mercredi 13 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2007829 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | SCP CARNOT AVOCATS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire enregistrés les 30 octobre 2020 et 3 juin 2021, la SCI VHI, représentée par la SELARL BCV Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du maire de Saint-Romain-au-Mont-d'Or s'opposant à sa déclaration préalable de travaux de remise en état de clôtures ainsi que sa décision du 2 septembre 2020 rejetant son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de lui délivrer une décision de non-opposition à déclaration préalable dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SCI VHI soutient que :
- la décision contestée est entachée d'erreurs de droit et de fait ; elle n'a jamais été condamnée, par décision de justice, à une remise en état des lieux pour infraction au code de l'urbanisme pour la totalité des travaux réalisés sans autorisation ; aucune décision de justice n'a d'ailleurs ordonné une telle remise en état, au regard de l'arrêt de la Cour d'appel de Grenoble du 16 décembre 2008 et alors que les travaux peuvent être mis en conformité avec le PLU-H de la métropole de Lyon ; en l'espèce, les travaux en litige exécutent intégralement les décisions de justice et respectent le PLU-H en vigueur ;
- le maire a commis une erreur de droit en s'estimant en situation de compétence liée par les décisions rendues par le juge judiciaire ;
- il a commis une erreur manifeste d'appréciation en s'opposant aux travaux dont l'unique objet est d'assurer la mise en conformité de la construction ; il n'existe aucun lien fonctionnel ou architectural entre les bâtiments situés à l'intérieur du domaine et le mur d'enceinte ;
- la décision ne peut être fondée sur la circonstance que l'unité départementale de l'architecture et du patrimoine du Rhône propose d'apporter sa contribution au dépôt d'une nouvelle demande, alors qu'au demeurant les travaux sont en parfaite harmonie avec les caractéristiques des constructions avoisinantes ; l'accord de l'architecte des bâtiments de France n'était pas obligatoire, l'immeuble objet des travaux ne se situant pas dans le champ de visibilité d'un monument historique, ni dans un secteur protégé ; cet avis est erroné ;
- l'article R. 431-14 du code de l'urbanisme est inopposable, le projet ne se trouvant pas dans un périmètre de protection des abords d'un monument historique ; la notice descriptive apportait les informations utiles ; un tel motif justifiait tout au plus des prescriptions.
Par des mémoires enregistrés les 5 mars et 1er juillet 2021, la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or, représentée par la SELARL Carnot Avocats, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens de la SCI VHI ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 10 juin 2022, la SCI VHI demande au tribunal de lui donner acte du désistement pur et simple de sa requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Monteiro, rapporteure publique,
- les observations de Me Combaret, pour la SCI VHI, société requérante ;
- et les observations de Me Arnaud, pour la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or.
Considérant ce qui suit :
1. La SCI VHI, propriétaire d'un ensemble immobilier à Saint-Romain-au-Mont-d'Or, a déposé en mairie, le 20 février 2020, une déclaration préalable de travaux de réfection des clôtures et des façades sur rue du tènement sans modification des dimensions. Par un arrêté non daté, le maire de la commune s'y est opposé. La SCI VHI en demande l'annulation ainsi que de la décision de rejet de son recours gracieux du 2 septembre 2020.
2. Toutefois, par un mémoire enregistré le 10 juin 2022, la SCI VHI a déclaré se désister de sa requête, une solution amiable étant recherchée avec la nouvelle équipe municipale impliquant le dépôt d'une nouvelle déclaration préalable de travaux. Ce désistement de requête étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le versement à la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or d'une somme au titre de ses frais exposés et non compris dans les dépens.
DÉCIDE :
Article 1er : Il est donné acte à la SCI VHI du désistement de sa requête.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or tendant au bénéfice des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SCI VHI et à la commune de Saint-Romain-au-Mont-d'Or.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Vincent-Marie Picard, président,
Mme Karen Mège Teillard, première conseillère,
Mme Marine Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 juillet 2022.
La rapporteure,
K. A
Le président,
V.-M. Picard
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026