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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2103767

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2103767

mardi 13 décembre 2022

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2103767
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Formation1ère chambre
Avocat requérantSELARL BS2A BESCOU ET SABATIER

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I. Par une requête n°2103767, enregistrée le 21 mai 2021, M. A C, représenté par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai de deux mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

- la décision attaquée est illégale, faute pour le préfet du Rhône de lui en avoir communiqué les motifs alors qu'il en avait fait la demande ;

- elle est entachée d'un vice de procédure en l'absence de saisine de la commission de titre de séjour ;

- elle méconnaît les dispositions du 7° de l'article L. 313-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- il est fondé à solliciter un titre de séjour sur le fondement des dispositions du 3° de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile combinées à celles de l'article L. 313-14 du même code.

Par ordonnance du 14 septembre 2022, la clôture d'instruction a été fixée au 14 octobre 2022.

La demande d'aide juridictionnelle de M. C a été rejetée par une décision du 20 août 2021, confirmée par une décision de la cour administrative d'appel du 19 juillet 2022.

II. Par une requête n°2204090 et un mémoire complémentaire, enregistrés le 31 mai et le 25 octobre 2022, M. A C, représenté par la SELARL BS2A Bescou et Sabatier Avocats Associés, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 5 mai 2022 par lequel le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer un titre de séjour, l'a obligé à quitter le territoire français dans un délai de quatre-vingt- dix jours, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois et a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d'office ;

2°) d'enjoindre au préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " ou, à défaut, de procéder au réexamen de sa demande dans un délai d'un mois à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat le versement à son conseil de la somme de 1 200 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que ce dernier renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle.

Il soutient que :

En ce qui concerne l'ensemble des décisions attaquées :

- elles sont entachées d'incompétence ;

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

- elle a été prise à l'issue d'une procédure irrégulière dès lors que l'avis de la commission du titre de séjour ne lui a pas été transmis et n'est pas motivé, en méconnaissance des dispositions de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle n'a pas été précédée d'un examen particulier de sa situation et est entachée d'erreur de droit en l'absence d'examen de sa demande de titre de séjour mention " salarié " ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 421-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- elle méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la décision de refus de titre de séjour est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation quant à ses conséquences sur sa situation personnelle ;

En ce qui concerne la décision l'obligeant à quitter le territoire français :

- elle est illégale en raison de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour ;

- elle méconnaît les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

En ce qui concerne la décision fixant à quatre-vingt-dix jours le délai de départ volontaire :

- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;

En ce qui concerne la décision d'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois :

- elle est illégale en raison de l'illégalité des décisions refusant de lui délivrer un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français ;

- elle porte une atteinte disproportionnée au droit au respect à sa vie privée et familiale ;

- elle est entachée d'une erreur d'appréciation au regard des articles L. 612-8 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 octobre 2022, le préfet du Rhône conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

M. C a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 18 février 2022.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu :

- la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales ;

- le code du travail ;

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président de la formation de jugement a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme B,

- et les observations de Me Guillaume, pour M. C.

Considérant ce qui suit :

1. M. C, ressortissant guinéen né le 27 mai 1982, est entré en France le 26 septembre 2009 sous couvert d'un passeport revêtu d'un visa de long séjour mention " étudiant " renouvelé jusqu'au 29 septembre 2014. Par un arrêté en date du 3 février 2015, le préfet du Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour, lui a fait obligation de quitter le territoire français et a fixé le pays de destination. M. C a sollicité le 21 octobre 2020 la délivrance d'un titre de séjour. Une décision implicite de rejet est née du silence gardé par l'administration pendant plus de quatre mois. Par arrêté du 5 mai 2022, le préfet du Rhône a refusé de lui délivrer le titre demandé, l'a obligé à quitter le territoire dans le délai de quatre-vingt-dix jours, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de six mois et a fixé le pays de destination. M. C demande au tribunal d'annuler l'ensemble de ces décisions.

2. Les requêtes visées ci-dessus nos 2103767 et 2204090 présentent à juger les mêmes questions et ont fait l'objet d'une instruction commune. Il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.

Sur les conclusions à fin d'annulation de la décision implicite de rejet :

3. Lorsqu'un requérant conteste, dans les délais de recours, une décision implicite de rejet et une décision expresse de rejet intervenue postérieurement, ses conclusions doivent être regardées comme dirigées uniquement contre la seconde décision, qui s'est substituée à la première.

4. Ainsi, les conclusions et les moyens de la requête n° 2103767 dirigés contre la décision implicite de rejet née du silence gardé par l'administration sur la demande de titre de séjour présentée par M. C le 21 octobre 2020 doivent être regardés comme dirigés contre la décision du 5 mai 2022, qui s'y est substituée, par laquelle l'administration a expressément rejeté cette demande.

Sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté du préfet du Rhône du 5 mai 2022 :

En ce qui concerne le moyen commun à l'ensemble des décisions attaquées :

5. Les décisions attaquées ont été signées par Mme E D, directrice adjointe des migrations et de l'intégration, laquelle bénéficiait d'une délégation de la part du préfet du Rhône du 5 avril 2022, publiée au recueil des actes administratifs de la préfecture du Rhône du 8 avril suivant. Par suite, le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur des actes attaqués ne peut qu'être écarté.

En ce qui concerne la décision de refus de titre de séjour :

6. En premier lieu, d'une part, si le silence gardé par l'administration sur une demande de titre de séjour fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite présentée en application des dispositions de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, se substitue à la première décision. Il en résulte que la décision du 5 mai 2022 par laquelle le préfet du Rhône a expressément refusé de délivrer un titre de séjour à M. C ne peut être utilement contestée au motif que l'administration aurait méconnu les dispositions des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, en ne communiquant pas à l'intéressé les motifs de la décision implicite initialement née sur sa demande dans le délai d'un mois qu'elles impartissent.

7. D'autre part, la décision attaquée du 5 mai 2022 comporte l'énoncé des considérations de droit et de fait qui la fondent et est, par suite, suffisamment motivée.

8. En deuxième lieu, aux termes de l'article R. 432-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Devant la commission du titre de séjour, l'étranger fait valoir les motifs qu'il invoque à l'appui de sa demande d'octroi ou de renouvellement d'un titre de séjour. Un procès-verbal enregistrant ses explications est transmis au préfet avec l'avis motivé de la commission. L'avis de la commission est également communiqué à l'intéressé ". Il résulte de ces dispositions que l'avis motivé de la commission doit être transmis à l'intéressé et au préfet avant que ce dernier ne statue sur la demande dont il a été saisi. Une telle communication constitue une garantie instituée au profit de l'étranger qui doit connaître le sens et les motifs de l'avis de la commission avant que le préfet ne prenne sa décision.

9. Il ressort des pièces du dossier que le préfet a saisi la commission du titre de séjour, qui a rendu un avis défavorable sur la situation de M. C le 14 avril 2022. Il ressort également des pièces du dossier que par un courrier daté du même jour, le préfet du Rhône a transmis à l'intéressé cet avis. Contrairement à ce que soutient le requérant, la commission a régulièrement motivé son avis en indiquant précisément ses motifs. Par suite, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté.

10. En troisième lieu, il ressort des pièces du dossier que le préfet du Rhône a procédé à un examen complet de la situation du requérant avant l'édiction de la décision attaquée. En particulier, il ne ressort pas des pièces du dossier, et notamment du courrier d'accompagnement à une demande de titre de séjour en date du 21 octobre 2020, que M. C aurait sollicité un titre de séjour sur le fondement du 3° de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris à l'article L. 421-5 du même code. Par suite, le moyen tiré de l'erreur de droit doit être écarté.

11. En quatrième lieu, aux termes de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger qui n'entre pas dans les catégories prévues aux articles L. 423-1, L. 423-7, L. 423-14, L. 423-15, L. 423-21 et L. 423-22 ou dans celles qui ouvrent droit au regroupement familial, et qui dispose de liens personnels et familiaux en France tels que le refus d'autoriser son séjour porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée au regard des motifs du refus, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an, sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Les liens mentionnés au premier alinéa sont appréciés notamment au regard de leur intensité, de leur ancienneté et de leur stabilité, des conditions d'existence de l'étranger, de son insertion dans la société française ainsi que de la nature de ses liens avec sa famille restée dans son pays d'origine. / L'insertion de l'étranger dans la société française est évaluée en tenant compte notamment de sa connaissance des valeurs de la République. "

12. M. C fait valoir qu'il est entré régulièrement en France en septembre 2009, qu'il a bénéficié d'un titre de séjour en qualité d'étudiant jusqu'en 2014, qu'il justifie de liens sur le territoire français et de perspectives d'insertion professionnelle et qu'il a noué une relation avec une ressortissante française fin août 2020. Toutefois, il résulte des termes de la décision attaquée que M. C n'a pas exécuté la précédente mesure d'éloignement édictée à son encontre le 3 février 2015. Le requérant n'établit, ni même n'allègue, être dépourvu d'attaches privées et familiales dans son pays d'origine, où il a vécu jusqu'à l'âge de vingt-sept ans. Il est célibataire et sans charge de famille et ne justifie pas de l'ancienneté et de la stabilité de la relation avec une ressortissante française dont il se prévaut. Dans ces conditions, en dépit de ses efforts d'insertion professionnelle, il n'est pas fondé à soutenir que le refus de titre de séjour qui lui a été opposé porterait à son droit au respect de sa vie privée et familiale une atteinte disproportionnée aux buts en vue desquels cette décision a été prise et méconnaîtrait, ainsi, les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales.

13. En cinquième lieu, aux termes de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " L'étranger dont l'admission au séjour répond à des considérations humanitaires ou se justifie au regard des motifs exceptionnels qu'il fait valoir peut se voir délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " salarié ", " travailleur temporaire " ou " vie privée et familiale ", sans que soit opposable la condition prévue à l'article L. 412-1. / Lorsqu'elle envisage de refuser la demande d'admission exceptionnelle au séjour formée par un étranger qui justifie par tout moyen résider habituellement en France depuis plus de dix ans, l'autorité administrative est tenue de soumettre cette demande pour avis à la commission du titre de séjour prévue à l'article L. 432-14. / Les modalités d'application du présent article sont définies par décret en Conseil d'Etat. ".

14. Si M. C fait état de sa durée de présence en France, de sa relation amoureuse avec une ressortissante française et de la présence en France de sa sœur et de son frère, l'intéressé ne peut toutefois être regardé comme justifiant de circonstances humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des dispositions précitées. Par suite, le préfet du Rhône n'a pas méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant de délivrer à titre exceptionnel un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " à M. C. Par ailleurs, si le requérant soutient qu'il bénéficie d'une promesse d'embauche dans le domaine du marketing digital et qu'il a élaboré un projet d'économie solidaire et de développement durable qui a suscité l'intérêt du conseil présidentiel pour l'Afrique, ces éléments, compte tenu notamment de l'état d'avancement de son projet, ne peuvent être regardés comme conférant à M. C une expérience ou une qualification particulières devant conduire à une admission exceptionnelle au séjour au titre du travail sur le fondement des dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

15. En sixième lieu, ainsi qu'il a été dit précédemment, il ne ressort pas des pièces du dossier que M. C a présenté une demande de titre de séjour sur le fondement du 3° de l'article L. 313-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, repris à l'article L. 421-5 du même code. Par suite, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de ces dispositions.

16. En dernier lieu, compte tenu de ce qui précède, le préfet du Rhône n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation des conséquences d'un refus de titre de séjour sur la situation personnelle de M. C.

En ce qui concerne la décision obligeant M. C à quitter le territoire français :

17. En premier lieu, il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité de la décision de refus de titre de séjour à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision l'obligeant à quitter le territoire français.

18. En second lieu, le moyen tiré de la méconnaissance des stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales doit, en l'absence de tout élément particulier invoqué tenant à l'obligation de quitter le territoire français, être écarté pour les mêmes motifs que précédemment, s'agissant de la décision de refus de titre de séjour.

En ce qui concerne la décision fixant à quatre-vingt-dix jours le délai de départ volontaire :

19. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant à quatre-vingt-dix jours le délai de départ volontaire.

En ce qui concerne la décision fixant le pays de destination :

20. Il résulte de ce qui précède que M. C n'est pas fondé à exciper de l'illégalité des décisions lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français à l'appui de ses conclusions dirigées contre la décision fixant le pays de destination.

21. Il résulte de tout ce qui précède que M. C n'est pas fondé à demander l'annulation des décisions attaquées. Par suite, les conclusions à fin d'annulation présentées par M. C, ainsi que par voie de conséquence, ses conclusions à fin d'injonction sous astreinte et celles présentées sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 doivent être rejetées.

D E C I D E :

Article 1er : Les requêtes nos 2103767 et 2204090 de M. C sont rejetées.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A C et au préfet du Rhône.

Délibéré après l'audience du 29 novembre 2022, à laquelle siégeaient :

M. Drouet, président,

Mme Deniel, première conseillère,

M. Gilbertas, premier conseiller.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 13 décembre 2022.

La rapporteure,

C. B

Le président,

H. DrouetLa greffière,

C. Amouny

La République mande et ordonne au préfet du Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,

Une greffière,

Nos 2103767, 2204090

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