mardi 12 juillet 2022
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2103099 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème chambre |
| Avocat requérant | LAMBERT |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et deux mémoires, enregistrés les 28 avril et 26 novembre 2021 et le 7 janvier 2022, Mme B A, épouse D, représentée par la SELARL Active Avocats (Me Lambert) demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, d'annuler :
- l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de la ville de Lyon lui a alloué la somme de 1 183,56 euros en remboursement des honoraires médicaux et frais de transport qu'elle a exposés les 24 et 27 novembre et les 15 et 29 décembre 2020 du fait de la rechute de l'accident de trajet dont elle a été victime le 22 juin 2011 ;
- la décision de cette autorité datée du 4 mars 2021, en tant qu'elle limite le remboursement des frais de transport qu'elle a exposés les 2 février et 18 mars 2021 du fait de cette rechute à la somme de 233,50 euros ;
- la décision du 22 octobre 2021 par laquelle cette même autorité a partiellement retiré cette décision du 4 mars 2021 et la décision du 28 juillet 2021 la confirmant, en tant qu'elle maintient la limitation du remboursement des frais de transport qu'elle a exposés le 2 février 2021 à la somme de 116,75 euros ;
2°) d'enjoindre au maire de la ville de Lyon de faire droit à sa demande tendant au remboursement de l'intégralité des frais de transport qu'elle a exposés pour se rendre à une consultation médicale préopératoire le 2 février 2021, dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) à titre subsidiaire, d'ordonner, avant-dire droit, une expertise ;
4°) de mettre à la charge de la ville de Lyon la somme de 1 500 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- ses conclusions à fin d'annulation dirigées contre les décisions des 2 et 4 mars 2021 conservent leur objet, dès lors que la décision du 22 octobre 2021 par laquelle le maire de la ville de Lyon a retiré en cours d'instance cette décision du 4 mars 2021 a la même portée et refuse le remboursement de l'intégralité des frais de transport qu'elle a exposés pour se rendre à une consultation médicale préopératoire le 2 février 2021 ;
- les décisions contestées méconnaissent les dispositions du 2° de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, ainsi que celles de l'article R. 322-10 du code de la sécurité sociale ; en effet :
. elle a droit au remboursement de l'intégralité des frais de transport qu'elle a exposés pour se rendre à une consultation médicale préopératoire le 2 février 2021 ainsi qu'à une intervention chirurgicale le 18 mars 2021 du fait de la rechute de l'accident de trajet dont elle a été victime le 22 juin 2011 ;
. elle s'est rendue à deux reprises à l'hôpital en taxi conventionné compte tenu de son état de santé incompatible avec l'usage des transports en commun.
Par deux mémoires en défense, enregistrés les 25 novembre 2021 et 17 décembre 2021, la ville de Lyon conclut, dans le dernier état de ses écritures, au non-lieu à statuer sur la requête et, subsidiairement, à son rejet.
Elle fait valoir que :
- il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation des décisions des 2 et 4 mars 2021, dès lors que la décision du 4 mars 2021 a été retirée par une décision du 22 octobre 2021 ;
- les conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté du 2 mars 2021 sont irrecevables, dès lors qu'elles ne comportent l'exposé d'aucun moyen, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 411-1 du code de justice administrative ;
- les moyens soulevés par Mme D sont infondés.
La clôture de l'instruction a été fixée au 9 février 2022 par une ordonnance du 25 janvier 2022.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 portant droits et obligations des fonctionnaires ;
- la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale ;
- le décret n° 2006-1690 du 22 décembre 2006 portant statut particulier du cadre d'emplois des adjoints administratifs territoriaux ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. C ;
- les conclusions de Mme Deniel, rapporteure publique ;
- les observations de Me Boungab, substituant Me Lambert, représentant Mme D ;
- et les observations de Mme E, représentant la ville de Lyon.
Considérant ce qui suit :
1. Mme A, épouse D, adjointe administrative territoriale principale de 2ème classe alors affectée à l'Auditorium - Orchestre national de Lyon en qualité de secrétaire, a été victime d'un polytraumatisme à la suite d'un accident de trajet le 22 juin 2011, dont l'imputabilité au service a été reconnue par une décision du maire de la ville de Lyon en date du 13 novembre 2014. La date de consolidation de son état de santé avec séquelles a été fixée au 3 février 2016. À compter du 19 novembre 2019, l'intéressée a subi une rechute de cet accident de trajet, dont l'imputabilité au service a été reconnue par une décision du maire de la ville de Lyon en date du 27 janvier 2020. Mme D a alors notamment sollicité le remboursement, au titre de cette rechute, d'honoraires médicaux et de frais de transport exposés les 18 septembre, 24 et 27 novembre et les 15 et 29 décembre 2020, ainsi que les 2 février et 18 mars 2021. Par un arrêté du 2 mars 2021, rendu après avis favorable du médecin agréé, le maire de la ville de Lyon lui a alloué la somme de 1 183,56 euros en remboursement des honoraires médicaux et des frais de transport qu'elle a exposés les 24 et 27 novembre et les 15 et 29 décembre 2020. En revanche, par une décision du 4 mars 2021, rendue après avis du médecin agréé, cette autorité a notamment refusé le remboursement de l'intégralité des frais de transport en taxi conventionné qu'elle a exposés pour se rendre à une consultation médicale préopératoire le 2 février 2021, ainsi qu'à une intervention chirurgicale le 18 mars 2021, en limitant ce remboursement à la somme totale de 233,50 euros. Cette décision a été confirmée le 28 juillet 2021, après avis de la commission de réforme des agents des collectivités territoriales du département du Rhône en date du 29 juin 2021. Toutefois, par une décision du 22 octobre 2021, rendu après avis du médecin agréé, le maire de la ville de Lyon a accepté de faire droit à la demande de l'intéressée tendant au remboursement de l'intégralité des frais de transport en taxi conventionné qu'elle a exposés le 18 mars 2021, et a maintenu la limitation du remboursement des frais de transport exposés le 2 février 2021 à la somme de 116,75 euros. La requérante demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d'annuler l'arrêté précité du 2 mars 2021, la décision précitée du 4 mars 2021, en tant qu'elle limite le remboursement des frais de transport qu'elle a exposés les 2 février et 18 mars 2021 à la somme totale de 233,50 euros, ainsi que la décision du 22 octobre 2021 par laquelle le maire de la ville de Lyon a partiellement retiré les décisions des 4 mars et 28 juillet 2021, en tant qu'elle maintient la limitation du remboursement des frais de transport qu'elle a exposés le 2 février 2021 à la somme totale de 116,75 euros.
Sur l'exception de non-lieu à statuer opposée en défense :
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait plus lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi. Il en va ainsi, quand bien même l'acte rapporté aurait reçu exécution.
3. Toutefois, lorsqu'une décision administrative faisant l'objet d'un recours contentieux est retirée en cours d'instance pour être remplacée par une décision ayant la même portée, le recours doit être regardé comme tendant également à l'annulation de la nouvelle décision. Lorsque que le retrait a acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions dirigées contre la décision initiale, qui ont perdu leur objet. Le juge doit, en revanche, statuer sur les conclusions dirigées contre la nouvelle décision.
4. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier, ainsi que cela a été dit précédemment, que par une décision du 22 octobre 2021, notifiée à l'intéressée le 28 octobre suivant avec la mention régulière des voies et délais de recours, le maire de la ville de Lyon a décidé de retirer partiellement, en cours d'instance, la décision contestée du 4 mars 2021, en faisant droit à la demande de Mme D tendant au remboursement de l'intégralité des frais de transport en taxi conventionné qu'elle a exposés le 18 mars 2021 pour se rendre à une intervention chirurgicale et en maintenant la limitation du remboursement des mêmes frais qu'elle a exposés le 2 février 2021 pour se rendre à une consultation médicale préopératoire à la somme de 116,75 euros. Or, la requérante n'a demandé l'annulation de cette décision du 22 octobre 2021 que le 7 janvier 2022, soit postérieurement à l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois. Le retrait de la décision du 4 mars 2021 ayant ainsi acquis un caractère définitif, il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation partielle dirigées à son encontre, ainsi que le fait valoir la ville de Lyon. En revanche, contrairement à ce que soutient également cette dernière, le recours de l'intéressée conserve son objet s'agissant des conclusions à fin d'annulation dirigées contre l'arrêté contesté du 2 mars 2021, dès lors que cet arrêté n'a pas été retiré par la décision précitée du 22 octobre 2021, ainsi que des conclusions à fin d'annulation partielle dirigées contre cette décision du 22 octobre 2021, compte tenu de ce qui a été dit au point précédent.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne l'arrêté du 2 mars 2021 :
5. Il ressort des pièces du dossier que l'arrêté du 2 mars 2021 par lequel le maire de la ville de Lyon a alloué à Mme D la somme de 1 183,56 euros en remboursement des honoraires médicaux et frais de transport qu'elle a exposés les 24 et 27 novembre et les 15 et 29 décembre 2020, du fait de la rechute de l'accident de trajet dont elle a été victime le 22 juin 2011, n'a ni pour objet, ni pour effet, de refuser le remboursement de l'intégralité des frais de transport qu'elle a exposés le 2 février 2021 pour se rendre à une consultation médicale préopératoire, dès qu'il porte exclusivement sur des honoraires médicaux et frais de transport antérieurs. Le moyen tiré de ce que cet arrêté aurait illégalement refusé à la requérante le remboursement des frais de transport qu'elle a exposés le 2 février 2021 est inopérant et ne peut, par suite, qu'être écarté.
6. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme D dirigées contre l'arrêté du 2 mars 2021 doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.
En ce qui concerne la décision du 22 octobre 2021 :
7. L'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 visée ci-dessus, dans sa rédaction applicable au litige, dispose que : " Le fonctionnaire en activité a droit : / () 2° A des congés de maladie dont la durée totale peut atteindre un an pendant une période de douze mois consécutifs en cas de maladie dûment constatée mettant l'intéressé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions. Celui-ci conserve alors l'intégralité de son traitement pendant une durée de trois mois ; ce traitement est réduit de moitié pendant les neuf mois suivants. Le fonctionnaire conserve, en outre, ses droits à la totalité du supplément familial de traitement et de l'indemnité de résidence. / Toutefois, si la maladie provient de l'une des causes exceptionnelles prévues à l'article L. 27 du code des pensions civiles et militaires de retraite ou d'un accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions, le fonctionnaire conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à ce qu'il soit en état de reprendre son service ou jusqu'à la mise à la retraite. Il a droit, en outre, au remboursement des honoraires médicaux et des frais directement entraînés par la maladie ou l'accident. / Dans le cas visé à l'alinéa précédent, l'imputation au service de l'accident est appréciée par la commission de réforme instituée par le régime des pensions des agents des collectivités locales. () ".
8. Il résulte des dispositions précitées que les fonctionnaires territoriaux ont droit au remboursement, non seulement des honoraires médicaux, mais également de l'ensemble des frais réels exposés par eux et directement entraînés par un accident de service. Il appartient aux intéressés de justifier tant du montant de ces frais que du caractère d'utilité directe que ceux-ci ont présenté pour parer aux conséquences de l'accident. Lorsque l'état d'un fonctionnaire est consolidé postérieurement à un accident imputable au service, le bénéfice de ces dispositions est subordonné, non pas à l'existence d'une rechute ou d'une aggravation de sa pathologie, mais à l'existence de troubles présentant un lien direct et certain avec l'accident de service.
9. En l'espèce, il est constant que Mme D a effectué, le 2 février 2021, un trajet aller-retour en taxi conventionné entre son domicile, situé à Saint-Priest, et l'hôpital privé Paul d'Egine de Champigny-sur-Marne, afin de se rendre à une consultation médicale préopératoire. Il ressort des pièces du dossier qu'elle n'a sollicité l'accord des services de la ville de Lyon pour la prise en charge de ces frais de transport que le lendemain. Or, les éléments médicaux produits par la requérante, datés des 2 février, 2 mars et 15 juin 2021, ne sont pas de nature à démontrer qu'un transport en taxi conventionné présentait un caractère d'utilité directe à la date du 2 février 2021, alors qu'il ressort des écritures produites en défense, lesquelles ne sont pas contredites sur ce point, que l'intéressée s'était rendue à de précédentes consultations à l'hôpital privé Paul d'Egine de Champigny-sur-Marne, les 24 novembre et 15 décembre 2020, en lien avec cette rechute, en utilisant son véhicule personnel, conduit par son conjoint, un véhicule de transport avec chauffeur (VTC), les transports en commun ainsi qu'un taxi. Par ailleurs, il ressort également des pièces du dossier que le médecin agréé, spécialiste de médecine générale, du centre de gestion de la fonction publique territoriale du Rhône et de la métropole de Lyon, ainsi que la commission de réforme des agents des collectivités territoriales du département du Rhône, ont émis, les 18 février et 29 juin 2021, des avis défavorables au remboursement de ces frais de transport en taxi conventionné, en estimant que ce mode de transport n'était pas justifié médicalement et que le trajet aurait pu être effectué en utilisant les transports en commun puis un taxi. Dans ces conditions, le maire de la ville de Lyon n'a pas commis d'erreur d'appréciation au regard des dispositions précitées du 2° de l'article 57 de la loi du 26 janvier 1984 en limitant le remboursement des frais de transport exposés par Mme D le 2 février 2021 à la somme de 116,75 euros, correspondant aux montants de trajets en transports en commun et en taxi.
10. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation de Mme D doivent être rejetées, sans qu'il soit besoin d'ordonner, avant-dire droit, une expertise médicale.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
11. Le présent jugement, qui rejette les conclusions à fin d'annulation de la requête, n'implique aucune mesure d'exécution de la part de l'administration. Les conclusions à fin d'injonction présentées par Mme D doivent, par suite, être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
12. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mis à la charge de la ville de Lyon, qui n'est pas, dans la présente instance, la partie perdante, le versement à la requérante d'une somme au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
D É C I D E :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation partielle de Mme D dirigées contre la décision du maire de la ville de Lyon en date du 4 mars 2021.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B A, épouse D, et à la ville de Lyon.
Délibéré après l'audience du 29 juin 2022, à laquelle siégeaient :
M. Chenevey, président,
Mme Gagey, première conseillère,
M. Gueguen, conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 12 juillet 2022.
Le rapporteur,
C. C
Le président,
J.-P. Chenevey
La greffière,
F. Faure
La République mande et ordonne au préfet du Rhône, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026