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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2505429

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2505429

jeudi 31 juillet 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2505429
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
FormationReconduite à la frontière
Avocat requérantZIMMERMANN

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 28 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour de trois ans et assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision d'éloignement était légale, la situation de l'intéressé ne justifiant pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Il a également estimé que la décision refusant un délai de départ volontaire et l'interdiction de retour étaient fondées sur l'absence de garanties de représentation et le trouble à l'ordre public. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que les stipulations de la Convention européenne des droits de l'homme.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 3 juillet 2025, M. A B, représenté par

Me Zimmermann, demande au tribunal :

1°) de l'admettre à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler l'arrêté du 28 juin 2025 par lequel le préfet du Bas-Rhin l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans ainsi que l'arrêté du même jour par lequel le préfet du Bas-Rhin l'a assigné à résidence dans le département du Bas-Rhin pour une durée de quarante-cinq jours ;

3°) d'enjoindre au préfet du Bas-Rhin de réexaminer sa situation et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros hors taxe à verser à son conseil en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Il soutient que :

Sur l'obligation de quitter le territoire français :

- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

Sur la décision refusant de lui accorder un délai de départ volontaire :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité qui affecte l'obligation de quitter le territoire français ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

Sur la décision fixant le pays de destination :

- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et celles de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant ;

Sur l'interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans :

- son comportement ne trouble pas l'ordre public ;

- elle est disproportionnée ;

Sur la décision d'assignation à résidence :

- elle est illégale par voie de conséquence de l'illégalité qui affecte l'obligation de quitter le territoire français ;

- la compétence de sa signataire n'est pas établie ;

- le préfet n'a pas procédé à un examen particulier de sa situation ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

Par un mémoire en défense enregistré le 7 juillet 2025, le préfet du Bas-Rhin conclut au rejet de la requête.

Le préfet fait valoir que les moyens invoqués sont infondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- la convention internationale des droits de l'enfant ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Bouzar en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience :

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de M. Bouzar, magistrat désigné ;

- les observations de Me Zimmermann, pour M. B, qui conclut aux mêmes fins que la requête, par les mêmes moyens ;

- et les observations de M. B.

Le préfet du Bas-Rhin n'était ni présent, ni représenté.

L'instruction a été close à l'issue de l'audience.

Une note en délibéré, enregistrée le 8 juillet 2025, a été produite pour M. B.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant géorgien né en 1990, déclare être entré en France en 2013. A la suite de son interpellation et de sa retenue pour vérification de son droit au séjour le

27 juin 2025, le préfet du Bas-Rhin, par un arrêté du 28 juin 2025, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans. Par un arrêté du même jour, le préfet du Bas-Rhin l'a assigné à résidence dans le département du Bas-Rhin pour une durée de

quarante-cinq jours. M. B demande au tribunal d'annuler ces deux arrêtés.

Sur la demande d'admission à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle :

2. Aux termes de l'article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique : " Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'appréciation des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée soit par le président du bureau ou de la section compétente du bureau d'aide juridictionnelle, soit par la juridiction compétente ou son président ".

3. Compte tenu de l'urgence, il y a lieu d'admettre à titre provisoire M. B au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Sur l'arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée de trois ans :

En ce qui concerne l'obligation de quitter le territoire français :

4. En premier lieu, par un arrêté du 23 mai 2025 régulièrement publié le 28 mai 2025, le préfet du Bas-Rhin a donné délégation à Mme C D, directrice de cabinet, à l'effet de prendre, dans le cadre des permanences qu'elle est amenée à assurer, toute mesure ou décision en matière de législations et réglementations relative à l'entrée et au séjour des étrangers en France, ainsi qu'aux mesures restrictives de liberté et d'éloignement ou de remise à un autre État, et à l'interdiction de retour ou de circulation sur le territoire français. Il n'est ni soutenu ni établi que Mme D n'aurait pas été de permanence à la date de la décision attaquée. Il suit de là que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de cette décision doit être écarté.

5. En deuxième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du Bas-Rhin n'a pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B. Par suite, ce moyen doit être écarté.

6. En troisième lieu, aux termes de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français est () édictée après vérification du droit au séjour, en tenant notamment compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France et des considérations humanitaires pouvant justifier un tel droit ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale, ou à la protection des droits et libertés d'autrui ". Aux termes de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant : " Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait d'institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale ".

7. Il ressort des pièces du dossier que M. B, qui a bénéficié d'un titre de séjour pour soins valide du 23 février 2017 au 22 février 2018, a travaillé en juillet et août 2017 comme " conducteur, déménageur " pour la société de transports Futurama Express, trois jours en décembre 2018 comme aide-cuisinier pour la société PHK Event, puis de juillet 2019 à mars 2020 comme " opérateur de quartier " pour l'association " Meinau services " sous contrat à durée déterminée d'insertion. Il a également travaillé en avril et mai 2022 comme agent de propreté pour la société ISS Facility services, en mars, avril, septembre et octobre 2023 comme agent de production pour la société Argru, puis en qualité d'intérimaire en avril 2023. Il ressort également des pièces du dossier que, marié en Géorgie en 2019, son épouse réside depuis en France, ainsi que leurs deux enfants nés à Strasbourg en 2021 et 2022. Il ressort cependant également des pièces du dossier que M. B a déjà fait l'objet de précédentes mesures d'éloignement demeurées inexécutées. Ainsi, à l'expiration de son titre de séjour, le préfet du Bas-Rhin, par un arrêté du

8 novembre 2019, a refusé de le renouveler et a fait obligation à M. B de quitter le territoire français. Par un jugement du 17 mars 2020, confirmé en appel, le tribunal a rejeté le recours exercé par M. B contre cet arrêté. Puis, à la suite de l'interpellation de l'intéressé, le préfet du

Bas-Rhin, par un arrêté du 10 juillet 2021, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai et a prononcé à son encontre une interdiction de retour sur le territoire français d'une durée d'un an. Par un jugement du 21 juillet 2021, la magistrate désignée du tribunal a rejeté le recours exercé par M. B contre cet arrêté. Si M. B se prévaut de sa durée de présence en France,

celle-ci résulte notamment de sa décision de ne pas exécuter ces précédentes mesures d'éloignement. Par ailleurs, son épouse séjourne également de manière irrégulière sur le territoire français. S'il se prévaut de la présence régulière en France de ses parents et de son frère, il ressort toutefois des pièces du dossier que ces derniers y séjournent de manière temporaire pour raisons de santé. De plus, il ne ressort pas des pièces du dossier que sa présence auprès d'eux serait indispensable. Enfin, si M. B fait état des cours de langue française qu'il a suivi, il ne peut justifier d'éléments d'intégration dans la société française. Compte tenu de l'ensemble de ces éléments et notamment du jeune âge de ses deux enfants, M. B, qui a vécu l'essentiel de sa vie hors de France, n'est pas fondé à soutenir qu'en adoptant à son encontre une obligation de quitter le territoire français, le préfet du Bas-Rhin a commis une erreur manifeste d'appréciation ou porté à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au but poursuivi et méconnu les stipulations précitées de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Pour les mêmes motifs, il n'est pas fondé à soutenir que cette décision a méconnu les stipulations précitées de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant.

En ce qui concerne la décision refusant l'octroi d'un délai de départ volontaire :

8. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision attaquée.

9. En second lieu, aux termes de l'article L. 612-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Par dérogation à l'article L. 612-1, l'autorité administrative peut refuser d'accorder un délai de départ volontaire dans les cas suivants : / 1° Le comportement de l'étranger constitue une menace pour l'ordre public ; / 2° L'étranger s'est vu refuser la délivrance ou le renouvellement de son titre de séjour, du document provisoire délivré à l'occasion d'une demande de titre de séjour ou de son autorisation provisoire de séjour au motif que sa demande était manifestement infondée ou frauduleuse ; / 3° Il existe un risque que l'étranger se soustraie à la décision portant obligation de quitter le territoire français dont il fait l'objet ". Aux termes de l'article L. 612-3 de ce code : " Le risque mentionné au 3° de l'article L. 612-2 peut être regardé comme établi, sauf circonstance particulière, dans les cas suivants : / () / 5° L'étranger s'est soustrait à l'exécution d'une précédente mesure d'éloignement ; / () / 8° L'étranger ne présente pas de garanties de représentation suffisantes, notamment parce qu'il ne peut présenter des documents d'identité ou de voyage en cours de validité, () qu'il ne justifie pas d'une résidence effective et permanente dans un local affecté à son habitation principale () ".

10. M. B se borne à soutenir qu'il n'était pas en mesure de justifier son adresse lors du contrôle de police. Par ailleurs, il ressort des pièces du dossier, ainsi qu'exposé précédemment, qu'il s'est soustrait à l'exécution de précédentes mesures d'éloignement. Dès lors, il n'est pas fondé à soutenir que la décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

11. En premier lieu, en l'absence de décision de refus de titre de séjour, M. B ne peut utilement soutenir que la décision attaquée est illégale par voie de conséquence de l'illégalité du " refus de délivrance du titre de séjour ".

12. En deuxième lieu, pour les motifs exposés précédemment, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué doit être écarté.

13. En dernier lieu, pour les motifs exposés précédemment, les moyens tirés de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales et de l'article 3-1 de la convention internationale des droits de l'enfant doivent être écartés.

En ce qui concerne l'interdiction de retour sur le territoire français :

14. Aux termes de l'article L. 612-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Lorsqu'aucun délai de départ volontaire n'a été accordé à l'étranger, l'autorité administrative assortit la décision portant obligation de quitter le territoire français d'une interdiction de retour sur le territoire français. Des circonstances humanitaires peuvent toutefois justifier que l'autorité administrative n'édicte pas d'interdiction de retour. / Les effets de cette interdiction cessent à l'expiration d'une durée, fixée par l'autorité administrative, qui ne peut excéder cinq ans à compter de l'exécution de l'obligation de quitter le territoire français, et dix ans en cas de menace grave pour l'ordre public ". Aux termes de l'article L. 612-10 de ce code : " Pour fixer la durée des interdictions de retour mentionnées aux articles L. 612-6 et

L. 612-7, l'autorité administrative tient compte de la durée de présence de l'étranger sur le territoire français, de la nature et de l'ancienneté de ses liens avec la France, de la circonstance qu'il a déjà fait l'objet ou non d'une mesure d'éloignement et de la menace pour l'ordre public que représente sa présence sur le territoire français ".

15. Si la seule condamnation de M. B en 2015 à une peine de 300 euros d'amende pour avoir volé des chambres à air ne saurait de toute évidence caractériser une menace actuelle pour l'ordre public, contrairement à ce que mentionne la décision attaquée, celle-ci est toutefois fondée également sur les circonstances que l'intéressé se maintient irrégulièrement en France sans avoir cherché à régulariser sa situation au regard du droit au séjour en France, qu'il ne démontre pas l'intensité de ses liens avec la France et qu'il ne saurait faire valoir de circonstances humanitaires. Dans ses écritures en défense, le préfet du Bas-Rhin fait également valoir que

M. B a refusé de déférer à deux précédentes obligations de quitter le territoire français. Ainsi, et au regard des arguments invoqués par le requérant, ce dernier n'est pas fondé à soutenir qu'en fixant à trois ans la durée de l'interdiction de retour sur le territoire français prononcée à son encontre, le préfet du Bas-Rhin a commis une erreur d'appréciation.

Sur l'arrêté portant assignation à résidence :

16. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de l'obligation de quitter le territoire français à l'encontre de la décision l'assignant à résidence.

17. En deuxième lieu, pour les motifs exposés précédemment, le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'acte attaqué doit être écarté.

18. En dernier lieu, aux termes de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'autorité administrative peut assigner à résidence l'étranger qui ne peut quitter immédiatement le territoire français mais dont l'éloignement demeure une perspective raisonnable, dans les cas suivants : / 1° L'étranger fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français, prise moins de trois ans auparavant, pour laquelle le délai de départ volontaire est expiré ou n'a pas été accordé ".

19. Il revient au juge administratif de s'assurer que les obligations de se présenter périodiquement aux services de police ou aux unités de gendarmerie, susceptibles d'être imparties par l'autorité administrative sur le fondement de ces dispositions, sont adaptées, nécessaires et proportionnées aux finalités qu'elles poursuivent.

20. La décision attaquée fait obligation à M. B de se présenter deux fois par semaine, les mardis et jeudis à 9 heures, à la direction interdépartementale de la police aux frontières de Strasbourg, à l'aéroport d'Entzheim. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le préfet du

Bas-Rhin n'aurait pas procédé à un examen particulier de la situation de M. B. Par ailleurs, compte tenu de l'objet de la mesure attaquée et du but poursuivi, M. B n'est pas fondé à soutenir qu'elle porte atteinte à sa liberté d'aller et venir et à sa vie privée et familiale.

21. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation présentées par M. B doivent être rejetées, ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction ainsi que celles relatives aux frais de l'instance.

D E C I D E :

Article 1 : M. B est admis à titre provisoire au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

Article 2 : Le surplus de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, à Me Zimmermann et au préfet du Bas-Rhin. Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 31 juillet 2025.

Le magistrat désigné,

M. Bouzar La greffière,

C. Lamoot

La République mande et ordonne au préfet du Bas-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

C. Lamoot

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