mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2003882 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | JU 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 16 juin 2020, M. A B, représenté par Me Grebille-Romand, demande au tribunal :
1°) d'annuler les décisions par lesquelles le ministre de l'intérieur a successivement retiré du capital de son permis de conduire trois points pour une infraction commise le 22 octobre 2014, trois points pour une infraction commise le 1er mars 2016, trois points pour une infraction commise le 15 novembre 2018, ensemble la décision référencée " 48 SI " du 30 avril 2020 par laquelle le ministre a retiré trois points de son permis de conduire à la suite d'une infraction commise le 16 juillet 2019, l'a informé de la perte de validité dudit permis pour solde de points nul et lui a enjoint de le restituer aux services préfectoraux de son département de résidence ;
2°) d'enjoindre au ministre de l'intérieur, en application des dispositions de l'article L. 911-1 du code de justice administrative, de lui restituer son titre de conduite doté du capital initial de douze points dans un délai de huit jours à compter de la notification du présent jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ainsi que le paiement des entiers dépens de l'instance.
Il soutient que :
- les décisions de retraits de points successives mentionnées dans la décision référencée 48 SI ne lui ont jamais été notifiées ;
- la décision " 48 SI " litigieuse est illégale en conséquence de l'illégalité des quatre décisions de retrait de points sur lesquelles elle se fonde ;
- il n'est pas l'auteur de l'infraction commise le 16 juillet 2019 ;
- la réalité de l'infraction du 16 juillet 2019 n'est pas établie compte tenu qu'il a dûment contesté l'avis de contravention
- au moment de sa verbalisation pour les infractions susvisées, il n'a pas été destinataire de l'information préalable prévue par les dispositions de l'article L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route.
Par un mémoire enregistré le 11 mars 2021, et un mémoire complémentaire enregistré le 24 mars 2021, le ministre de l'intérieur conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- il n'y pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision référencée " 48 SI " du 30 avril 2020 en tant qu'elle invalide le permis pour solde de point nul et de la décision portant retrait de trois points consécutivement à l'infraction commise le 16 juillet 2019, les mentions de cette infraction ayant été retirées du relevé intégral d'information ;
- la juridiction administrative n'est pas compétente pour connaître du moyen tiré de l'imputabilité d'une infraction à un usager de la route ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
En application de l'article R. 732-1-1 du code de justice administrative, la présidente a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Au cours de l'audience publique, il a été donné lecture du rapport en l'absence des parties ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a commis une série d'infractions les 22 octobre 2014, 1er mars 2016 et 15 novembre 2018. Par une décision référencée " 48 SI " du 30 avril 2020, suite à une infraction commise le 16 juillet 2019 ayant entrainé le retrait de trois points de son permis de conduire, le ministre de l'intérieur a constaté la perte de validité de ce permis. M. A demande au tribunal d'annuler la décision " 48 SI " portant invalidation de son permis de conduire ainsi que des décisions de retrait de points y figurant.
Sur l'étendue du litige :
2. Il résulte de l'instruction que la décision portant retrait de trois points consécutive à l'infraction commise le 16 juillet 2019, ainsi que la décision référencée " 48SI " du 30 avril 2020 portant invalidation du permis de conduire de M. B, n'apparaissent plus sur le relevé d'information intégral de l'intéressé édité le 24 mars 2021. Ainsi, l'administration doit être regardée comme ayant, postérieurement à l'introduction de la requête, procédé au retrait de ces décisions. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 16 juillet 2019 et de la décision référencée " 48SI " en tant qu'elle invalide le permis de conduire du requérant sont devenues sans objet et il n'y a plus lieu d'y statuer.
3. Il résulte ce qui précède qu'il y a seulement lieu pour le tribunal de se prononcer sur la légalité des décisions portant retrait de trois points intervenues à la suite des infractions commises les 22 octobre 2014, 1er mars 2016 et 15 novembre 2018.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut de notification des décisions de retrait de points :
4. Les conditions de la notification au conducteur des retraits de points de son permis de conduire, prévues par les dispositions de l'article L. 223-3 du code de la route, ne conditionnent pas la régularité de la procédure suivie et partant, la légalité de ces retraits. Cette notification a pour seul objet de rendre ceux-ci opposables à l'intéressé et de faire courir le délai dont il dispose pour en contester la légalité devant la juridiction administrative. La circonstance que l'administration ne soit pas en mesure d'apporter la preuve que la notification des retraits successifs, effectuée par simple lettre, a bien été reçue par son destinataire, n'entache pas d'illégalité, par elle-même, les décisions de retraits de points. Elle a pour seule conséquence de rendre M. B recevable à contester la légalité de ces retraits de points. Ainsi, le moyen est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne le moyen tiré du défaut d'information préalable :
5. En application des dispositions de l'article L. 222-3 et R. 223-3 du code de la route, dans leurs versions successives applicables à la date des infractions en litige, lors de la constatation d'une infraction entraînant un retrait de points, l'auteur de celle-ci est informé notamment qu'il encourt un retrait de points si la réalité de l'infraction est établie dans les conditions définies à l'article L. 223-1 du même code. Il est informé également de l'existence d'un traitement automatisé des retraits et reconstitutions de point et de la possibilité pour lui d'accéder aux informations le concernant.
6. L'information prévue par les dispositions susmentionnées du code de la route constitue une formalité substantielle dont l'accomplissement, qui est une garantie essentielle donnée à l'auteur de l'infraction pour lui permettre d'en contester la réalité et d'en mesurer les conséquences sur la validité de son permis, est une condition de la régularité de la procédure suivie, et, partant, de la légalité du retrait de points. Il appartient à l'administration d'apporter la preuve, par tous moyens, qu'elle a satisfait à cette obligation. M B soutient que les informations préalables, mentionnées par les dispositions précitées du code de la route, ne lui ont pas été délivrées lors de la commission des infractions du 22 octobre 2014, 1er mars 2016 et 15 novembre 2018.
S'agissant des infractions des 1er mars 2016 et 15 novembre 2018 :
7. Aux termes du II de l'article R. 49-1 du code de procédure pénale : " Sans préjudice de l'article R. 249-9, le procès-verbal peut être dressé au moyen d'un appareil sécurisé dont les caractéristiques sont fixées par arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, permettant le recours à une signature manuscrite conservée sous forme numérique ". Pour l'application des articles R. 49-1 et R. 49-10 du code de procédure pénale, il est prescrit depuis l'intervention de l'arrêté du 5 octobre 1999 relatif aux formulaires utilisés pour la constatation et le paiement des contraventions soumises à la procédure de l'amende forfaitaire, dont les dispositions pertinentes sont codifiées aux articles A. 37 à A. 37-4 du même code, que lorsqu'une contravention soumise à cette procédure est relevée avec interception du véhicule mais sans que l'amende soit payée immédiatement entre les mains de l'agent verbalisateur, ce dernier utilise un formulaire réunissant, en une même liasse autocopiante, le procès-verbal conservé par le service verbalisateur, une carte de paiement matériellement indispensable pour procéder au règlement de l'amende et l'avis de contravention, également remis au contrevenant pour servir de justificatif du paiement ultérieur, qui comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Dès lors, le titulaire d'un permis de conduire à l'encontre duquel une infraction au code de la route est relevée au moyen d'un formulaire conforme à ce modèle et dont il est établi, notamment par la mention qui en est faite au système national des permis de conduire, qu'il a payé l'amende forfaitaire correspondant à cette infraction, a nécessairement reçu l'avis de contravention. Eu égard aux mentions dont cet avis est réputé être revêtu, l'administration doit alors être regardée comme s'étant acquittée envers le titulaire du permis de son obligation de lui délivrer les informations requises préalablement au paiement de l'amende, à moins que l'intéressé, à qui il appartient à cette fin de produire l'avis qu'il a nécessairement reçu, ne démontre s'être vu remettre un avis inexact ou incomplet. Pour les infractions relevées avec interception du véhicule postérieurement au 1er janvier 2002, la mention au système national des permis de conduire du paiement ultérieur de l'amende forfaitaire permet au juge d'estimer que le titulaire du permis s'est vu remettre un avis de contravention comportant les informations requises, dès lors que les formulaires libellés en euros sont conformes à l'arrêté du 5 octobre 1999 précité
8. Il résulte de l'instruction, notamment des mentions du relevé d'information intégral relatif à la situation du permis de conduire de M. B, que l'intéressé s'est acquitté le 25 mars 2016 et le 7 février 2019 des amendes forfaitaires relative aux infractions constatées par des procès-verbaux dématérialisés dressés les 1er mars 2016 et 15 novembre 2018 au moyen d'un appareil électronique sécurisé. Eu égard à la date de ces infractions, elles ont été constatées au moyen d'un formulaire libellé en euros conforme aux dispositions des articles A. 37 à A. 37-4 du code de procédure pénale. M. B doit, dès lors, être regardé comme ayant nécessairement reçu à son domicile l'avis de contravention revêtu des informations requises par les dispositions des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Par suite, il doit être regardé comme établi que l'administration s'est acquittée envers lui de son obligation d'information préalable dès lors qu'il ne démontre pas avoir été destinataire d'avis inexacts ou incomplets.
S'agissant de l'infraction commise le 22 octobre 2014 :
9. Lorsqu'une contravention soumise à la procédure de l'amende forfaitaire est relevée avec interception du véhicule et donne lieu au paiement immédiat de l'amende entre les mains de l'agent verbalisateur, le contrevenant se voit remettre, en application de l'article R. 49-2 du code de procédure pénale, une quittance de paiement. Le modèle de cette quittance comporte une information suffisante au regard des exigences résultant des articles L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route, qui doit être regardée comme ayant été délivrée préalablement au paiement de l'amende dès lors que le contrevenant conserve la faculté de renoncer à la modalité du paiement immédiat de l'amende avant de procéder à la signature de la quittance ou, le cas échéant, d'inscrire sur celle-ci une réserve sur les modalités selon lesquelles l'information lui avait été délivrée. Il suit de là qu'il incombe à l'administration d'apporter la preuve, par la production de la souche de la quittance dépourvue de réserve sur la délivrance de l'information, que celle-ci est bien intervenue préalablement au paiement. La mention, au système national des permis de conduire, du paiement immédiat de l'amende forfaitaire au titre d'une infraction relevée avec interception du véhicule n'est donc pas, à elle seule, de nature à établir que le titulaire du permis a été destinataire de l'information requise.
10. Il résulte de l'instruction, et notamment du relevé d'information intégral de l'intéressé, que l'amende forfaitaire concernant l'infraction commise le 22 octobre 2014 a été acquittée le jour même. Toutefois, l'administration, à qui incombe la charge de la preuve, se borne à produire un spécimen de quittance de paiement, et ne produit pas le duplicata de la quittance, dépourvue de réserve, qui aurait été remis au contrevenant en cas de paiement immédiat entre les mains de l'agent verbalisateur. En outre, en produisant un spécimen d'avis de contravention en lieu et place du procès-verbal de contravention concernant cette infraction, elle n'établit pas la remise au contrevenant à la fois d'un avis de contravention comportant l'ensemble des informations requises et d'une carte de paiement qu'il aurait utilisée pour acquitter l'amende forfaitaire le jour même de l'infraction, mais pas entre les mains de l'agent verbalisateur. En l'absence de production de l'un ou l'autre de ces documents, la mention, au système national des permis de conduire, du paiement le jour même de l'amende forfaitaire n'est pas, à elle seule, de nature à établir que le contrevenant a été destinataire de l'information requise. Il suit de là que M. B est fondé à demander l'annulation de la décision par laquelle le ministre a retiré trois points de son permis de conduire à la suite de cette infraction.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. L'exécution du présent jugement implique nécessairement, eu égard à ses motifs, que l'autorité compétente restitue à M. B les trois points illégalement retirés de son permis de conduire à la suite de l'infraction commise le 22 octobre 2014. Il y a lieu, par suite, d'enjoindre au ministre de l'intérieur de procéder, dans un délai de deux mois à compter de la notification du présent jugement, à cette restitution, dans la limite du nombre maximum de points que peut comporter le capital de points du permis et sous réserve de retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance.
Sur les conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
12. Aux termes de l'article L. 761 1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
13. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat le paiement de la somme demandée par M. B au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D E C I D E
Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions tendant à l'annulation de la décision de retrait de points consécutive à l'infraction du 16 juillet 2019 et de la décision référencée " 48SI " du 30 avril 2020 en tant qu'elle invalide le permis de conduire de M. B.
Article 2 : La décision portant retrait de trois points à la suite de l'infraction au code de la route commise le 22 octobre 2014 est annulée.
Article 3 : Il est enjoint au ministre de l'intérieur de restituer à M. B les trois points illégalement retirés à la suite de l'infraction mentionnée à l'article 2, sans toutefois que cette restitution ne puisse porter le capital de point du permis de conduire de l'intéressée à un nombre supérieur à douze, réduit des retraits de points éventuellement prononcés par ailleurs à raison d'infractions étrangères à la présente instance, dans un délai de deux mois à compter de la date de notification du présent jugement.
Article 4 : Le surplus des conclusions est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'intérieur.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
La présidente
G. Verley-Cheynel
La greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,
N°200388
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026