mardi 14 février 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lyon |
| Section | Tribunal Administratif de Lyon |
| N° Dossier | TA69-2103210 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème chambre |
| Avocat requérant | SCP COUDERC ZOUINE |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 3 mai et 21 juin 2021, H G D, représentée par la SCP Couderc-Zouine, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 24 décembre 2020 par lequel le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination, ainsi que la décision rejetant implicitement son recours gracieux ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Ardèche de lui délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " ou " salarié " dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir ou, si seule l'obligation de quitter le territoire français devait être annulée, de procéder au réexamen de sa demande et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans le même délai ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :
- le refus de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " n'est pas suffisamment motivé ;
- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'un défaut d'examen particulier de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d'erreurs de fait s'agissant de l'irrégularité de la situation de sa fille et du nombre d'enfants présents en France ;
- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle méconnaît les stipulations du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation dans l'application de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;
- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;
En ce qui concerne la décision fixant à trente jours le délai de départ volontaire :
- elle est illégale par exception d'illégalité de la décision l'obligeant à quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :
- elle est illégale par exception d'illégalité des décisions lui refusant la délivrance d'un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;
En ce qui concerne la décision implicite de rejet de son recours gracieux :
- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 30 août 2021, le préfet de l'Ardèche conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par H A D ne sont pas fondés.
H A D a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 mars 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l'enfant, signée à New-York le 26 janvier 1990 ;
- l'accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative ;
Le président de la formation de jugement a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Le rapport de H Gros, conseillère, a été entendu au cours de l'audience publique.
Considérant ce qui suit :
1. H C A D, ressortissante tunisienne née le 27 juin 1966, est entrée régulièrement en France le 11 août 2016, où elle s'est maintenue postérieurement à l'expiration de son visa de court séjour. Le 10 décembre 2019, elle a sollicité la délivrance d'un titre de séjour. Par un arrêté du 24 décembre 2020, le préfet de l'Ardèche a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligée à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays de destination. H A D demande au tribunal d'annuler cet arrêté, ainsi que la décision implicite par laquelle le préfet de l'Ardèche a rejeté son recours gracieux présenté le 26 février 2021.
Sur l'étendue du litige :
2. Par un jugement du 1er septembre 2021, le magistrat désigné par la présidente du tribunal a renvoyé à une formation collégiale les conclusions tendant à l'annulation de la décision du 24 décembre 2020 refusant à H A D la délivrance d'un titre de séjour ainsi que les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte afférentes et a rejeté le surplus des conclusions de la requête. Seules demeurent dès lors en litige les conclusions ainsi renvoyées devant la formation collégiale.
Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision de refus de titre de séjour :
3. En premier lieu, dans son arrêté du 24 décembre 2020, le préfet de l'Ardèche indique que H A D, qui est employée par l'association Victor Hugo depuis le 2 octobre 2017, ne remplit pas les conditions prévues par l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, dès lors qu'elle ne s'est pas soumise à un contrôle médical et qu'un avis défavorable a été émis, le 23 septembre 2020, par la direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi sur la demande d'autorisation de travail présentée. L'autorité administrative précise qu'au regard de l'ensemble des éléments de sa situation, il ne lui a pas paru opportun de régulariser la situation de l'intéressée. Dans ces conditions, contrairement à ce que soutient la requérante, le refus de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " salarié " est suffisamment motivé.
4. En deuxième lieu, H A D n'établit, ni même n'allègue avoir informé le préfet de l'Ardèche de la présence, outre des deux enfants en compagnie desquels elle est entrée en France, de deux autres de ses enfants sur le territoire. Il ressort, par ailleurs, des pièces du dossier que sa fille F s'est vue délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " étudiant " par le préfet de l'Isère une semaine seulement avant l'intervention de la décision attaquée. Dans ces conditions, les circonstances que cette décision ne ferait référence qu'à deux des quatre enfants de H A D et mentionnerait, à tort, qu'Oussaima est en situation irrégulière ne révèlent pas un défaut d'examen particulier de la situation personnelle de la requérante.
5. En troisième lieu, ainsi qu'il vient d'être dit, le préfet de l'Ardèche a commis une erreur de fait en indiquant que la fille de H A D était en situation irrégulière. Toutefois, la circonstance que cette dernière se soit vue délivrer le 17 décembre 2020 une carte de séjour portant la mention " étudiant " par le préfet de l'Isère n'est pas de nature à conférer à H A D un droit au séjour en France. Il résulte, ainsi, de l'instruction que le préfet de l'Ardèche aurait pris la même décision s'il n'avait pas commis cette erreur de fait.
6. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " Sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, la carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " est délivrée de plein droit : / () 7° A l'étranger ne vivant pas en état de polygamie, qui n'entre pas dans les catégories précédentes ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, dont les liens personnels et familiaux en France, appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'intéressé, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec la famille restée dans le pays d'origine, sont tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, sans que la condition prévue à l'article L. 313-2 soit exigée. L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République ; () ". Aux termes de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales : " 1. Toute personne a droit au respect de sa vie privée et familiale, de son domicile et de sa correspondance. / 2. Il ne peut y avoir ingérence d'une autorité publique dans l'exercice de ce droit que pour autant que cette ingérence est prévue par la loi et qu'elle constitue une mesure qui, dans une société démocratique, est nécessaire à la sécurité nationale, à la sûreté publique, au bien-être économique du pays, à la défense de l'ordre et à la prévention des infractions pénales, à la protection de la santé ou de la morale ou à la protection des droits et libertés d'autrui. ".
7. Il ressort des pièces du dossier que H A D, entrée en France le 11 août 2016, s'y est maintenue irrégulièrement à l'expiration de son visa et n'a sollicité la régularisation de sa situation administrative qu'en décembre 2019. Si elle se prévaut de la présence sur le territoire français de ses filles majeures, B née en 1993, Emma née en 1994 et F née en 2001, sous couvert, pour les deux dernières, de titres de séjour " étudiant ", ne leur donnant pas vocation à demeurer en France, la requérante n'établit pas être dépourvue d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine, où elle a vécu jusqu'à l'âge de 50 ans. Dans ces conditions, en dépit de ses efforts d'intégration, notamment professionnelle, H A D n'est pas fondée à soutenir que la décision de refus de titre de séjour qui lui a été opposée porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels elle a été prise et méconnaîtrait, ainsi, les dispositions et stipulations précitées.
8. En cinquième lieu, aux termes de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant : " 1. Dans toutes les décisions qui concernent les enfants, qu'elles soient le fait des institutions publiques ou privées de protection sociale, des tribunaux, des autorités administratives ou des organes législatifs, l'intérêt supérieur de l'enfant doit être une considération primordiale. () ". Il résulte de ces stipulations, qui peuvent être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir, que, dans l'exercice de son pouvoir d'appréciation, l'autorité administrative doit accorder une attention primordiale à l'intérêt supérieur des enfants dans toutes les décisions les concernant.
9. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le fils mineur I H A D, arrivé en France à l'âge de 10 ans et scolarisé, à la date de la décision attaquée, en classe de 3ème, ne pourrait poursuivre sa scolarité en Tunisie, pays où il est né et où il a effectué la majeure partie de son cursus scolaire. Dans ces conditions, la requérante n'est pas fondée à soutenir que la décision lui refusant la délivrance d'un titre de séjour porterait à l'intérêt supérieur de cet enfant une atteinte contraire aux stipulations précitées du paragraphe 1 de l'article 3 de la convention internationale relative aux droits de l'enfant.
10. En sixième lieu, aux termes de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dans sa rédaction alors applicable : " La carte de séjour temporaire mentionnée à l'article L. 313-11 ou la carte de séjour temporaire mentionnée aux 1° et 2° de l'article L. 313-10 peut être délivrée, sauf si sa présence constitue une menace pour l'ordre public, à l'étranger ne vivant pas en état de polygamie dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 313-2. () ". Aux termes de l'article 11 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 visé ci-dessus : " Les dispositions du présent Accord ne font pas obstacle à l'application de la législation des deux Etats sur le séjour des étrangers sur tous les points non traités par l'Accord. / Chaque Etat délivre notamment aux ressortissants de l'autre Etat tous titres de séjour autres que ceux visés au présent Accord, dans les conditions prévues par sa législation ". Portant sur la délivrance des catégories de cartes de séjour temporaire prévues par les dispositions auxquelles il renvoie, l'article L. 313-14 n'institue pas une catégorie de titres de séjour distincte mais est relatif aux conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France soit au titre de la vie privée et familiale, soit au titre d'une activité salariée.
11. D'une part, eu égard à ce qui a été dit aux points 7 et 9, H A D ne justifie pas de circonstances humanitaires ou de motifs exceptionnels, au sens des dispositions précitées de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, permettant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".
12. D'autre part, dès lors que l'article 3 de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 prévoit la délivrance de titres de séjour au titre d'une activité salariée, H A D ne peut utilement invoquer les dispositions de l'article L. 313-14 en tant qu'elles fixent les conditions dans lesquelles les étrangers peuvent être admis à séjourner en France au titre d'une activité salariée, s'agissant d'un point déjà traité par l'accord franco-tunisien, au sens de l'article 11 de cet accord.
13. En septième lieu, compte-tenu de ce qui précède, H A D n'est pas fondée à soutenir qu'en refusant de lui délivrer un titre de séjour, le préfet de l'Ardèche aurait commis une erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'une telle décision sur sa situation personnelle.
14. Il résulte de tout ce qui précède que H A D n'est pas fondée à demander l'annulation de la décision du préfet de l'Ardèche du 24 décembre 2020 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
15. Le présent jugement, qui rejette les conclusions tendant à l'annulation de la décision attaquée, n'implique aucune mesure d'exécution. Par suite, les conclusions aux fins d'injonction et d'astreinte présentées par H A D doivent être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions de la requête n° 2103210 de H A D tendant à l'annulation de la décision du préfet de l'Ardèche du 24 novembre 2020 lui refusant la délivrance d'un titre de séjour ainsi que les conclusions à fin d'injonction afférentes sont rejetées.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à H C A D et au préfet de l'Ardèche.
Délibéré après l'audience du 24 janvier 2023, à laquelle siégeaient :
M. Clément, président,
H Tocut, première conseillère,
H Gros, conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 14 février 2023.
La rapporteure,
R. Gros
Le président,
M. ELa greffière,
T. Andujar
La République mande et ordonne au préfet de l'Ardèche en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition,
Un greffier,
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026