mardi 5 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2101926 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | CABINET D'AVOCATS ASTERIO |
Vu la procédure suivante :
I - Par une requête enregistrée le 18 mars 2021 sous le n° 2101926, M. A B, représenté par SELARL Asterio, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le recteur de l'académie de Lyon a rejeté sa demande d'octroi d'un congé de longue maladie ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de réexaminer sa demande de congé de longue maladie dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- le recteur s'est cru à tort tenu par l'avis du comité médical ;
- il ne lui a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois à compter de sa demande en ce sens, en violation des dispositions des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ;
- il remplit les conditions d'un congé de longue maladie et le refus de lui octroyer ce congé est dès lors entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 7 juillet 2021, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- le requérant ayant saisi le comité médical supérieur, le silence conservé sur sa demande n'a pu faire naître de décision implicite avant que l'avis rendu par ce comité le 16 mars 2021 ne soit reçu ; l'intervention de l'arrêté du 28 avril 2021 a privé sa requête d'objet ;
- l'intéressé ayant épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire, l'administration était tenue de le placer en disponibilité d'office dans l'attente de l'avis du comité médical supérieur ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
II - Par une requête enregistrée le 12 juillet 2021 sous le n° 2105469, M. A B, représenté par SELARL Asterio, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel le recteur de l'académie de Lyon l'a placé en disponibilité d'office pour raison de santé à compter du 19 septembre 2020 et jusqu'au 31 août 2021 ;
2°) d'enjoindre au recteur de l'académie de Lyon de réexaminer sa demande de congé de longue maladie dans un délai de 15 jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous une astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
M. B soutient que :
- l'arrêté attaqué est illégal par voie de conséquence de l'illégalité de la décision implicite portant rejet de sa demande de placement en congé de maladie ; en effet, le recteur s'est cru à tort tenu par l'avis du comité médical ; il ne lui a pas communiqué les motifs de cette décision implicite dans le délai d'un mois à compter de sa demande en ce sens, en violation des dispositions des articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration ; ce refus est en outre entaché d'erreur manifeste d'appréciation ;
- l'arrêté attaqué n'est pas motivé, en violation des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration ;
- l'administration s'est cru à tort liée par l'avis du comité médical ;
- la commission de réforme ne comportait pas de médecin spécialiste de sa pathologie ; le médecin de prévention n'a pas été prévenu de la réunion de cette commission le 20 mai 2021 et de son objet et n'a pas déposé de rapport écrit ;
- il ne pouvait être placé en disponibilité d'office sans recherche préalable d'un reclassement ;
- son placement en disponibilité d'office est entaché d'erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire enregistré le 18 janvier 2022, le recteur de l'académie de Lyon conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- ainsi qu'il l'a fait valoir dans l'affaire n° 2101926, il ne pouvait statuer sur la demande du requérant avant que le comité médical supérieur ait rendu son avis et il doit être regardé comme ayant statué sur la demande de congé de longue maladie par l'arrêté du 28 avril 2021 ;
- les autres moyens invoqués ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983, portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984, portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'Etat ;
- le décret n° 85-986 du 16 septembre 1985 relatif au régime particulier de certaines positions des fonctionnaires de l'Etat, à la mise à disposition, à l'intégration et à la cessation définitive de fonctions ;
- le décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des comités médicaux et des commissions de réforme, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires ;
- l'arrêté du 14 mars 1986 relatif à la liste des maladies donnant droit à l'octroi de congés de longue maladie ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C,
- les conclusions de Mme Deniel, rapporteure publique,
- et les observations de Me Teston, représentant M. B.
Considérant ce qui suit :
1. M. B, attaché d'administration affecté au collège du Plan du Loup, à Sainte-Foy-lès-Lyon, a été placé en congé de maladie ordinaire de manière continue depuis le 24 septembre 2019. Le comité médical ayant émis le 3 septembre 2020 un avis défavorable à son placement en congé de longue maladie, il a demandé la saisine du comité médical supérieur. Par une première requête, il demande au tribunal d'annuler la décision implicite, née du silence conservé par l'administration sur sa demande de congé de longue maladie. Le comité médical supérieur ayant le 16 mars 2021 rendu un avis défavorable à la demande de l'agent, par un arrêté du 28 avril suivant, celui-ci a été placé un disponibilité d'office à compter du 19 septembre 2020, jusqu'au 31 août 2021. Par une seconde requête, M. B demande au tribunal d'annuler cet arrêté.
2. Les deux requêtes de M. B sont relatives aux suites données à la même demande de congé de longue maladie et présentent à juger des questions semblables. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la légalité de la décision implicite née du silence conservé pendant plus de deux mois sur la demande de M. B :
3. Aux termes de l'article 35 du décret du 14 mars 1986 visé ci-dessus, dans sa rédaction alors applicable : " Pour obtenir un congé de longue maladie ou de longue durée, les fonctionnaires en position d'activité ou leurs représentants légaux doivent adresser à leur chef de service une demande appuyée d'un certificat de leur médecin traitant spécifiant qu'ils sont susceptibles de bénéficier des dispositions de l'article 34 (3° ou 4°) de la loi du 11 janvier 1984 susvisée. / () Le dossier est ensuite soumis au comité médical compétent. () L'avis du comité médical est transmis au ministre qui le soumet pour avis, en cas de contestation par l'administration ou l'intéressé, au comité médical supérieur () ". Aux termes de l'article 43 du décret du 16 septembre 1985, dans sa rédaction alors applicable : " La mise en disponibilité ne peut être prononcée d'office qu'à l'expiration des droits statutaires à congés de maladie prévus au premier alinéa du 2°, au premier alinéa du 3° et au 4° de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée et s'il ne peut, dans l'immédiat, être procédé au reclassement du fonctionnaire dans les conditions prévues à l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 susvisée ".
4. Il résulte des dispositions de l'article 35 du décret du 14 mars 1986 que l'autorité administrative, dès lors qu'elle a saisi pour avis le comité médical supérieur, comme elle doit le faire en cas de contestation de sa part ou du fonctionnaire concerné de l'avis rendu par un comité médical sur une demande de congé de longue maladie, ne peut, en principe, statuer sur la demande du fonctionnaire qu'après avoir recueilli l'avis sollicité. Il appartient alors à l'autorité administrative de placer l'agent dans une position statutaire régulière dans l'attente de cet avis. Lorsque l'agent a épuisé ses droits à congé de maladie ordinaire et ne peut reprendre le service en raison de l'avis défavorable du comité médical, l'autorité administrative est tenue de le placer à titre provisoire en position de disponibilité d'office pour raison de santé.
5. En l'espèce, M. B ayant demandé la saisine du comité médical supérieur le 13 novembre 2020, l'administration était en situation de compétence liée et ne pouvait que le placer provisoirement en disponibilité d'office. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de ce que l'administration ne lui aurait pas communiqué les motifs de la décision implicite de rejet née du silence conservé sur sa demande de congé de longue maladie, de ce que le recteur se serait à tort cru lié par l'avis du comité médical et de ce qu'il aurait commis une erreur d'appréciation. Dès lors, les conclusions tendant à l'annulation de cette décision implicite doivent être rejetées.
Sur la légalité de l'arrêté du 28 avril 2021 :
6. En premier lieu, l'arrêté du 28 avril 2021 par lequel M. B a été placé en disponibilité d'office pour raison de santé pour la période du 19 septembre 2020 au 31 août 2021 n'a pas été pris en application de la décision implicite née du silence conservé pendant plus de deux mois sur la demande de congé de longue maladie de l'intéressé, ni pour l'application de cette décision. Le requérant ne peut dès lors utilement exciper de la prétendue illégalité de cette décision à l'encontre de cet arrêté.
7. En deuxième lieu, aux termes de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration : " Les personnes physiques ou morales ont le droit d'être informées sans délai des motifs des décisions administratives individuelles défavorables qui les concernent. / A cet effet, doivent être motivées les décisions qui : () 6° Refusent un avantage dont l'attribution constitue un droit pour les personnes qui remplissent les conditions légales pour l'obtenir () ". Aux termes de l'article L. 211-5 du même code : " La motivation exigée par le présent chapitre doit être écrite et comporter l'énoncé des considérations de droit et de fait qui constituent le fondement de la décision ". Aux termes de l'article 34 de la loi du 11 janvier 1984 visée ci-dessus : " Le fonctionnaire en activité a droit : () 3° A des congés de longue maladie d'une durée maximale de trois ans dans les cas où il est constaté que la maladie met l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rend nécessaire un traitement et des soins prolongés et qu'elle présente un caractère invalidant et de gravité confirmée. Le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement pendant un an ; le traitement est réduit de moitié pendant les deux années qui suivent. L'intéressé conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. () ".
8. L'octroi d'un congé de longue maladie constitue un droit pour les fonctionnaires qui réunissent les conditions légales pour l'obtenir. L'arrêté du 28 avril 2021 attaqué, en ce qu'il refuse nécessairement l'octroi d'un tel congé, devait par suite être motivé en vertu des dispositions du 6° de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Cet arrêté vise les articles 27, 47 et 48 du décret du 14 mars 1986, l'article 43 du décret du 16 septembre 1985 ainsi que l'avis rendu par l'avis du comité médical supérieur le 16 mars 2021. La lettre du 11 juin 2021 accompagnant cet arrêté lors de sa notification à M. B indique que celui-ci a été pris suite à l'avis du comité médical du 16 mars 2021 conforté par l'avis de la commission de réforme du 20 mai 2021, conformément à l'avis rendu par le comité médical départemental du 3 septembre 2020. Si le requérant fait valoir que l'avis du comité médical supérieur ne lui a pas été communiqué, il ressort des pièces du dossier qu'il a été informé, par lettre du 16 avril 2021, que ce comité avait rendu un avis défavorable à sa demande, conforme à l'avis du comité médical. Il avait par ailleurs été informé, par lettre du 9 septembre 2020, que le comité médical départemental avait rendu un avis défavorable sur sa demande, au motif qu'il était déclaré totalement et définitivement inapte à toutes fonctions, même en reclassement. Dès lors, le moyen tiré de ce que l'arrêté attaqué serait insuffisamment motivé ne peut être accueilli.
9. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier que le recteur de l'académie de Lyon se serait, à tort, cru tenu de suivre l'avis du comité médical supérieur.
10. En quatrième lieu, la commission de réforme ayant été réunie le 20 mai 2021, postérieurement à la signature de l'arrêté attaqué, en vue de donner un avis sur le placement de M. B à la retraite, le requérant ne peut utilement soutenir que celle-ci ne comportait pas de médecin spécialiste de son affection, ni que le médecin de prévention n'aurait pas été informé de sa réunion et n'aurait pas soumis de rapport.
11. En cinquième lieu, aux termes de l'article 1er de l'arrêté du 14 mars 1986 visé ci-dessus : " Un fonctionnaire est mis en congé de longue maladie lorsqu'il est dûment constaté qu'il est dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions au cours d'une des affections suivantes lorsqu'elle est devenue invalidante : () 2. Insuffisance respiratoire chronique grave. 3. Hypertension artérielle avec retentissement viscéral sévère. () 5. Maladies cardiaques et vasculaires : - angine de poitrine invalidante ; - infarctus myocardique ; - suites immédiates de la chirurgie cardio-vasculaire ; - complications invalidantes des artériopathies chroniques ; - troubles du rythme et de la conduction invalidante ; - coeur pulmonaire postembolique ; - insuffisance cardiaque sévère (cardiomyopathies notamment) ".
12. Il ressort du rapport de l'expertise réalisée le 25 août 2020 par un médecin agréé que M. B a présenté le 19 septembre 2019 une pré-tamponnade péricardique drainée chirurgicalement, intervention compliquée d'un bloc auriloventriculaire complet qui a nécessité la pose d'un stimulateur cardiaque, et qu'il garde une dyspnée importante associée à une tachycardie aggravée par une hypertension qui n'est pas complètement contrôlée. Le médecin qui a examiné le requérant le 9 octobre 2020 a estimé qu'il était définitivement inapte à toutes fonctions et le comité médical, le comité médical supérieur, ainsi que la commission de réforme, ont rendu des avis dans le même sens. S'il ressort des certificats produits par le requérant que si celui-ci, dans le contexte de la pandémie, n'a pu bénéficier de toutes les séances de rééducation cardiaque qui lui étaient nécessaires, que celles qu'il a suivies lui ont été bénéfiques et que leur poursuite est susceptible de conduire à une amélioration de son état de santé, il n'est pas établi que cette amélioration serait suffisante pour le rendre apte à une reprise du travail. Dans ces conditions, M. B, définitivement inapte à l'exercice de toutes fonctions, n'est pas fondé à soutenir que le refus de lui accorder un congé de longue maladie est entaché d'une erreur d'appréciation.
13. En sixième et dernier lieu, aux termes des dispositions alors applicables de l'article 63 de la loi du 11 janvier 1984 visé ci-dessus : " Lorsqu'un fonctionnaire est reconnu, par suite d'altération de son état de santé, inapte à l'exercice de ses fonctions, le poste de travail auquel il est affecté est adapté à son état de santé. Lorsque l'adaptation du poste de travail n'est pas possible, ce fonctionnaire peut être reclassé dans un emploi d'un autre corps ou cadre d'emplois en priorité dans son administration d'origine ou, à défaut, dans toute administration ou établissement public mentionnés à l'article 2 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires, s'il a été déclaré en mesure de remplir les fonctions correspondantes. () ".
14. M. B, qui est inapte à toutes fonctions, ne peut dès lors utilement soutenir que l'administration aurait dû chercher à procéder à son reclassement.
15. Il résulte de l'ensemble de ce qui précède que M. B n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 28 avril 2021.
Sur les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte :
16. Le présent jugement, qui rejette les conclusions des deux requêtes à fin d'annulation, n'implique aucune mesure d'exécution de la part de l'administration. Les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte doivent dès lors également être rejetées.
Sur les frais liés aux litiges :
17. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que le tribunal mette à la charge de l'Etat, qui n'est pas la partie perdante, les sommes que M. B réclame au titre des frais exposés pour les deux instances et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : Les requêtes n° 2101926 et 2105469 de M. B sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse.
Copie en sera adressée au recteur de l'académie de Lyon.
Délibéré après l'audience du 4 mai 2022, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président,
M. Arnould, premier conseiller,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juillet 2022.
Le rapporteur,
J. C
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
S. Rolland
La République mande et ordonne au ministre de l'éducation nationale et de la jeunesse, en ce qui le concerne, ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Nos 2101926 et 2105469
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026