025, M. D A, retenu au centre de rétention de Geispolsheim (67118) demande au tribunal d'annuler la décision du 23 juin 2025 par laquelle le préfet du Bas-Rhin lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de cinq ans.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision est intervenue sans présence d'un interprète alors même qu'il ne comprend pas le français ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur de fait ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision est intervenue sans présence d'un interprète alors même qu'il ne comprend pas le français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dès lors que son comportement ne représente pas une menace à l'ordre public et qu'il ne présente aucun risque de fuite ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de renvoi :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision est intervenue sans présence d'un interprète alors même qu'il ne comprend pas le français ;

- elle est illégale en ce qu'elle se fonde sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- le préfet s'est estimé à tort en situation de compétence liée en l'absence d'examen particulier de sa situation ;

- elle méconnaît les stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales au regard des craintes exprimées en cas de retour dans son pays d'origine et de l'absence de traitement médical approprié ;

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

- la décision attaquée est entachée d'incompétence ;

- elle est insuffisamment motivée ;

- la notification de la décision est intervenue sans présence d'un interprète alors même qu'il ne comprend pas le français ;

- elle est illégale en ce qu'elle se fonde sur la décision portant obligation de quitter le territoire français elle-même illégale ;

- elle est entachée d'une erreur de fait ;

- elle est entachée d'un défaut d'examen ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation tant au regard de sa durée qu'au regard des circonstances humanitaires.

Par un mémoire en défense, enregistré le 26 juin 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Il fait valoir qu'aucun des moyens de la requête n'est fondé.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Fuchs Uhl en application de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Fuchs Uhl, magistrate désignée ;

- les observations de Me Hamann-Beck, avocate de M. A, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens et développe notamment le moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation en faisant valoir que le comportement du requérant ne représente pas une menace pour l'ordre public et qu'il est intégré sur le territoire français ;

- et les observations de M. A qui indique n'avoir plus aucun lien au Tchad et être présent en France depuis 14 ans.

Le préfet du Bas-Rhin n'était ni présent ni représenté.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. D A, ressortissant tchadien né le 13 juillet 1999, est entré en France selon ses déclarations en 2011. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) a rejeté le 19 mars 2019 sa demande d'admission au statut de réfugié. Par un arrêté du 9 décembre 2022, notifié le 16 décembre de la même année, le préfet de la Meurthe et Moselle a prononcé à son encontre une décision portant obligation de quitter le territoire français sans délai. Il a sollicité le réexamen de sa demande d'asile, également rejetée par l'OFPRA, le 19 mars 2024. Par un arrêté du 22 juin 2025, dont le requérant demande au tribunal de prononcer l'annulation, le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être reconduit d'office et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.

Sur les moyens communs aux décisions attaquées :

2. En premier lieu, par un arrêté du 28 octobre 2024, régulièrement publié au recueil des actes administratifs de la préfecture du Bas-Rhin du même jour, le préfet du Bas-Rhin a donné délégation à M. C B, sous-préfet de l'arrondissement de Haguenau-Wissembourg, à l'effet de signer la décision contestée lors de ses permanences. Aucun élément du dossier ne permet de douter de ce que M. B n'aurait pas été de permanence à la date de la signature de l'arrêté attaqué, le dimanche 22 juin 2025. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence du signataire des décisions attaquées doit être écarté.

3. En deuxième lieu, chacune des décisions contestées, qui ne sont pas stéréotypées, comportent de manière suffisante les considérations de droit et de fait qui les fondent. Par suite, et alors que le préfet n'était pas tenu de mentionner l'ensemble des éléments tenant à sa vie privée et familiale, le moyen tiré de l'insuffisance de motivation des décisions attaquées doit être écarté.

4. En dernier lieu, les conditions de notification d'une décision administrative étant sans incidence sur sa légalité, la circonstance, à la supposer établie, que les décisions attaquées auraient été notifiées à M. A dans une langue qu'il ne comprend pas, ne peut être utilement invoquée. Par suite, le moyen doit être écarté comme étant inopérant.

Sur les autres moyens :

En ce qui concerne les autres moyens invoqués à l'encontre de l'obligation de quitter le territoire français :

5. En premier lieu, M. A soutient que la décision est entachée d'un défaut d'examen et d'une erreur de fait au motif que le préfet du Bas-Rhin a estimé qu'il ne disposait pas de liens stables et ancrés sur le territoire français et qu'il a vécu l'essentiel de sa vie dans son pays d'origine. Toutefois, il ne ressort d'aucune des pièces du dossier que le requérant aurait produit, devant le préfet, des éléments de nature à établir son entrée sur le territoire français en 2011 ou son placement auprès de l'aide sociale à l'enfance en sa qualité de mineur non accompagné. En outre, comme il l'a été rappelé au point 3, la seule circonstance que le préfet n'ait pas mentionné l'ensemble des éléments relatifs à la situation personnelle de M. A ne permet pas de considérer que la décision attaquée serait entachée d'une erreur de fait. Dans ces conditions, les moyens tirés du défaut d'examen et de l'erreur de fait ne peuvent qu'être écartés.

6. En second lieu, aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance - 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sécurité publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". L'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ne garantit pas à l'étranger le droit de choisir le lieu le plus approprié pour développer une vie privée et familiale. En outre, pour l'application de ces stipulations, l'étranger qui invoque la protection due à ce droit doit apporter toute justification permettant d'apprécier la réalité et la stabilité de ses liens personnels et familiaux effectifs en France au regard de ceux qu'il a conservés dans son pays d'origine.

7. M. A fait valoir être présent en France depuis 2011, avoir été placé à l'aide sociale à l'enfance lors de son arrivée sur le territoire français et être désormais hébergé par l'association Emmaüs, laquelle lui verse une allocation mensuelle. Toutefois, il ressort des pièces du dossier que l'intéressé est célibataire, sans enfant et n'établit pas qu'il serait dépourvu d'attaches dans son pays d'origine. Il ne justifie pas davantage de sa présence sur le territoire français depuis ses " douze ou treize ans ". Ni les éléments du dossier, ni les déclarations orales du requérant au cours de l'audience publique ne permettent d'établir une insertion particulière sur le territoire français. En outre, l'intéressé est très défavorablement connu des services de police et de gendarmerie. Par un jugement du tribunal judiciaire de Strasbourg du 15 septembre 2021, l'intéressé a été condamné pour des faits de violences aggravées par deux circonstances à une peine de trois ans d'emprisonnement. Le 22 juin 2025, l'intéressé a été interpellé et placé en garde à vue pour des faits de port illégale d'armes de catégorie D. Dans ces conditions, eu égard notamment aux conditions de séjour du requérant en France et son défaut d'intégration, caractérisé notamment par son parcours délictuel et sa récente condamnation à une peine d'emprisonnement d'une durée significative, le préfet du Bas-Rhin, en adoptant la décision attaquée, n'a pas porté au droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée par rapport au but en vue duquel la décision a été prise. Il s'ensuit que le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté. Pour les mêmes motifs, M. A n'est pas fondé à soutenir que la décision est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. Aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / () / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 du même code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / 1° L'étranger, qui ne peut justifier être entré régulièrement sur le territoire français, n'a pas sollicité la délivrance d'un titre de séjour ; () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité () ".

9. Il ressort des pièces du dossier que, pour les motifs exposés au point 7, le préfet du Bas-Rhin a pu à bon droit considérer que le comportement du requérant constituait une menace pour l'ordre public et décider, pour ce seul motif, de refuser de lui accorder un délai de départ volontaire. En outre, il n'est pas contesté que l'intéressé se maintient irrégulièrement sur le territoire français et qu'il s'est soustrait à une précédente mesure d'éloignement, qui lui avait été notifiée le 16 décembre 2022. Les circonstances invoquées tirées de son impossibilité de se rendre au Tchad, à défaut de documents de voyage en cours de validité sont sans incidence sur la caractérisation du risque de fuite au sens de l'article précité. Dès lors, les moyens tirés de ce que le comportement de M. A ne constitue pas une menace pour l'ordre public et qu'il ne présente pas de risque de fuite doivent être écartés.

En ce qui concerne les autres moyens invoqués à l'encontre de la décision fixant le pays de renvoi :

10. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas davantage fondé à solliciter l'annulation par voie de conséquence de la décision fixant le pays de renvoi.

11. En deuxième lieu, il ne ressort pas des termes de la décision contestée que le préfet se serait estimé en situation de compétence liée et qu'il n'aurait pas procédé à un examen de la situation personnelle du requérant. Ce moyen doit, dès lors, être écarté.

12. En dernier lieu, aux termes de l'article 3 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ".

13. M. A, dont les demandes d'admission au statut de réfugié et de réexamen de cette demande ont d'ailleurs été rejetées par décisions du directeur de l'OFPRA, en date du 19 mars 2019 et du 19 mars 2024, soutient que le préfet n'établit pas que ces stipulations ne seraient pas méconnues. Toutefois, il ne produit à l'appui de ses allégations aucune précision ni aucun justificatif, susceptible d'établir qu'il court personnellement des risques en cas de retour dans son pays d'origine. En outre, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'il ne pourrait bénéficier d'un traitement médical approprié au Tchad, son pays d'origine. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations des articles 3 et 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit être écarté.

En ce qui concerne les autres moyens invoqués à l'encontre de l'interdiction de retour sur le territoire français :

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public. ". Aux termes de l'article L. 612-10 du même code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français. ".

15. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à solliciter l'annulation de la décision portant obligation de quitter le territoire français. Par suite, il n'est pas davantage fondé à solliciter l'annulation par voie de conséquence de la décision portant interdiction de retour sur le territoire français.

16. En deuxième lieu, en l'espèce, la décision contestée vise les dispositions applicables du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et énonce que M. A est entré irrégulièrement sur le territoire français, s'y maintient, qu'il est défavorablement connu des services de police, que sa présence constitue une menace pour l'ordre public, qu'il ne respecte pas les lois de la République, et qu'il ne peut davantage faire valoir l'existence de circonstances humanitaires justifiant que ne soit pas prononcée une interdiction de retour. Dans ces conditions, et en dépit d'une erreur de plume mentionnant une durée d'interdiction de retour le territoire français d'un an en lieu et place de cinq ans, tel qu'énoncé dans le dispositif, le préfet a pris en considération les différents critères fixés par les dispositions précitées et vérifié que des circonstances exceptionnelles ne s'opposaient pas à l'adoption de cette mesure. Par suite, les moyens tirés de l'insuffisance de motivation et du défaut d'examen ne pourront qu'être écartés.

17. En dernier lieu, en se bornant à indiquer qu'il présente une pathologie médicale et qu'il est arrivé sur le territoire français alors qu'il était âgé de douze ans, sans l'établir, le requérant ne justifie pas de l'existence de circonstances humanitaires. Par suite, c'est sans commettre d'erreur de fait ni d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées que le préfet du Bas-Rhin lui a interdit le retour sur le territoire français pour une durée de cinq ans.

18. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions présentées par M. A à fin d'annulation doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1 : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. D A et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 2 juillet 2025.

La magistrate désignée,

S. Fuchs Uhl La greffière,

G. Trinité

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

G. Trinité

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