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AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2603010

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2603010

mardi 7 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2603010
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Sujet principal : Demande en référé-suspension pour obtenir la délivrance de documents professionnels (fiche de paie, certificat de travail, attestation France Travail) par un centre hospitalier. Juridiction : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). Solution retenue : Rejet de la requête, considérée comme manifestement mal fondée, car le moyen invoqué ne crée pas un doute sérieux sur la légalité d'une décision administrative. Textes appliqués : Articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, relatifs aux conditions du référé-suspension et au rejet sans instruction des requêtes manifestement mal fondées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mars 2026, Mme C... A..., doit être vue comme demandant demande au juge des référés d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative au centre hospitalier de Saverne de lui remettre dans un délai de 48 heures sa fiche de paie pour le mois de décembre 2025, un certificat de travail et une attestation France Travail sous astreinte de 50 euros par jour de retard.

Elle soutient que le refus ou le retard dans la délivrance de ces documents constitue une faute engageant la responsabilité de l’administration.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. B... pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête, sans instruction ni audience, notamment lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci est mal fondée.


L’unique moyen invoqué par Mme A... n’est manifestement pas de nature, au vu de la demande, à créer un doute sérieux sur la légalité de cette décision. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête de Mme A... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions aux fins d’injonction.



O R D O N N E :


La requête de Mme A... est rejetée.

La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....

Fait à Strasbourg, le 7 avril 2026.


Le juge des référés,




J-B. B...


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Le greffier,







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