mardi 19 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2102503 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère chambre |
| Avocat requérant | DEFAUX |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 6 avril 2021 et un mémoire enregistré le 12 mai 2022, le collectif " Ondes et nous ", représenté par Mme E et Mme B D, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2020 du maire de Saint-Didier-de-Formans portant non-opposition à la déclaration préalable de travaux de la société TDF pour l'implantation d'une antenne de radiotéléphonie mobile.
Il soutient que :
- il a intérêt pour agir, le projet étant de nature à affecter les conditions de jouissance, d'occupation et d'utilisation des biens qu'occupent ses membres ;
- le panneau d'affichage de l'autorisation n'était pas suffisamment visible, de sorte que les délais de recours contentieux ne peuvent leur être opposés ;
- le collectif " Ondes et nous " n'est pas une association, la défense ne peut donc lui opposer les dispositions de l'article L. 600-1-1 du code de l'urbanisme ;
- il n'est pas établi que le panneau d'affichage est resté installé après le 10 novembre 2020 ;
- le recours gracieux comme le recours contentieux ont été régulièrement notifiés conformément à l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ;
- la déclaration préalable a été instruite dans un très bref délai ;
- le dossier ne comporte pas d'avis de la société Enedis, la commune ne pouvant se fonder sur l'avis émis le 22 mai 2020 pour un précédent projet ;
- le projet porte atteinte à la sauvegarde des espaces naturels et des paysages ;
- le pétitionnaire n'a pas respecté la procédure d'implantation fixée par l'article L. 34-9-1 du code des postes et télécommunications, dès lors que le dossier d'information prévu par ces dispositions a été déposé après la décision en litige ;
- les travaux d'édification de l'antenne ont généré des nuisances importantes et ont empiété sur leur propriété privée.
Par un mémoire en défense enregistré le 1er juin 2021, la commune de Saint-Didier-de-Formans, représentée par Me Defaux, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge de Mme E et Mme D la somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable : il n'est pas démontré que le collectif " Ondes et nous " serait une association régulièrement constituée et les statuts ne sont pas produits en violation de l'article R. 600-4 du code de l'urbanisme ; il n'est pas davantage démontré que Mmes E et D seraient régulièrement habilitées à représenter le collectif ; les requérantes n'ont, en tout état de cause, pas intérêt pour agir au sens de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ; le recours contentieux n'a pas été régulièrement notifié au pétitionnaire en méconnaissance de l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme ; il est, par ailleurs, tardif ;
- le moyen tiré de la méconnaissance du code des postes et télécommunications est inopérant ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 22 juin 2021, la société TDF, représentée par Me Bon-Julien, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge du collectif " Ondes et nous ", de Mme D et de Mme E, solidairement ou conjointement, une somme de 2 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société TDF soutient que :
- la requête est irrecevable : le collectif " Ondes et nous " ne dispose pas de la capacité pour ester en justice ; les requérantes ne justifient pas de leurs titres de propriété en méconnaissance de l'article L. 600-4 du code de l'urbanisme ; il n'est pas davantage justifié de l'accomplissement des formalités prévues par l'article R. 600-1 vis-à-vis du recours gracieux formé le 4 janvier 2021 ; en tout état de cause, en application de l'article 222 de la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018, le recours gracieux n'a pu conserver le délai de recours contentieux, de sorte que la requête est tardive ; en tout état de cause, la requête est tardive dès lors que le recours gracieux a été formé au-delà du délai de deux mois à compter de l'affichage de la décision ;
- les moyens de la requête ne sont pas fondés.
En application de l'article R. 611-1-1 du code de justice administrative, la clôture de l'instruction a été fixée au 25 mai 2022 par une ordonnance datée du même jour.
Un mémoire présenté pour la société TDF a été enregistré le 18 mai 2022 et n'a pas été communiqué en application du dernier alinéa de l'article R. 611-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- la loi n° 2018-1021 du 23 novembre 2018 portant évolution du logement, de l'aménagement et du numérique ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme de Lacoste Lareymondie,
- les conclusions de Mme A,
- et les observations de Mme D, représentant le collectif " Ondes et nous " et de Me Defaux pour la commune de Saint Didier de Formans.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 431-4 du code de justice administrative : " () les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ".
2. Par la présente requête, le collectif " Ondes et nous ", représenté par Mme C E et Mme B D, demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 3 novembre 2020 par lequel le maire de Saint-Didier-de-Formans ne s'est pas opposé à la déclaration préalable de travaux de la société TDF pour l'installation d'une antenne de radiotéléphonie. Il est constant que le collectif " Ondes et nous ", qui regroupe les habitants voisins du projet, n'est pas constitué en association, et n'a pas la personnalité morale. Il n'a donc pas la capacité pour ester en justice. Dans ces conditions, la requête présentée au nom de ce collectif est irrecevable, et ne peut qu'être rejetée, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres fins de non-recevoir opposées en défense.
3. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit aux demandes présentées par la commune de Saint-Didier-de-Formans et la société TDF au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête n° 2102503 est rejetée.
Article 2 : Les conclusions de la commune de Saint-Didier-de-Formans et de la société TDF présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié au collectif " Ondes et nous ", représenté par Mme E, à la commune de Saint-Didier-de-Formans et à la société TDF.
Délibéré après l'audience du 30 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Drouet, président,
Mme Maubon, première conseillère,
Mme de Lacoste Lareymondie, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 19 juillet 2022.
La rapporteure,
E. de Lacoste Lareymondie
Le président,
H. Drouet
La greffière,
C. Amouny
La République mande et ordonne à la préfète de l'Ain en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Une greffière,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026