lundi 21 juillet 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2505073 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SELARL DBS AVOCATS ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 23 juin 2025, Mme B A, représentée par la SCP Themis avocats et associés, demande au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de la décision du 25 avril 2025 par laquelle le maire de la commune de Saint-Louis a prononcé à son encontre un licenciement pour insuffisance professionnelle ;
2°) d'enjoindre au maire de la commune de Saint-Louis de la réintégrer à son poste dans un délai de 15 jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de
100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Louis une somme de 2 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
Sur l'urgence :
- il est urgent de suspendre la décision litigieuse qui a pour effet de la priver de l'ensemble de ses revenus ;
Sur le doute sérieux :
- la décision est entachée d'un vice de procédure dès lors que la consultation de la commission administrative paritaire n'est pas régulière quant à sa composition ;
- la matérialité des faits n'est pas établie ;
- la décision est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'elle qualifie les faits qui lui sont reprochés d'insuffisance professionnelle au lieu de les qualifier de faute disciplinaire ;
- elle est entachée d'une erreur de qualification juridique des faits et d'erreur d'appréciation, dès lors que les faits qui lui sont reprochés ne sont pas de nature à caractériser l'existence d'une insuffisance professionnelle susceptible de justifier un licenciement ;
- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 553-3 du code général de la fonction publique et l'article 1er du décret n°85-186 du 7 février 1985, dès lors qu'elle n'a pas eu droit à une indemnité alors qu'aucune faute lourde n'est établie et qu'elle ne satisfait pas aux conditions requises pour être admis à la retraite avec jouissance immédiate d'une pension de droit.
Par un mémoire en défense enregistré le 8 juillet 2025, la commune de Saint-Louis, représentée par la SELARL DBS avocats associés, conclut au rejet de la requête et à la mise à la charge de Mme A de la somme de 2 000 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les conditions posées à l'article L. 521-1 du code de justice administrative ne sont pas remplies.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu la requête en annulation présentée par Mme A sous le numéro 2505050 le 23 juin 2025.
Vu :
- le code général de la fonction publique
- le décret n°85-186 du 7 février 1985 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal administratif de Strasbourg a désigné M. C, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique tenue en présence de Mme Lamoot, greffière d'audience, M. C a lu son rapport et entendu :
- les observations de Me Hebmann, avocate de Mme A, présente à l'audience, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens ;
- et les observations de Me Deguerry Lecetre, avocate de la commune de Saint-Louis, qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens.
La clôture de l'instruction est intervenue à l'issue de l'audience en application du premier alinéa de l'article R. 522-8 du code de justice administrative.
Une note en délibéré, présentée pour Mme A, a été enregistrée le 10 juillet 2025.
Considérant ce qui suit :
1. Par une décision du 25 avril 2025, le maire de la commune de Saint Louis a prononcé à l'encontre de Mme A un licenciement pour insuffisance professionnelle. Par la présente requête, Mme A demande au juge des référés de suspendre l'exécution de cette décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Sur les conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
2. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. / Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision ".
3. En l'état de l'instruction, aucun des moyens invoqués n'est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté du 25 avril 2025.
4. Il résulte de tout ce qui précède, dès lors qu'une des deux conditions posées à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie, et sans qu'il soit besoin de statuer sur l'urgence, que les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision attaquée, ainsi que par voie de conséquences les conclusions à fin d'injonction et celles tendant à l'application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, doivent être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1 : La requête de Mme A est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la commune de Saint-Louis.
Fait à Strasbourg, le 21 juillet 2025.
Le juge des référés,
M. C
La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Lamoot
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026