jeudi 29 septembre 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2101277 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème chambre |
| Avocat requérant | ZURFLUH - LEBATTEUX - SIZAIRE ET ASSOCIES |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire récapitulatif enregistrés les 19 février et 9 décembre 2021, la SCCV La Réserve, représentée par la SCP Zurfluh-Lebatteux-Sizaire et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 22 décembre 2020 par lequel le maire de Charbonnières-les-Bains a refusé de lui délivrer un permis de construire pour la réalisation d'un immeuble collectif de vingt-deux logements sur un terrain situé chemin de la Chanterie ;
2°) d'enjoindre à cette autorité de procéder à une nouvelle instruction de sa demande de permis de construire ;
3°) de mettre à la charge de la commune de Charbonnières-les-Bains la somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La SCCV La Réserve soutient, dans son mémoire récapitulatif, que :
- la recevabilité de la requête n'est pas contestée ;
- le projet ne méconnaît pas les dispositions des articles 3.1 et 3.2.5 du règlement de la zone URc2 du plan local d'urbanisme et de l'habitat de la métropole de Lyon, dès lors qu'il entraîne une amélioration substantielle des qualités végétales du site ; les arbres à abattre dans l'espace végétalisé à valoriser ne constituent pas des éléments de qualité, au regard de l'étude phytosanitaire jointe à la demande de permis de construire, et sont compensés par la plantation de treize arbres dans ce même périmètre ; le traitement paysager du projet s'inscrit dans une cohérence d'ensemble de l'espace végétalisé qui couvre également des parcelles voisines ; des prescriptions suffisaient pour respecter les dispositions du plan d'urbanisme ;
- il ne contrevient pas aux règles de volumétrie fixées par l'article 4.1 de ce règlement ; l'arrêté est entaché d'une erreur de droit dans la mesure où l'emprise au sol du projet se calcule à partir de la superficie de l'unité foncière et non de la surface utile, hors voie d'accès ; le plan d'urbanisme n'impose pas la réalisation de constructions en plots discontinus ; le projet s'insère dans un environnement bâti hétérogène.
Par un mémoire enregistré le 8 novembre 2021, la commune de Charbonnières-les-Bains, représentée par la SELARL Carnot avocats, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge de la requérante sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que les moyens soulevés par la SCCV La Réserve ne sont pas fondés.
Par lettre du 8 octobre 2021, les parties ont été informées, en application de l'article R. 611-1-1 du code de justice administrative, de la période à laquelle il est envisagé d'appeler l'affaire à l'audience et de la date à partir de laquelle l'instruction pourra être close dans les conditions prévues par le dernier alinéa de l'article R. 613-1 et le dernier alinéa de l'article R. 613-2 du code de justice administrative.
Une ordonnance portant clôture immédiate de l'instruction a été émise le 6 juillet 2022.
Par une lettre du 8 septembre 2022, les parties ont été informées qu'en application de l'article R. 611-7-3 du code de justice administrative, le tribunal était susceptible de prononcer d'office une injonction au maire de Charbonnières-les-Bains de délivrer à la SCCV La Réserve le permis de construire sollicité.
Par un mémoire enregistré le 14 septembre 2022, non communiqué, la SCCV La Réserve a fait valoir ses observations et a demandé que l'injonction soit assortie d'une astreinte.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme A,
- les conclusions de Mme Monteiro, rapporteure publique,
- les observations de Me Drouet pour la SCCV La Réserve ;
- et les observations de Me Gneno-Gueydan pour la commune de Charbonnières-les-Bains.
Des notes en délibéré présentées pour la commune de Charbonnières-les-Bains et la SCCV La Réserve ont été enregistrées respectivement les 15 et 20 septembre 2022.
Considérant ce qui suit :
1. La SCCV La Réserve a déposé en mairie de Charbonnières-les-Bains le 25 septembre 2020 une demande de permis de construire en vue de l'édification, après démolition de bâtiments existants, d'un immeuble à usage d'habitat collectif comportant vingt-deux logements, dont neuf logements sociaux, et trente-cinq places de stationnement sur un terrain situé chemin de la Chanterie. Elle demande l'annulation de l'arrêté du maire de la commune du 22 décembre 2020 refusant de lui délivrer l'autorisation d'urbanisme.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. En premier lieu, aux termes de l'article 3.2.5 des dispositions communes du plan local d'urbanisme et de l'habitat (PLU-H) de la métropole de Lyon : " Espace végétalisé à valoriser (EVV) / Dans les espaces végétalisés à valoriser (EVV) délimités par les documents graphiques du règlement, en application des articles L.151-23 et R.151-43-4° du Code de l'urbanisme, les dispositions ci-après sont applicables afin d'assurer la protection, la mise en valeur ou la requalification de ces éléments de paysage, ainsi que la préservation, le maintien ou la remise en état des continuités écologiques. / Tout projet réalisé sur un terrain concerné par l'inscription d'un espace végétalisé à valoriser est conçu, tant dans son organisation, son implantation, sa qualité architecturale, que dans l'aménagement des espaces libres, en prenant en compte les caractéristiques paysagères ou la sensibilité écologique du lieu. / La configuration, l'emprise et les composantes végétales de cet espace peuvent évoluer et leur destruction partielle est admise dès lors que : / Sont préservés les éléments végétalisés de qualité de cet espace, tels que les arbres de qualité au regard de leur âge ou de leur essence et les ensembles boisés qui ont un impact sur le paysage. / Pour les arbres, une attention toute particulière est portée à l'implantation des constructions, travaux et ouvrages, localisés à proximité, afin de garantir, notamment par un éloignement suffisant, la préservation du système racinaire et du houppier assurant les conditions de pérennité adaptées à chaque espèce compte tenu de ses caractéristiques ; / - Sont mises en valeur les composantes de l'espace ayant une fonction écologique, les zones humides et les haies ; / - Est prise en compte la perméabilité écologique du site, notamment par l'édification de clôtures permettant la circulation de la faune et la mise en place d'espèces végétales adaptées et variées ; / - en outre, en cas de destruction partielle, une compensation contribue à l'ambiance végétale et paysagère sur le terrain ".
3. Par ailleurs, aux termes de l'article 3.1 du règlement de la zone URc2 du PLU-H : " Les principes d'aménagement des espaces libres / L'aménagement des espaces libres ne peut être réduit à un traitement des surfaces résiduelles de l'emprise du bâti, mais il est intégré dans la conception globale de tout projet comme un élément structurant, source de paysage et de biodiversité. / Il concourt à : - l'insertion des constructions dans leur paysage urbain et à la qualité des transitions entre espaces bâtis et espaces agricoles ou naturels ; / - l'amélioration du cadre de vie d'un point de vue paysager et bioclimatique ; / - l'enrichissement de la biodiversité en ville ; () / Le traitement des espaces libres prend également en compte : () - la superficie, la configuration et la localisation sur le terrain des espaces végétalisés et plantés pour assurer un bon développement des plantations et organiser, dans la mesure du possible, une continuité avec les espaces libres sur les terrains voisins afin de créer un maillage écologique ; / - les plantations existantes sur le terrain afin de maintenir des sujets d'intérêt, identifiés aux documents graphiques réglementaires, dans l'aménagement des espaces végétalisés. ". En application de l'article 3.2.1 de ce règlement, le coefficient de pleine terre est au moins égal à 35 %. En vertu de l'article 3.3.1 du même règlement, l'intégralité de la surface des espaces de pleine terre doit être obligatoirement végétalisée et plantée. Leur traitement végétal privilégie une composition utilisant la palette des trois strates végétales (arborée, arbustive et herbacée) de façon diversifiée et équilibrée, dès lors que leur superficie le permet. Les autres espaces libres, notamment le tracé des espaces de circulation automobile, sont conçus pour réduire leur linéaire et leur emprise et pour s'insérer de façon discrète dans le paysage et la topographie du terrain, conformément à l'article 3.3.2 du règlement. Enfin, l'article 2.4.1 de ce règlement précise que le coefficient d'emprise au sol est limité à 30 % de la superficie du terrain.
4. En l'espèce, le projet prévoit la construction d'un immeuble collectif de trois niveaux avec un attique sur un terrain de 2 052 m² grevé d'un espace végétalisé à valoriser de 830 m². La parcelle d'assiette est classée en zone URc2, définie par le document d'urbanisme comme une zone à dominante résidentielle regroupant des immeubles de logements collectifs sous forme de plots ou en barre, ordonnancés de façon discontinue au sein d'une composition paysagère où domine la végétalisation des espaces libres. L'objectif poursuivi par le plan dans cette zone est de promouvoir, dans les sites appropriés, cette organisation d'habitat collectif dans un environnement paysager qualitatif et d'encadrer ces compositions urbaines existantes dans leur densité.
5. Il ressort des pièces du dossier que la construction projetée empiète sur une partie limitée de l'espace végétalisé à valoriser et implique essentiellement l'abattage de huit arbres, dont sept sont localisés dans le périmètre de l'espace protégé. Aucun d'entre eux, tant au regard de l'étude phytosanitaire jointe à la demande de permis de construire, qui préconisait l'abattage de trois de ces arbres présentant un risque de rupture du tronc et relevait l'état de dégradation de plusieurs autres, que des éléments produits par la commune, ne constitue un sujet de qualité à préserver. Le projet prévoit la plantation de treize arbres de haute tige, d'essence similaire à ceux qui seront abattus, dans l'espace végétalisé à valoriser, la préservation du talus boisé au sud-ouest de la parcelle ainsi que la végétalisation de l'ensemble des espaces libres de toute construction, d'une surface de 895 m². Si la décision en litige relève que l'implantation de huit nouveaux arbres en ligne le long de la limite sud-ouest du terrain, qui s'apparente à une haie, ne participe pas à l'amélioration des qualités végétales du site, il apparaît que ce choix répond aux prescriptions de l'article 3.1 précité, en permettant d'assurer une continuité avec l'espace végétalisé à valoriser qui s'étend sur les parcelles voisines, alors que cinq autres arbres à planter sont répartis sur la partie est du terrain d'assiette. Par ailleurs, si la commune remet en cause le développement pérenne de plusieurs de ces arbres, elle n'apporte aucun élément pour justifier du bien-fondé de ses allégations, alors que la rangée des huit arbres au sud-ouest sera plantée dans une bande de 5 mètres de large sur plus de 23 mètres de long. S'agissant du chêne prévu à l'angle nord-ouest du bâtiment, entre la rampe d'accès au parking souterrain et une façade du bâtiment projeté, dans une bande de 5 mètres également, une simple prescription suffisait, ainsi que le préconisait l'architecte conseil de la métropole, qui a recommandé de privilégier une essence plus adaptée à un développement vertical. Dans ces conditions, compte tenu de la présence d'espaces verts et boisés sur plus de 44 % de la surface du terrain, de la préservation de la quasi-totalité de l'espace végétalisé à valoriser et des mesures de compensation prévues, le projet, qui répond au surplus aux objectifs de la zone URc2, tout en respectant les coefficients d'emprise au sol de 30 % et de pleine terre de 35 % fixés par le règlement de cette zone, permet de créer une ambiance végétale et paysagère quantitative et qualitative de nature à répondre aux obligations prévues par les articles 3.2.5 des dispositions générales du plan d'urbanisme et 3.1 du règlement de la zone URc2. La société requérante est ainsi fondée à soutenir que le maire de Charbonnières-les-Bains ne pouvait légalement se fonder sur ces dispositions pour refuser de délivrer le permis de construire.
6. En second lieu, l'article 4.1 du règlement de la zone URc2 du PLU-H reprend la définition de la zone Urc2 mentionnée plus haut et complète ses objectifs en vue de garantir une insertion urbaine et paysagère des projets au sein d'ensembles de grands collectifs constitués ou non et de mettre en œuvre une végétalisation du front de rue. Son article 4.1.1, relatif à la conception du projet dans son environnement urbain et paysager, précise que : " () / a. La conception du projet privilégie son insertion dans la morphologie urbaine de la zone considérée en prenant en compte son environnement urbain et paysager sauf contexte urbain particulier () ".
7. D'une part, la construction projetée présente une morphologie en forme de L avec des façades en linéaire mesurant jusqu'à 28 et 30 mètres de long et présentant des hauteurs différentes, dont le plus haut point au faîtage est de 14 mètres, dans un souci d'épannelage pour tenir compte de la pente marquée du terrain d'assiette. Elle s'implante dans un environnement bâti hétérogène, comprenant de nombreux immeubles collectifs aux volumes similaires, voire plus imposants, s'agissant notamment des constructions situées sur une parcelle dont elle est seulement séparée par un sentier. Compte tenu de ce qui a été dit précédemment, le projet ne méconnaît pas les objectifs de la zone URc2 qui, contrairement à ce qu'a relevé le maire dans l'arrêté contesté et aux écritures de la commune en défense, n'impose pas d'intégrer une forte dimension paysagère comparativement à d'autres zones urbaines constructibles du PLU-H. De plus, quand bien même l'attique est en partie couvert d'un toit à pans, dans un souci d'insertion au regard des caractéristiques des toitures des immeubles avoisinants, la construction en escalier du bâtiment, au milieu d'un espace végétalisé à valoriser boisé, en limite l'impact visuel, notamment depuis les espaces publics, de sorte que sa volumétrie n'est pas de nature à porter atteinte au caractère ou à l'intérêt des lieux et paysages avoisinants.
8. D'autre part, la future construction présente une emprise de 605 m² qui respecte, ainsi qu'il a déjà été dit, le coefficient d'emprise au sol de 30 %, établi en proportion de la totalité de la superficie du terrain d'assiette. Si le maire de Charbonnières-les-Bains s'est référé, dans la décision attaquée, sans aucun fondement, à une surface " utile " de la parcelle ne comprenant pas la voie d'accès qui relève pourtant des espaces libres du terrain d'assiette, en application des dispositions précitées de l'article 3.3.2 du règlement de la zone URc2 du plan, pour retenir une emprise au sol de 36 %, la commune reconnaît en défense l'absence de méconnaissance des règles d'emprise fixées par ce règlement. Elle ne peut toutefois sérieusement reprocher à la pétitionnaire de présenter un projet consommant la quasi-totalité de l'emprise permise au regard de la superficie des espaces verts projetés.
9. Il s'ensuit que les motifs tirés de la méconnaissance des articles 4.1 et 4.1.1 du règlement de la zone URc2 du PLU-H ne peuvent davantage justifier le refus de permis de construire.
10. Il résulte de tout ce qui précède que la SCCV La Réserve est fondée à demander l'annulation de l'arrêté du maire de Charbonnières-les-Bains du 22 décembre 2020.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
11. Aux termes de l'article L. 911-1 du code de justice administrative : " Lorsque sa décision implique nécessairement qu'une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d'un service public prenne une mesure d'exécution dans un sens déterminé, la juridiction, saisie de conclusions en ce sens, prescrit, par la même décision, cette mesure assortie, le cas échéant, d'un délai d'exécution. / La juridiction peut également prescrire d'office cette mesure ".
12. Par ailleurs, aux termes de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme : " Lorsque la décision rejette la demande ou s'oppose à la déclaration préalable, elle doit être motivée. / Cette motivation doit indiquer l'intégralité des motifs justifiant la décision de rejet ou d'opposition, notamment l'ensemble des absences de conformité des travaux aux dispositions législatives et réglementaires mentionnées à l'article L. 421-6. / Il en est de même lorsqu'elle est assortie de prescriptions, oppose un sursis à statuer ou comporte une dérogation ou une adaptation mineure aux règles d'urbanisme applicables ".
13. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration préalable après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncés dans sa décision, réputée exhaustive, et écarté, le cas échéant, les substitutions de motifs qu'elle a pu solliciter en cours d'instance, il peut, même d'office, ordonner à cette autorité de délivrer l'autorisation demandée, sans préjudice du droit de contestation des tiers, lesquels ne pourront alors se voir opposer les termes du jugement contenant cette injonction. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction soit que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, soit que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
14. En raison de l'annulation prononcée par le présent jugement, et alors qu'il ne résulte pas de l'instruction que des dispositions en vigueur à la date d'intervention de la décision en cause ou que la situation de fait existant à ce jour auraient fait obstacle à la délivrance de l'autorisation d'urbanisme sollicitée, il y a lieu, en l'espèce, d'enjoindre au maire de Charbonnières-les-Bains de délivrer à la SCCV La Réserve un permis de construire dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement, sans qu'il soit besoin d'assortir cette injonction de l'astreinte demandée par la société requérante dans ses dernières écritures.
Sur les frais de l'instance :
15. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce et en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, de mettre à la charge de la commune de Charbonnières-les-Bains, partie perdante, le versement à la SCCV La Réserve d'une somme de 1 400 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. En revanche, ces dispositions font obstacle à ce qu'il soit fait droit aux conclusions présentées par la commune sur leur fondement.
DÉCIDE :
Article 1er : L'arrêté du maire de Charbonnières-les-Bains du 22 décembre 2020 est annulé.
Article 2 : Il est enjoint au maire de Charbonnières-les-Bains de délivrer à la SCCV La Réserve un permis de construire dans un délai d'un mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 : La commune de Charbonnières-les-Bains versera à la SCCV La Réserve la somme de 1 400 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la SCCV La Réserve et à la commune de Charbonnières-les-Bains.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2022, à laquelle siégeaient :
M. Jean-Pascal Chenevey, président,
Mme Karen Mège Teillard, première conseillère,
Mme Marine Flechet, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2022.
La rapporteure,
K. A
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
A. Baviera
La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026