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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2505322

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2505322

vendredi 16 janvier 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2505322
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantL'ILL LEGAL

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Strasbourg a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions de clôture d’instruction et de classement sans suite de sa demande de titre de séjour pour soins. Le préfet du Bas-Rhin a soulevé un non-lieu à statuer. Faute pour la requérante d’avoir confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti sur le fondement de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, elle est réputée s’en être désistée. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 30 juin 2025, Mme A... B..., représentée par Me Thalinger, demande au tribunal :
d’annuler les décisions de clôture d’instruction de sa demande de titre de séjour pour soins des 28 janvier 2025, 17 février 2025 et 19 mars 2025 introduites sur le site de l’ANEF, ainsi que la décision du 5 février 2025 portant classement sans suite de sa demande formulée par le site démarches simplifiées ;
d’enjoindre à l’administration de lui délivrer le formulaire de certificat médical du collège de l’OFII dans un délai de 7 jours, soit sur le site de l’ANEF soit lors d’un rendez-vous prévu à cet effet en préfecture ;
de mettre à la charge de l’État la somme de 1 200 euros au titre de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, moyennant la renonciation de son avocat à percevoir la contribution versée par l'État au titre de l'aide juridictionnelle.

Par un mémoire en défense, enregistré le 5 septembre 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer.

Par un courrier en date du 8 septembre 2025, Mme B... a été invitée, sur le fondement des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, à confirmer expressément, dans le délai d’un mois, le maintien de ses conclusions et a été informée qu’à défaut de réception d’une confirmation, elle serait réputée s’en être désistée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements ; »

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d'Etat, le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions. ». Aux termes du deuxième alinéa de l’article R. 611-8-6 de ce code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été ainsi adressé, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles. ».

En application des dispositions citées au point 2, Mme B... a été invitée par une lettre du 8 septembre 2025, notifiée à son conseil le même jour par le biais de l’application « Télérecours » à confirmer expressément le maintien de ses conclusions, cette lettre lui précisant qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’être désistée de l’ensemble de ses conclusions. En dépit de cette demande, qu’elle est réputée avoir reçue, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document via le téléservice précité, la requérante n’a pas confirmé expressément le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti. Par suite, Mme B... doit, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, être regardée comme s’étant désistée de l’ensemble des conclusions de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.


O R D O N N E


Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A... B....

La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et au préfet du Bas-Rhin.




Fait à Strasbourg, le 16 janvier 2026.


Le président de la 3ème chambre,




J-B. Sibileau



La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Le greffier,

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