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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2506720

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2506720

mercredi 20 août 2025

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2506720
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantGAIBLE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A B, qui contestait les arrêtés du préfet du Haut-Rhin refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requête a été jugée irrecevable car introduite tardivement, au-delà du délai de sept jours prévu par les articles L. 614-2 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les décisions attaquées avaient été notifiées en mains propres le 27 juin 2025, mais la requête n'a été enregistrée que le 13 août 2025. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de l'ensemble des demandes, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 13 août 2025, M. A B, représenté par Me Gaible, demande au tribunal :

1°) de l'admettre, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle ;

2°) d'annuler les arrêtés du 27 juin 2025 par lesquels le préfet du Haut-Rhin a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français sans délai de départ volontaire, a fixé le pays de destination duquel il est susceptible d'être éloigné, l'a interdit de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans et l'a assigné à résidence ;

3°) d'enjoindre au préfet du Haut-Rhin de lui délivrer un titre de séjour valable dix ans portant la mention " salarié ", de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail d'une durée de six mois, ou, à défaut, de réexaminer son dossier dans un délai de quinze jours, à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

4°) de mettre à la charge de l'État la somme de 2 000 euros à verser à son conseil en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme C en application des dispositions de l'article L. 922-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Le jugement est rendu, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet. () Il peut, par ordonnance () 4° Rejeter les recours entachés d'une irrecevabilité manifeste non susceptible d'être couverte en cours d'instance. ".

2. Aux termes de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " La décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 911-1. ". Aux termes du premier alinéa de l'article L. 614-2 : " Par dérogation à l'article L. 614-1, lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, la décision portant obligation de quitter le territoire français ainsi que la décision relative au séjour, la décision relative au délai de départ volontaire et l'interdiction de retour sur le territoire français qui l'accompagnent, le cas échéant, peuvent être contestées devant le tribunal administratif selon la procédure prévue à l'article L. 921-1. () ". Aux termes de l'article L. 921-1 du même code : " Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai de sept jours à compter de la notification de la décision () ". Aux termes de l'article R. 921-3 du même code : " Les délais de recours de sept jours et quarante-huit heures respectivement prévus aux articles L. 921-1 et L. 921-2 ne sont susceptibles d'aucune prorogation. ".

3. Il ressort des pièces du dossier que les décisions attaquées ont été remises en mains propres le 27 juin 2025 au requérant avec mention des exactes voies et délais de recours. Ainsi, la requête, qui n'a été enregistrée au greffe que le 13 août 2025, est tardive et est, par suite, entachée d'une irrecevabilité qui ne peut être régularisée. Elle doit, dès lors, être rejetée, sans qu'il y ait lieu d'admettre le requérant, à titre provisoire, au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à Me Gaible. Copie en sera adressée au préfet du Haut-Rhin et au bureau d'aide juridictionnelle près le tribunal judiciaire de Strasbourg.

Fait à Strasbourg, le 20 août 2025.

La magistrate désignée,

S. C

La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,

La greffière,

G. Trinité

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